‹ Voyage en Sardaigne (volume 2)Chapitre 144 sur 193 · CUAP. III. — INCENDIES DES FORÊTS. ' V · texte numérisé non relu

CUAP. III. — INCENDIES DES FORÊTS. ' V

moins , et tout bétail qu’on y trouverait devrait être confiqué pour la première fois , et abattu sans pitié en cas .de récidive. Ce que je propose paraîtra barbare à quelques jlersonnes , mais il faut que les paysans sardes apprennent à connaître la valeur réelle des dégâts de ces incendies , qui sont toujours plus nombreux, et qui augmentent dans une proportion bien supérieure au renouvellement naturel des bois.

Le revenu des forêts consiste principalement dans le droit que paient les porchers pour y amener leurs nombreux troupeaux pendant la saison des glands-; il ne laisse pas,' d’être considérable pour les grands propriétaires ; mais il ne saurait être rnis en parallèle avec celui que produirait une exploitation sage et bien entendue des bois de construction. '•

D’après les essais faits récemment dans les forêts de Dois de cou* Scan o et de San-Leonardo , où l’on a abattu quelques mil-* rucl,OD’ licrS.d’àrbres, on a reconnu que le chêne de Sardaigne' réunit au plus haut degré toutes les qualités nécessaires pour les constructions natales. La plupart des pièces <jui résultèrent de cette coupe furent transportées à Toulon . pour le service des chantiers de là France. ' ' - •

U faut espérer qu’on ne s’en, tiendra pas à- ces essais, ot qu’en les appliquant sut une plus grande échelle , on saura désormais éviter un dégât inexcusable; it importe extrêmement de conserver les forêts quand mème on voudrait se borner au seul produit du gland , qui , dans cette île, est de la plus grande conséquence.

On a fait en' Sardaigne divers essais sur la culture de plusieurs plantes des pays chauds : suivant le témoignage du visitateur Carillo, celle de l’indigo semble avoir réussi autrefois.

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