ÇHAP. Y. — MAISON DE SAVOIE
et le duc de Genevois, qui fut alors nommé vicorqi , ca- .
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pitaine-général du royaume.
Dans la même année, on eut la douleur de perdre à Mort «lu jeun.-
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Cagliari le prince Charles-Emmanuel , âgé de cinq ans , pD,i. . seul enfant mâle du duc d’Aoste, et par conséquent
l’unique espoir de la branche régnante.
Le roi elle due d’Aoste ne purent rentrer dans leur ancienne capitale , quoique les vœux de tous leurs sujets lés y appelassent et que les Austro-Russes en eussent fait la conquête en leur nom. Ils furent condamnés à la voir rentrer, quelque temps après, sous la domination .de la France, victorieuse à Marengo. Qui aurait le courage de retracer ici les dégoûts et les malheurs auxquels ces princes ' .
en butté aux poursuites de leurs ennemis, et jouets des promesses de leurs amis, furent successivement exposés |
Fatigué de la vie errante et inquiète que les chances de ta guerre l’obligeaient à mener dans la Péninsule , et veuf, en 1802 , d’une épouse qui avait fait sa principale consolation (1), Charles-Emmanuel abdiqua' la couronne de.Cbirl» Kmm»
.. .. r , . , « nuel abdique.
Sardaigne et renonça a ses prétentions sur ses étals du i8o*.
continent en faveur de son frère le duc d’Aoste, qui régna sous le nom de Victor-Emmanuel.
En 1802, Sassari perdit aussi Son gouverneur, le comte Mortdu«»nide Maurienne , qui fut emporté par une maladie violente, ‘
le 22 octobre. Ce prince, le dernier de la famille royalè, était alors dans la trente-sixième année de son âge. Les regrets et les pleurs l'accompagnèrent au tombeau.
Après avoir renoncé au trône, Charles-Emmanuel se relira à Rome, où il passa paisiblement le. reste de sa vh* dans lès exercices, de piété. Affligé', pendant ses demières années , de la perte totale de la vue , ce priqce , réduit à lu
(i) Marie-Clotilde de Bourbon ■ soeur de l’infortuné Louis XVI; elle léourut à Naples , en odeur de sainteté, le 7 mars iRoa.
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vicrot compagnie du seul écuyer qui l'eût suivi à travers tant de !•'. v;r;ss;l[1(|(,s mourut dans la maison conventuelle, des jé- •. suites, en 1819. /.
Retour .lu nii Victor-Emmanuel , que l'espoir de regagner son ancien ' Tse6. patrimoine retenait en Italie , fut forcé , en 1 806, de quitter le royaume de Naples, qui tomba au pouvoir des Français. Il se disposa donc à retourner en, Sardaigne , «ïi il aborda le 17 fëvrier 1806. Rentré dans une île que sa position et l'amitié de l'Angleterre rassuraient contre un coup de main, il pensa cependant à la mettre dans .le meilleur état do défense possible.
Ce mqnarque y aurait régné tranquillement et aurait pu tourner ses soins vers def occupations paisibles telles que l’administration de la justice, l’encouragement de l'agriculture , etc., etc., Si %les entreprises des corsaires barbaresquès n'eussent de temps en temps compromis la sûreté . et la santé des habitants des côtes. Plusieurs combats eurent lieu entre ces infidèles et les galères sardes, qui se ' couvrirent de gloire. Ce fut alors , et par les soins du duc
. de GiMtèvois , que se termina l’affaire du rachat des Sardes, captifs desBorbaresques depuis la descente de ces derniers , dans Pile de Saint-Pierre, dont ils avaient enlevé la plus grandi* partie des habitants.
Tout occupé des moyens de prévenir ces désordres , et craignant toujours une attaque des Français, Victor- Emmanuel s'occupa principalement de l'entretien et de l'augmentation de sa marine militaire, et de l’organisation d’une milice nationale. Au milieu de ces soins, auxqbels ■ le portait plus particulièrement son caractère, il ne ces- * > * sait de se flatter d’un- prompt ’ retour en Piémont, lors
même que cet événement paraissait improbable, ou du u r..i p.ri pour moins fort éloigne. Enfin; -en 18J4 , un mémorable retour inm. 1*'< de fortune ayant conduit dans Paris l’Europe coalisée, Victor-Emmanuel laissa le gouvernement de la Sardaigne