‹ Voyage en Sardaigne (volume 2)Chapitre 53 sur 193 · I.1YRE II · texte numérisé non relu

I.1YRE II

DESCRIPTION PIIY9IQUK.

no saurait être attribut à d’autre cause qu’à la grande' disproportion de la température entre le jour et la nuit; ' tous ceux qui ont du parcourir la Sardaigne pendant . 1 époque en question ont pu reconnaître comment une ”, journée d’une chaleur accablante et sèche est souvent sui»' vio d une nuit très froide, accompagnée d’une rosée si abondante qu elle traverse les habits les plus épais, et que la terre paraît arrosée par une forte pluie.

Au reste , il résulte du récit des voyageurs dans les pays • chauds que le danger de tomber malade est toujours plus grand à mesure qu’on- Approche de l’équateur, et qu’il doit être en grande partie attribué à la grande différence entre la température du jour et celle de la nuit , d’où vient que 1 on voit en général les peuples indigène» se couvrir • davantage dans lar meme proportion, le dessèchement des marais et 1 écoulement des eaux stagnantes seraient sans doute d un grand avantage pour la Sardaigne , mais •S serait indispensable que les grandes plaines incultes fussent cultivées et qu’on y plantât une quantité d’arbres et d arbrisseaux : par ce moyen, la température de la surface de la terre serait abaissée, et les principes végétauxanimanx , en filtrant avec l'eau à travers le sol , seraient absorbés par les plantes memes , et ne s’exhaleraient pas dans l'atmosphère comme ils le font aujourd’hui. -• i

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V v.; CHAPITRE IV.

Règne minéral. ’ / «

Nb voulant pas anticiper sur la description géologique de l.iSardaignc, que nous nous réservons de traiter à part, .

• nous allons donner ici des détails sommaires sur le gise- •.

■ment des roches de cette île, sur celui des métaux et des autres Substances 'minérales. •'

• ' Gn trouve principalement le granit dans la grande Ghniu. masse centrale, dont il forme pour ainsi dire le noyau.; il se montre à découvert en plusieurs endroits, soit au pied des montagnes elles-mêmes, soit sur quelques sommités, où il perce à travers les roches qui lui' sont superposées.

Les granits les plus beaux sont ceux de Gallura et surtout'de Tempio , de Terranova et du monte Nieddu; ils' se font remarquer par la grosseur des cristaux de feldspath rose et incarnai et par la blancheur du quartz qu’ils “ *• ' * renferment. Ce granit pept rivaliser avec celui d’Egypto; > ■ on en trouve d’assez semblable à celui dé Baveno dans les montagnes des Sept-F rères ; enfin , il en existe de gris • dans les monts de Bono, de Nùoro, dé l’Asinara, de la .

Nurr^, etc., etc. Plusieurs de ces granits, et principale- •

ment ceux de l'Ogliastra , renferment des couches subor- - •* données et même des filons de grûnstein , de syénite , de . porphyre et de qttaru. • ,

, On peut distinguer deux portes de porphyres en Sar- nature., daigne : 1?. celui qui a à peu près les élément du granit, , avec lequel il semble se. lier quelquefois et qu’il traverse presque toujours eu manière de filon ; il est ordinairement

144 UVRfi II. — DESCRIPTION PHYSIQUE, rouge; 2". celui qui appartient aux terrains de trachyte : sa base est ordinairement une eurite violacée ; il contient souvent du feldspath vitreux et du mica bronzé. Ce poi> phyre est en masse ou en espèces de coulées; il n’esl presque jamais' en filon, et se lie avec la rétinile. ■

Le schiste , mais-principalemcnt le-schiste micacé, jeue un grand rôle dans les principales montagnes de l'ile; il recouvre souvent le granit en guise de manteçu {c’est ce que j’ai remarqué fort distinctement dans les montagnes de Genpargentu) * et |>asse insensiblement au schiste talqueux et même 911 phillade. • ‘

On trouve du schiste tégulaire en plusieurs endroits , mais jusqu’à présent on n’en a tiré auçtfn parti*, sàuf celui delà Nurri^, près' du cap Negretto, dont on a entrepris l’exploitation il y a quelques années :• cette carrière est presque abandonnée aujourd'hui. • - .

Plusieurs schistes sont très carbures et contiennent de l’anthracite î tels sont ceux de Silanus, de Pauli-Gerrei ,

de llalau, de Vjdla-Puzzu , etc,; ou bien ils passent à la grauwacke , dont j’ai recueilli de très beaux, échantillons, surtout près de Balaü , à Domus-Novas et ailleurs*

Les calcaires Ips plus aaeiens de l’JTe paraissent devoir c|fe rapportés aux différentes époejuesdes terrains de transition : tels sont les marbres saccharoides deNughedu, près d’0?icri , de Perdasterri , de Teulada , du château de Samughea, dit de Médusa, du château de Chirra et de Mandas et de Silanus (1). Ces marbres, quoique d-un beau grain ,

(i) l,es marbres de Silanncont eu jadis un-commencement' d'exploitation; elle a fini par la mort des ouvriers qui avaient étéa’éfablir dans le villagc.de ce nom ; le baritiglio de Mandas vient d’éprouver le meme sort depuis la perte récente du digne et respectable reqletn- Cessa , qui l’avait fait travailler -avec succès pour l'ornement de son égKaé paroissiale ; maintenant, cette carrièiC n’est plus exploitée quç pour la (lierre à chaux,, ou potir le ptfyé je Mandas

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