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avons déjà-parlé, oij lui fai» aussi tourner, en cortifîits ehdroits, une espèce dfe moulin hydraulique d’origine mauresque, connu eh Espagne sous le nom de noria,, et t*n Sardaigne' sous celui de molînu deacqua. Il n’est jamais employé au charroi , ni meme à transporter des fardeaux, excepté dans la ville de Sassari, où On le charge de deux barriques d’eau;, il est ainsi le principal pdur,vdyenr de’eette substance de première nécessité , de sorte que, selon l’expression du père Cetti; « les Services qu’il « rend à son pays n’ont pas moins d’importance que n’en « a l’eau qu’if procure dans les lieux où elle est indispen- •« Sable...,.' L’eau n’entre dans les habitations que par le «, secours de forces vivantes; l’àne sarde est en partie « destiné à ce service ;i| a succédé aux anciens aqueduegj « comme il lésa peut-être précédés. Le besoih qu’on a de « cet animal et le soin qu’on donne à sa multiplication « proviennent précisément de la rareté des eaux cou- . « i antes (IJ. k ■ * -•• ?*•>.
Cet animal est répandu" dans l’île autant que son office est plus pu moins, nécessaire; il abonde par Conséquent dans une grande partie de la Sardaigne, et’ n’eSt plus -rare que dans les lieux pburvus de moulins a eau. On peut dire par conséquent que la plupart des ménages ont leur mohtnti, et souvent- deux : ceux-ci, pour remplir, leurs
(l) I suoi servipi al paese natale sorlo important! , quanta i importable l elr.mentn de/litcqua, la quale ësso pravethe ilov’î indispensabile.. . L ' àotpia non entra ne.lt abilatn se non trasportetta roi socoar.so di patenze animale. -A questo servipio r deputatu iii parte Tasinello; es.so i sutreduto a pli anttebi actpnedolli rame forse pli avevit preceduti. Il mappinr usb périt de.lt usina p ta sua mnltiplicazinne pmvenpo/ut dalla scar.sezza ilelle arque corrtnti. ( Cütti , Quadrirpedi di Surtlepna.y y py'et encore pour l’âne saule* , MimApt, toin. Il , p. 554 ; et^VAl.ESï, p 67-1)8.
fonctions de meuniers (ï)? ont accès dans fmtérièur de» habitations -, voilà pourquoi on a dit qu’en Sardaigae chaque famille a son baudet, qui Un fait pour ainsi dire par désintégrante, sans qu’on -ait voulu donner à ees. pa- . rôles une signification offensante. Les ânes, hors de leurs ‘ fonctions, n’ont ni écurie ni abri ,i(g couchent à ciel ouvert ; dans la plupart dés village», ils paissent en troupe sous la garde d’un ânier, qui les réunit à des heures fiée»avcc nn cornet à bouquin , on avec une grosse coquille du^genrc des buccins , ’ '
$i , comme la plupart des autres quadrupèdes de l’île, le bœuf y a subi une diminution datas la taille , ü compense té défaut par une vivacité et une Torce de jarret re- Itaarquablesi aussi les étrangers 'qui viennent’ de la Lombardie en Sardaigrfp sont vivement frappés de la différence des' animaux de labour des deux pays, taon seulement dans ht taille,- les formes et la longueur de$ cornes , mais surtout dans l’allure. Ici, ce ne sont' pas ces énormes eu- t , ' losses'dont le pas lent et pénible est à peine accéléré par l’aiguillon , ce sont des animaux fougueux et agiles , que la nécessité dé contenir forte à conduire par les rênes , pt qui souvent, aitelés aux voipires^ rendent lés mêmes service» que tes chevaux de trajjt. ‘
Le boeuf sarde a beaucoup d’analogie avec celui de l 'Italie méridionale et dç la Hongrie (2). Souvent ses corne.-#atteîgnent une grandeur extraordinaire, et c’est'
- une des beautés de' l’espèce aussi , ‘de tous les- taureaux introduits dans l’île pour rfeiever la race , ceux de la Sicile
(ijlraduction. littérale de molcrtti.
• (a) J’ai vu, dans la belle collection d’antiquités égyptiennes apportée jadis i Paris par M. Passalacqua , une tète de bœuf tirée d’uu .tombeau , et dont les corues offrent beaucoup d’analogie avec celles’ • du bo-uf de Sardaigne. - ' . - .
• : chap. yfp, bobuïs. iAf
sont les seuls dont les paysans fassent quelque cas. Celte ' espèce , qui est plus rapprochée de celle de la Sardaigne sous plusieurs rapports , et qui est déjà habituée à un climat analogue , paraît effectivement la plus propre à fournir aux Sardes les taureaux de monte! -
r Quels que soient, au reste , les soins qu'on se donne à cet égard , les résullatsen seront à peu près nuis tant que la négligence pour le bétail sera la même. On lui donne rarement un asile couvert pendant la nuit et 1a mauvaise saison; on ne lui procure pas non plus une nourriture uniforme et régulière pondant toute l’année. Or^ si l’on continue à laisser les troupeaux en pleine campagne, exposés à toutes les intempéries de l’air, libres de se' gorger d'herbes pendant quelques mois , et privés de nourriture dès que la sé- .chercsse commence , on ne peut espérer d’améliorer leur race. ;, ' ' * ^ . ’
Les vaches , dont le plus grand nombre est, pour ainsi dire, abandonné en pleine campagne par troupeaux de plusieurs centaines (1) , sont exposées aux mêmes inconvé- ,nients. Par conséquent elles peuvent à peine allaiter leurs .veaux t et tout le lait que dix d’entre elles peuvent donner n’équivaut pâs àree qu’en fournirait une seule dé la Suisse oli de la Haute-Lombardie : étonnante stérilité > qui n’en'est pas moins réelle , mais qui doit plutôt être attribuée à l’insouciance et a l’incurie de l’homme qu’à un défaut de la nature! . • - „ . . '
» Le lait de vache est principalement employé, dans la plus grande partie de l’îlc, à faire des fromages. Dans deux bu trois cantons seulement , et entre autres dans le A/arghine , on en Extrait le beurre qui se consomme dans les villes ; les fromages de vache les plus estimés
' * s(t) Do particulier possède souvent des troupeaux de trois cents vache» Ou veaux, sans pour cela passer pour riche. *
Brébu et r, tous,' •
sont ceux de S india , de Macomer et d’Oschui ; avéc un
, peu de soin , on pourrait cij faire de très bons en plusieurs endroits. • .’
Le travail des ehamps , fait exolüsivemeht par les bœufs, n’est pas cependant le seul service auquel on les eraplpie ; dans plusieurs cantons de l’intérieur de l’île, et surtout dans les environs de;. Macomer, de Bonorva et de Monte- Leone, où les chemins ont jusqu’à présent été impraticables, on se sert du bœuf comme bête de somme et comme monture , de préférence au cheval (1 ) on lui met un bât fait exprès pouf lui , et il est forcé de porter une forte charge de bois ou de blé, indépendamment de son conducteur. • *
Celui-ci , perché souvent sur le haut de la charge, dirige l’animal par le moyen d'une Corde passée autour de l’oreille. J’ai vu , en sortant du village de Macomer, un enfant qui , monté ainsi sur un bœuf de belle taillé, chassait devant lui une vingtaine de juments. iu- Jjes brebis et les moutons ne sont pas mieux soignés , que le gros bétail. Les troupeaux , bien plus remarquables par' leur nombre que par la qualité de leur laine et par leurs produits, en laitage,, restent constamment exposés aqx injures de l’air. *•
La brebis sarde n’à rien qui la distingue de celle des autres pays, si ce n’est sai dégénération. Les fromages qu’on fait de son lait, et qui sont d’une grande ressource pour l-ilc, ne donnent un produit considérable qu’à cause de la grande quantité de ces animaux (I). Quant à la
(l) C’est far suite de la persuasion où l’on est que le pas du bœuf est plus sûr que celui du cheval et de toift autre animal dans les ■descentes. V oye: un paysan monté’ surun bœuf. (PL Iï; ,/îjr- e-> (a) Le prçduit tend à diminuer tou» les jour», ce qui au reste n’est pas un grand mal , puisque le nombre des pâtres diminue dans