CHAP. I. — THONS
son» capturés alla toujours en décroissant à mesure que ces tonnares étrangères étaient rétablies.
Des recherches sur la marche des thons, basées sur ^ de nombreuses et de bonnes observations , présenteraient de 1 interet, non. seulement a l 'administrateur, mais encore au naturaliste , je me contente de les signaler comme un travail à entreprendre ; je fais cependant observer que le mouvement actuel de ces poissons étant progressif, comme le démontre clairement la liste ci-dessus, et comme j’en ai été convaincu l’année dernière, 1838, pendant mon séjour à la tonnara de Flumentorgiu (1) , je crois que les grandes variations signalées ci-dessus dans leurs passages tiennent à des causes bien différentes de celles qui ont été indiquées.
La’pëche des anchois et des sardines est presque uni- Anci»i.el »r. quement exploitée par des étrangers , et principalement par des Génois et des Siciliens. Elle ne rapporte à la Sardaigne qu’un très léger profit, qui se réduit au droit de pêche et de mouillage perçu pour l’état, et à la consommation des denrées faite par les pêcheurs. Cette pêche est très lucrative.
La troisième grande pêche est celle du corail. A l’ex- con.ii ception de quelques habitants de l’île de San-Pietro et d’Alghero qui y prennent part, elle est aussi entièrement exploitée par des Génois et des Siciliens. L’état perçoit un droit sur cette pêche.
Les coraux sont abondants et d’une très belle qualité. A la fin de chaque campagne, ils sont transportés à Gênes ou à Livourne pour y être façonnés.
(i) J’ai va donner la liberté 1 un millier de thon* qu’on tenait déjà dans le* filets, pour n’avoir pas les moyens de les préparer, ou parce qu’on ne s’était pas attendu à uue aussi grande abondance
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Cnncam. Les bas-fonds de la Sardaigne, surtout depuis l’île de l’Asipara jusqu’à la Madalena, et ceux de San-Pietro et de Sant-Antioco , fournissent la pinne-marine en assez grande quantité. La gnacara qu’on en tire est Glée à Cagliari , où j'en ai vu une quantité suffisante pour en fabriquer des châles et des chapeaux ; des gants faits de cette substance sont assez communs dans l’île.