CH AP.. ÏH — ROUTE , ROYALE. - * A
pas de mon ressort; je me permettrai cependant de faire
observer qu’on uc pouvait pas laisser sans communication avec Jes deux premières villes de la Sardaigne celle d’Oristano , qui est si bien placée. Ap reste, si l’on met à exécution le nouveau projet de poursuivre la route dite de l’Ogliastra jusque dans la Gallura, en une direction parallèle -à la route royale , il en résultera deux grandes roufes longitudinales au lieu d’une purement centrale , et • certes le pays n’y perdra pas ; car, par le moyen de courtes ' routes transversales ; on pourra facilement mettFe toutes. •’ les populations de l’île en communication entre elles et aveç'les principaux points de fa côte, , • • •
, Les routes provinciales commencées depuis l’achève- Kon*«ï«»inment rie la route royale sont : l°i celle qui part de cettè ■ 1
dernière après lé second pont de Monastir, et qui arrive* jusqu’à Serri, en- passant par Senorbi , Suelli et Mandas ; . elle est .déjà battue- et assez fréquentée, mais elle le sera bien davantage lorsqu’on l’aura prolongée au nord vers • -
'■ Laconi, et à l’est vers Lanusei et Tortoli : sa longueur ; '
actuelle est de 30,000 mètres; 2°. Celle d’Algbero a.Cabu- • *
Abbas , près de Torralba , où elle rpjoint la.route royale :
elle est presque entièrement achevée sür uu ospacq de plys .' ’
de 27,000 -mètres ; 3°. celle de Rosa à Macomer, en pas- ' sant par Suni et par Sindih : l’espace compris entre 13osa et Suni est entièrement achevé et livré au charroi depuis - deux ans. *.'*." . . (»„ .
Le -projet de» celle qui conduit dlglésias à la route* royale , près de là cantonnière de SestU est sur le point ’ d etre mis à éxecution ; peut-être l’est-il même au moment • où ces lignes s’impriihent (1). • G . •*
. ; ■ani i . .
. (i) La petitesse de l’échelle de la cârte dé l’atlas joint à ce vo-
• lunie , et le désir de.lnr oonserver de la clarté, m’ont interdit d’y insérer une quantité de routes c’est pourqnoi je me surs limité à *
.Ponts.
•iWi X.IVRK VI; ?*— c INDUSTRIE BT COMMERCE.
Lesroules provinciales de Tempîo, d’Ozicri . de Nuoro, d’Orosei, etc.,. etc. , seront entreprises successivement: ainsi, on peut dire que, daus le cours de quelques années , la Sardaigne verra s’accomplir la mesure la plus utile et la plus importante qu’on ait entreprise dans cette île de^ puis la, domination .romaine, qui l’avait également cqivverte de routes (1)1 • *
Nous venons de voir que si le besoin de routes tracées dans le sens des intérêts des populations et selon Jes connaissances actuelles , s’est fait setitir jusqu’à présent en Sardaigne , le gouvernement actuel ne .néglige rien pour y satisfaire, autant qne l’état financier du pays peut le permettre : il -en résulté cependant quo plusieurs des travaux projetés- nè pouvant être tous mis à exécution que dans Jp tours de quelques années, plusieurs populations nfe peuvent espérer de jouir de sitôt des avantages qui ont été accordés à des cantons plus heureusement placés qu’elles , quoique ta contribution des ponts et routes pèse également gur toutes les communes de l’île. Il serait juste que les besoins les plu» impérieux des populations dont il s’agit fussent pris' en considération par l’autorité,, et. parmi c‘es besoins celui d’avoir quelques ponts indispensables doit être signalé de préférence.
•Ibes provinces de Gallura et d’Ogliastra réclament à bon droit la construction de quelques ponts , dont lë manque total les prive durant l’hivet des communications avec les
Indiquer dans cette petite carte les routes acheveee Ou Commencées pai le corps des ponts et routes; c<dle d’iglésias t'y trouve également. < • • ■ ■ " *'
(i) Nous donnerons unecarte.de la Sardaigne ancienne, avCc tes routes, dans la eecohcke partie de cet ouvrage, qui traite deè antiquités, et qui paraîtra', hous osons l’espérer, dans, lé 'courant de Panoéc., *»’'■• . • " " * •
. . . « * CH4PI* tu. — PONTS. !
autres provihçes de l’Ue : la route de S.lssari-à Terftpio est souvent interrompue pendant plusieurs jours par" l’impossibilité de passer à gué Ib. fleuve de Coghinas, sur lequel il n’existe aucun pont. L’Ogliastra ne communique avec Cagliafi, pendant la mauvaise saison ,' que par ' le pont de îfurri , sur le Flumendôsa, èt'.ée pont , le .seul' que ce fleuve possède, tbmbe en ruine; les autres chemins qui aboutissent à cette province sont rendus impraticables par le’ Flumendôsa et le Flumineddu . Depuis que le pont de San-Giargifrc st tombé-, les communications directes entre Sd$sari et Alghero Sofit souvent interrompue»; il en est de même de celles des habitants d’Orosei et de Posada(L)avec la rive gauche de leurs rivières respectives; • on peut dire erifin , qu’outre l’inconvénient grave d'interrompre souvent et pendant plusieurs jours les commun!- ' , • . citions de provinces entièreà entre elles et avec la capitale, le défaut de ponts est la cause d’une perte annuelle de plus; de cent personnes ,, qu’un besoin1 pressant ou l'imprudence fait aventurer dans Tes passages périlleux des torrents et des rivières .de la. Sardaigne. : de pareils besoins sont trop pressants et trop gravés pour que j’omette de les signaler. . *,•
Depuis que les travaux de la route" royale ont cessé, le Personnel, personnel des popts et 'routes de Sardaigne a été considéblement rédtiit pour éviter un surcroît inutile de dépense.
Voici sa composition actuelle t ’
(1.) Rien ne tn’a paru plus déplorable que de voir pendant L’hiver, et même une grande partie du printemps , les femmes de ces deux villages, revenant tout èn sueur du travail des, champs, ou de faire du liais, traverser à pied eus rivières, dont les eaux conservent' souvent une hauteur de plus d’un- mètre ; la sauté des habitants et la . décence demandent impérieusement que l’on pourvoie ; l'une manière quelconque à nn semblable état de ch osés. .
4dH- LIVRE vis — INDUSTRIE ET COMMERCE.
L'ingénieur chef du service de Sardaigne , directeur du
"district de Cagliari (1)/. .'.... î . . 1
Ingénieurs ‘de deuxième classe. . ... ...\. i . î . S. •’
Adjudants de première classe J .
Adjudants de deuxième classe 4 ,•
Assistants de deuxième classe? . .' Si
Assistants de troisième classe ..... •••••',. 1
•' • ’ Total . .' '. . . . 15s.
» Le service est divisé par districts ^dirigés par lestngér Rieurs;. ces districts sont an nombre de qifatre , savoir t Cagliari , Sassari, Orktgnoet Macomer.
Ry a en outre un corps de cantonniers qui sbnf répartis le long des nouvelles routes; plusieurs d’entre otix sont établis avec leurs familles dans des maisons de refuge (rase di riçovero) ou cantonnières , quj furent bâties au bord de ces routes lorsque la- distance 'qu'elles parcourent entre un pays et un autre fut jugée trop grande. Ce corps ■ de cantonniers avait été organisé dès l’ouverture de la route royale, 'et il avait repdu de grands services, non seulement sous le rapport de son entretien {2) , mais encore sous celui de la commodité et de la sûreté des voya-
■ . fV ..
(i) Quoique depuis quelqtfcs auuéCs le corps royal des ponts et chaussées des.états .sardes ait subi une réorganisation, et soit dfvcnu seulement corps civil , on a donné au directeur actuel da.servicc de nie de Sardaigne, ;M. JVloliiiali , un grade supérieur dans
l’armée. .
1 (aj Lqs dégâts dés routes, plus encore qife ceux d’autre nature , sont- facilement réparés t êt à peu.de frais, si on s'çn occupe dès .qu’ils commencent ; le moindre retard a leur réparation ep accroît («.difficulté et la dépense, en raison du temps écoulé j un cantonnier pla’cé sur les lieux, et anquel on 'a assigné un espace raisonnable dy route à entretenir, pourra toujours prévenir de grands dégâts par de petites réparations faites à propos.
. ' • •• CHAP. Ht. — bANTOSi!U«RS. * v 4G!t .
• geurs-, -qui frouvaifeijt dans les cantounièrcs do quoise rafraîchir et même un refuge po.Hr la nuit , et en cas de
' màuvîüs.tempsou' d’accident y mais ces services ne furent t
véritablement appréciés qu’à la’ suppression momenl^néé qui fq( faite des cantonniers par' un' esprit d’économie mal entendue , sous lequel se cachait malheureusement unçiguorre.'de personnes; ils viennent d’ëtrç rétablis d«j* #
‘puis quelques mois , mais ils ne sont pas assez nombreux , t ot le mal que leur suppression a fait . relativement à l’en- " • tretien et à, la copimodité des routes ne sera réparé qu’avec le tèmps. * . .
On a profité, du séjour prolongé des ingénieurs dans Étoit* n>j l’île pour établir deux écoles de mathématiques élémen- lle“,Ul taire», l’ùneaü cap méridional, l’autre au cap septentrio-
• nal : on y instruisait les jeunes gens pour les mettre erf. état • •
d’aider les ingénieurs des ponts et chaussées ; l’étude dudessin, de, l'architecture, de la géométrie descriptive et ,
des' diverses applications‘de,ces. sciences au service auquel Pir destinait les élèves, a été. suivie conjointement avec celle des mathématiques -pures.
Ces écoles , ouvertes pendant lasuspension ,de$ travaux , furcnCdiri^ées par les ingénieurs' eux-mêmes; elle? eurent le résultat le plus heureux -pour l’îje, ear, à l'exception «les officiers d’artillerie indigènes, qui , pendant le séjour * . *
.,de la tour dans l’îlè .mirent à profiteurs premières études ' pour acquérir des connaissances nouvelles et, pour instruire leurs compatriotes, les Sardes lie connaissaient des mathématiques, que les premières propositions d’Euclide , • • ’ enseignées dans les deux universités' avec le cours ordi- . naire de philosophie. ’ • ; . . -, '
Par le moyen de cé§ écojes , qui furent suivie!» avec
, zèle , le qorps des ponts el routes dé l’ile se pourvut (lç bons assistants nationaux; plusieurs d’entre eux passèrent -