CHAP. IV. — JASPES
Les jaspes abondent dans les terrains de tracliyte et de jalp« domite de la Sardaigne ; on en trouve des blocs même considérables à L’île de San-Pietro, dans les environs de Scanu et de Cuglieri , près de Bosa , à Itiri , à Martis, à Osilo, on en voit de différentes couleurs ; les plus communs sont les rouges pourprés et les jaunes; il y en a ».v même de rubanés qui sont fort beaux.
Le silex-agate est aussi très commun dans ces lùêmes Api» *t >»■ terrains ou à leur limite ; les plus remarquables sont les belles calcédoines de la Speranza , près d’Algliero ,el celles de Masuilas; j’en ai vu qui avaient jusqu'à six couches de différentes nuances entre le blanc parfait et le brun foncé, et qui étaient très propres pour le travail des grands camées; bien souvent la calcédoine passe à la sardoine ou à la cornaline. J’ai vu, près de, Bosa et de Cuglieri , des blocs de cette dernière plus gros que la tête; on trouve du quartz-améthiste dans les géodes de calcédoine de la Speranza et de Masullas ; on en trouve des cristaux isolés et assez volumineux près de Pitinnuri, de Samugheo, d’Osilo et de Martis.
Dans cette dernière localité,, on trouve en abondance le silex pyromaque en filon dans le tufa ponceux,, ou en couche à la partie inférieure du terrain tertiaire-, c’est le seul endroit de l’île où l’on exploite et où l’on taille les pierres à feu ; on en voit souvent avec de brillantes couleurs d’un rose vif et tachetées de noir, qui surpassent en éclat les pierre d’Hoberstein.
La pierre volcanique celluleuse est celle que les Sardes emploient de préférence pour la confection de leurs petites meules; on la tire ordinairement des plateaux de basante qui couronnent et couvrent les terrains tertiaires.
Les principales carrières de ces pierres à moülin sont à Bari , à Orosei . à Nurri, à Serri , à Gesturi , à Sanlu-Lussurgiu , toutes les localités où' se Voient des restes d’an-.
Silex
pjrroaiaque
Pierrr volcaliqu*.
f 60 LIVRK II. DESCRIPTION PHYSIQUE.
. ciens cratères et de coulées interrompues par les vallées actuelles. On se sert du porphyre trachytique pour les ' grandes meules des moulins à eau ; les basanites ne servent que pour les meules à ânes et celles à bras , dont nous parlerons dans le courant de cet ouvrage.
^M»riirc« Nous avons déjà dit que les marbres ne sont pas nonr breux ni bien remarquables; nous citerons pourtant une • . brèche très brillante qu’on trouve dans les environs d’iglésias, lieu dit Terra-Segada, et près de Gonnesa. J’ai encore observé dans la même province , surtout près de Perdagius , des fragments de -très beaux marbres rouges et jaunes roulés dans le ruisseau , et provenant indubitablement des montagnes calcaires voisines , qui se trouvent au contact de différentes roches plutoniques.
Gypwj. On ne trouve de gypse en Sardaigne que dans deux localités voisines l’unc de l’autre : la plus importante est au Dordrouest d’Alghero , près de la pointe dite le Gessierc. Ce gypse est d’assez bonne qualité , mais il est coloré de rouge ; on n’en trouve guère de tout-à-fait blanc. La • seconde localité est dans les colliqes de la Nurra, au sud . d une montagne dite Sanla-Giusta : ces deux carrières de
** gypse appartiennent au terrain secondaire supérieur.
• ait»u*. L’albâtre le plus beau, pour la variété de ses veines et de ses couleurs , est celui de Bonaria , près de Cagliari , où l’on voit une espèce de lumachellc d’un effet agréable à la vue ; on trouve encore de l’albâtre dans l’ Arcidano , à Laconir à Tonara et dans la magnifique vallée de Tacquisfl/w.-pres de L'anusei , ce dernier est encore formé de nos jours par les dépôts continuels du torrent qui traverse cette vallée ; j’en ai vu d’une épaisseur considérable ; on voit enfin de l’albâtre dans toutes les grandes grottes, dont je ne citerai ici que celles de Porto-Conte d’Alghero, de Domus-Novas et de Monte-Maggiore de Tiesr.
Tuf taicai'rr. Le tuf calcaire «les environs de Laconi est très propre
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