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(5) P/aIJ, /îg. 4 et 5. ■ . •
(б) Même P/.,yîg 3. a et (i, •
Modification* qu’il a subies.
semble ; elles sont garnies , dahs toute leur épaisseur, de
grands clous'de fer qui tiennent lieu de ■bande (1).
Tel est le -chariot dont se servent 'encore les habitants des villages de la Sardaigne ; cependant depuis quelque» années , et surtout depuis que l’on a commencé les travaux des routes, son usage commence à être moins commun ; il est restreint au service des campagnes , puisqu’il n’est plus permis de passer sur le chemin royal ; ni même d’entrer dans les deux villes principales , avec des chars à axe mobile et à- roues garnies de grands clous de fer. Cette mesure peut paraître un peu trop sévère, si l'on considère que la pauvreté du cultivateur l’empêche de se procurer promptement de nouveaux chariots, ou de faire aux anciens les changements nécessaires; elle est cependant la seule qui puisse amener un résultat essentiel pour la conservation des roules.
■ Jusqu’à présent les modifications les plus importantes; que ce chariot ait subies se réduisent à avoir l’axe fixe , et par conséquent les roues à trou cylindrique : celles-ci sont ou pleines selon l’ancienne méthode, ou- à rais."
Les premières , que les habitants dus campagnes affectionnent'particulièrement (2), n'ayant qu'un moyeu très peu épais , out l'inconvénient de se mouvoir à droite et à gauche en roulant , ce qui détériore l’essieu en peu de temps et gêne la marche du chariot. Les secondes so^it bien préférables, mais leur priti n’est pas à la portée de tous les laboureurs. • ,
(i) Même Ph^Jig 4-
(ej Les paysans sardes s’imaginent que les roues à rais sont moins convenables que Les roues pleines pour les terrains boucut ; -ils ne » font pas réflexion que plus la surface est grindc, plus if y a, de.
•- frottement , et que d’ailleurs leurs roues sont beaucoup plus lourdes
que les autres. ! '
CltAP. II. — CaARIOTS.
Le chariot sarde ressemble parfaitement au plaustrum s« comparai»»
^ ,V . ' avec 1« filaus -
des Romains , et peut être mêrtie à r*p«{«'aes Grecs. En trum.
. ' effet , il suffira , pour s’en convaincre , de jeter un coup d’œil sur les ouvrages des auteurs qui ont décrit le plaustrum et principalement sur celui de Sclicffer, De revehicularia. - ' ' . ■ • . - ;
Les roues pleines , formées de trois pièces de bois liées ensemble par deux traverses , et fixées à un axe mobile , par un trou carré, sont exactement conformes à celles que les Romains appelaient tympana (1);- elles étaient
presque toujours unies au plaustrum. * *.
Hinc radios triverc rôtis , hinc tympana plaustris. . "
( Vue., 'Geo/g. Il, v. 444.)
Le chevalier. Mamplli % dans sa très intéressante note (233) sur la Càrta de Logu, fait le rapprochement des chaVs de son pays avec l’«i et le plaustrum. Cet auteur cite, notamment Un passage de Jüle^Pollux (2), que je me contente par conséquent d'indiquer ici. La seule différence 'que j.e me permette .-de signalée entre l’opinion de M. Mamelliet celle de Scheffer est dans l’application du
' (1) Fucru/it autem relie apud vetercs. non ejusdem omnes gencris, dliœ simpliciores , elaboratiores alite. Simpliciorcs erant factce simplicibus labulis, ncque radios habebant ullos ; Latini tympana vocabant. • .
Hitbes hic (parlantde la roue figurée page (099) pritnum axemplan'c quadmtum , quem circumagi cum rota utique nccr.sse est. Deinde circum axtm canlhum ferrtum, qup axi jungitur. Dccœtqro tympanum est plénum, e tribus labulis conjunctum, asscribus transversis firmatàm. Ncc modiolus in co ullus, quod notandum... atque tympanis hujusmodi instrùcta rustica pleraque véhicula ' futre. ( ScnRrrER , p. 1099, in-Polen\ Suppkm. ant. priée, et rom. Fenttiis , 1,939, tom. -V.) , . / , " \
(a) Polujx , Onomast. , lib. 1, c. 14. ■
402 I.rVHB V. — AGHKCLT0KE.
mot scala. Lu premier s’en sert pour désigner l échelle . 'triangulaire de notre figure 4 , avec d’autant plas de raison quecette pièce conserve encore le même nom; tandis que le second , qui ne connaissait pas le chariot sarde , paraît entendre par le mot scala la pièce c, si l’on en jugo ; par l’explication qu’il donne (1).
Sou mage. Ce chariot sert à tous les travaux des agriculteurs: quand ils veulent transporter de la paille , de la terre , ou tout autre objet qui a besoin d’être contenu , ils placent contre l’intérieur des parois une espèce de natte haute de deux ou trois pieds , assez longue pour se croiser vers les deux extrémités ; elle forme comme un grand panier, auquel le plancher du chariot sert de fond. Cette natte, qu’on nomme cerda (peut-être par corruption du latin cemeré), est ordinairement faite avèc des bouts d’osier ou d’halime cousus ensemble ; elle së roule et se déroule comme une pièce de toile , et occupe par conséquent Un fort j>etit espace lorsqu’elle n’eSt pas déployée.
Au reste, ce chariot n’est pas particulier à là Sardaigne. on le trouve dans quelques provinces de l’Espagne et en Calabre (2); je crois même l’avoir vu dans une partie de la Hongrie ; mais je ne pourrais l'affirmer, n’ayant point habité ce pays en observateur.
• Cette voiture marche assez difficilement; le frottement
de l’essieu produit un bruit souvent perçant et très dés-
O) Poyez. dans Scnirrxi, p. i4oi , fig. représentant nn plaustnm avec ses tympanq, et sur lequel est chargé an grand sac.
(?) Si ma mémoire ne me trompe pas, il me semble qn’en Calabre le chariot a l’axe fixe et des rones pleines à. trou cylindrique. Je crois du moins me rappeler que tels étaient les chariots des environs de Maida, deNicastoo et de Monte-Leone, où je me trouvais en 1807, à l’escorte d’un convoi militaire de plusieurs voitures,