CHAI*. IV. — MARBRE
ont cependant le défaut d’être souvent traversés par des fissures qui vont en plusieurs sens et empêchent de les employer en grosses masses.
A Corr-e-Boi, à Silana près de Dorgali, et en d’autres localités, j’ai vu d’assez beau cipollino verdâtre.
Dans le territoire de Flumini-Maggiore , on voit un marbre noir avec des orthocères et des encrines ; il serait employé avec avantage pour Tes meubles. Dans les environs d’Iglésias, se trouve un calcaire plus compacte que ceux indiqués ci-dessus ; il paraît appartenir aussi aux terrains de transition. Les calcaires secondaires, qui sont assez développés , ne donnent pas beaucoup de marbres ; on peut compter parmi eux quelques bancs de marbre noir de lïle de Sant-Antioco , près Canai , où le terrain semble appartenir au calcaire à hippuri tes ; la plus grande partie de ce terrain secondaire paraît devoir être rapportée au terrain jurassique supérieur et à celufde la craie; en plusieurs endroits , il est surperposé à une mince couche de lignite, et passe, dans sa partie inférieure, au calcaire magnésien. Tels sont les grands plateaux de l’Arcidano et de Sadali, et les lambeaux de Tonara, du Tessili d’Aritzo, la Perda Liana , et en général tous les monts calcaires de l’Ogliastra. On voit encore la dolomie, sous les grandes masses calcaires de Baonei (1), de Mont-Alvo, de Tavolara et de Capo-Figari, dont la partie supérieure peut être rangée parmi les calcaires à dicérates et à hippurites ; on peut regarder encore comme analogue à ces derniers la montagne calcaire du Capo délia Caccia, ainsi que le monte d’Oglia, le monte Aivaru de la Nurra , éfifin les terrains catcaires de l’île de Sânt-Antioco et du monte Zari , qui est en face; Le grand et remarquable plateau
\i) A monte Santo de Baonei, à Orosci et dans les montagnes de la Narra, ver» Algliero, ce calcaire prend une structure oolitique.
de monte Cardiga , vers la côte orientale, est formé en partie de calcaires à nummulites.
Il existe ensuite dans la partie centrale une longue bande calcaire tertiaire, qui se rapporte presque entièrement à la formation dite du terrain tertiaire supérieur, qu'on retrouve dans la France méridionale, dans l'Italie centrale et inférieure , en Sicile , à Malte, en Corse , aux îles Baléares et en Afrique ; le sol des villes de Cagliari et de Sassari , ainsi que celui des villages de Tiesi, de Sorso, d’Isili , de Mandas , appartiennent à cbtte classe de terrain. .
Traciiite* Les terrains de trachyte occupent le centre et surtout l’occident de la Sardaigne : les plus remarquables sont les îles de San-Pietro et de Sant-Antioco , qui en sont presque entièrement formées. Les montagnes du Marghine , celles de Bosa à Alghero , et une partie de celles de l'Anglona et de Castelsardo , doivent être rangées dans cette catégorie.
PhonoUthM Les montagrffes coniques d’Osilo et de Monastir, mais surtout ces dernières, riches en plusieurs substances zéolitiques, paraissent devoir être distinguées des précé- . dentes -, elles appartiennent probablement au groupe des phonoiithes.
B.uitr, Les basaltes se trouvent quelquefois en grandes nappes fracturées , souvent interrompues par des coupures verticales et sans indication de cratère^ ; en quelques lieux ils forment des colonnades verticales de prismes d’une -certaine régularité , en d’autres ils se présentent en dikes ou murs verticaux formés d’une quantité de prismes entassés les uns sur les autres; on les dirait des murs cyclopéens sur une petite échelle : tels sont les dikes qui traversent en plusieurs sens les montagnes de Y jércuentu au S. -O. d’Oristano. Il y en a encore près de Bosa.
Vola» jncin». On voit aussi de grandes coulées de basanite avec des restes de cratères : les plus remarquables .sont ceux de Santu-Lussurgiu , de Cuÿlien, et ceux du monte Sauccu