‹ Voyage en Sardaigne (volume 2)Chapitre 26 sur 193 · CH AP. IV. •*— ESPAGNOLS · texte numérisé non relu

CH AP. IV. •*— ESPAGNOLS

Ce prince, malgré les occupations immenses que lui don- oumuv liait le gouvernement de ses vastes possessions., n’oublia pas l’île de Sardaigne.

En 1519, les cortès du royaume furent assemblées sous «.u.

la présidence du vice-roi Villeneuve; différente? grâces

furent alors accordées par le monarque. Le gain de la fameuse bataille de Pavie ayant accru le pouvoir de Charles- Quint, on vit alors se former contre ce prince une ligue

qui prit le litre de sainte, et à la tête de laquelle se trou- i.**u« dit» u vail le pape Clément VU. L’escadre des confédérés, dcs-

lir]-

tinée à la conquête de Naples , aborda en Corse et de là passa en Sardaigne, où elle débarqua des troupes et mil le siège devant Castel-Aragonese , maintenant Castel- Sardo(l). f

Ce coup de main ne produisit pas l’effet qu’on s’était Onini ™i fore*

proposé : une tempête affreuse obligea la flotte de se réfu- d»c»<»i-sn^gicr à Hic de l'Asinara, tandis que les assiégés ayant IIC“’’

reçu des secours et fait plusieurs sorties avantageuses ,

Orsini , qui commandait les troupes de terre , fut forcé de renoncer à son entreprise. . ‘ ,

Ce général nbtint ensuite quelques succès : il s'empara de Sorso , qu’il mit au pillage , et fit éprouver le même ' sort à Sassari. Mais, assiégé à son tour par ces mêmes ha- il «i uu» [»■ bitants de la ville qui avaient fui à son approche , il fut lr> réduit à la dernière extrémité et ne dut son salut qu'à la générosité des Sassarais et aux bons offices de l'amiral Ooria. • - , * ■ . •

(i) Cette petite ville, si tuée sur le caftai appelé le Bocche <h Bonifaccio, qui sépare la Sardaigne de h Corse, est bâtie sur un pocher escarpé et presque isolé. C'était alors uno fortéresse importante. Avant l'époque dont nous parlons, elle avait le nom dn C nstel-Genovese , qui fut changé en celui de CastrJ-4 napone.ie Celui qu'elle porte aujourd’hui est probablement indépendant de tout changement politique. *

iüs , i535.

à Cagliari, où il

sepbrirt.

La peste qui. en 1528, fit tant de ravages en Italie .

Troùitae pe,u- n’épargna Pas la Sardaigne, qu’elle désola pendant l’espace l5a8- de deux années : elle paraît y avoir été apportée par les troupes venues du royaume de Naples.

Charles V or- Mouley-Assan , roi de Tunis , ayant , en 1 535 , imploré Sîüo^TOnucTu. l’assistance de l’empereur pour rentrer en possession de ses états, usurpés par le redoutable Barberouse, Charles, qui depuis l’essai qu’il avait fait de ses talents pour la guerre dans sa dernière campagne de Hongrie, était devenu fort avide de réputation militaire , résolut de faire une expédition en - Afrique, et voulut la commander en personne (1).

il réunit u flou* C’est alors que la ville de Cagliari vit la plus puissante et la plus brillante armée navale se former dans son magnifique port, indiqué pour le rendez-vous général. Pendant les dix jours que- l’empereur séjourna dans la capitale de l’ïle, il reçut les députations des différentes parties du royaume, venues de tout côté pour le complimenter et apporter des provisions immenses pour toute l’armée. Une grande partie de la noblesse sarde voulut, eh outre, prendre part à cette expédition, dont les résultats sont connus. .... . ;

Les auteurs de l’Histoire de Sardaigne nous apprennent qu’çu 15-40 les récolte? ayant entièrement manqué, il en résulta une mortalité générale dans le bétail , et une famine dont le récit ne peut se lire sans frémir. En 1551 , Ale.ppiit , évêque de Sassari , se distingua au concile de Trente ^ ceux de Cagliari et de Bosa y assistèrent également. ....

A l’abdication de Charles-Quint , en 1555 , la Sardaigne Philippe ii resta unie à l’Espagne, et par conséquent échut à Phi-

moule sur le tr6- «• Tl ^ . , , . , .

ne d'Fspeg uc. lippe 11. 1. est du régné de ce prince que date la construc-

’ ( r) llist. dr Charles P, par Rob«rtSoi< , année i556. • *

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