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fi) Cette inscription, grayée sur l'airain , est ainsi conçue : Tiber. Scmpmnii Gracchi tqnsulis ihqicrin apspiçioque., legin exercUusqjic P. 'P . Snrdiniam subcgil. fti en provincia , hiUtium eœsa nul capta supra nctoginta iiu/lia. Pcp» feHcissijne gesta, atquc1 liheratis hectignlibus restitutis, tjptrcitdm salvlpn nique . incolument, plenifsimum prrrdn, domum rrpnrtnbit . itèrent trium- * P haut mm brin Itnmarn reiiit. Cujus rci rrgn hnne tabulant dnrium Joei dédit. (Tit.-Liv. lih. i», cap. j8.)' ' :‘”
20 i.tvRiri. — aperçu historique. >
totalement- dépourvue de vêtements. Le consul avilit, en conséquence , ordonné que 9es troupes seraient habillées par les habitants y mais ceux-ci ayant, en secret, envoyé des députés à Rome pour implorer d’être délivrés d’une charge ’ à laquelle ils ne pouvaient suffire (1), en avaient obtenu l’exemption ,'re qui mettait le consul et l’aimée dans un .Hahiiiemruu grand embarras. Mais Caïus Gracchus fils de celui qui
«loptict KUt. li.V- . • - , 1 1
avait vaincu les bardes quelques années auparavant, étant . dans lHe en qualité de questeur d'Orestes, obtint de hon ‘ ■ ' . grp , et en. simple considération de ses vertus (2), que les
insulaires fourniraient cè qu’ils avaient refusé par obligation (a). '
Pbiiippc. prs- L. Philippins. lieutenant de S.vHa , fut nommé préteur
Mu «1 ii pftrta de . ^ ‘
Sjriu, 8»av^j.. en Sardaigne : il fit la guerre a Q. Antpnius, qui y était établi par Marius en cette qualité, et qu’il tua de sa propre main. * •• • ' • ;
m. aiîus E»i- \f. Atlus Malbus, aïeul maternel d’Auguste, fut égale-
l.iu, prrtmr, (« •-* ' O i
«T. a.-c., eg3 ment préteur en Sardaigne. , C’est en son honneur qii’on .frappa la médaille ayant pour revers Sartliu pater, la seule dont l’origine sarde ne soit pas Contestée (4)i
. (1) Je ferai remarquer que les insulaires qui étaient obligés Je faire eçtte fourniture étaient te» Sardes agricoles , les mêinrs qui vufoyaientdéjà tant dc.blé à Rome, et qui, d’un autre coté, étaient , en butte aux rapines des montagnards : ceux-ci, toujours indépendants , ne roulaient et ne pouvaient rien donner. • . •
(a) PlUtaique, in Vita T. et C. Graccfri. ; Fasa, De r cl/pt sar- . dois,’ p. 5o. y estes in Sardiriia imperalœ non dantur , sponte
dantur, ' • . •
(3] C’est te fameux Ca'ius Graccbus, qui, après la mort tragique . de son frère Tiliérius , fit tant de bruit à Rome par sa grande popularité , et que ce même peuple laissa ensuite massacrer sous ses propres y eux. Exemple frappant du peu de cas que l’on doit faire de1 l’appui de la multitude. Il fut tué l’an de Rome üôi .
(4} y oyez page a, note 4- Celle du cheval est clairement reconnue pour appartenir à la ville de Cyme en Eolide , et n’a rien de com- ' lira» avec la Sardaigne. ,
Digitiz
. . Cil Al'. U. 1 — -ROM A TNS. . 21
• , Q.' Tullius , frère de Cicéron , fut , dit-on-, anssr on Quinttu,' Crcr« Sardaigne en qualité de prêteur. Je ne crois pas pouvoir .1*
adopter cette' opinion, .et je pense que son arrivée dansC’^|8d'P' • celte île n’eut d'autré but que la simple mission d’acheter , des grains. Il n’en est pas moins vrai qu’il séjourna quelque temps à Olbia, comme on le voil par les lettres de son frère l’orateur. • (....>• , \
.Marcus Seaurus fut prêteur de Sardaigne l’an de M.Sauru»,53 Rome 701 : il paraît què son administration laissa beau- j* fi ” ' Coup à, désirer. ( Voyez les précieux fragments de Cicé* ron publiés par MM. Mai et Peyron.) • ; .
Les habitants de Sulcis , en Sardaigne, ayant accueilli dans leur port la flotte de Nasidius , qui était du parti de Pompée et lui ayant en outre fourni des vivres et des secours, Çésar, revenu vainqueur d'Afrique , s'arrêta un instant à Karalis , passa ensuite à Sulcis : après avoir con- dàr vient s fisqué et vendu les biens d’one partie de ses habitants, il Jm'H' sui'ir* força les autres à payer une contribution de cent mille j.Vîu r'*C ’ sesterces', et à donner chaque, année la huitième partie de t leurs revenus, au lieu de la- dîme, qui était la taxe ordinaire. (l). : , ’ ’ " *•
Jusqu'au dénouement de la grande lutte "qui se ter- F» d» u n^u, mina par l’établissement de l'empire, aucun fait de quel-LI'|U* ' que importance ne se. passa en Sardaigne- L'agriculture continuait à y fleurir, et à mesure que la civilisation fai- sait des progrès dans la partie, intérieure du pays , les
(1) Hif rebut gestis (C/esar), id. jup. Vlicœ classent eonscendit , ■>.
et pOst dieni III Carales in Snrdminm pe/venil. Ilti Suicitanot . . qui Nasidium ejusque classent receperani , copUsquf juvertmt /•
H. S. ccntum miltibus mulctat ,•« pro ((retirais octavas1 pendere jubé/, bonaque ■ paucorum vendidit, et ante tliem III. kal. quinett nave t eonscendit ; et a Caratibus secundum terrant provectus . nd urbem Romani vcnit. (Passa, De bcllo nfricano , >1:111 , p. 5 19,
«lit de Lemaire, 1819). 1
. •• • montagnards s'habituaient au gouvernement des Romains; il paraît même qu’avec le temps, ils adoptèrent presque tous le langage et les mœurs du peuple dominateur (1)» j. if. et Égjp- Sous le règne: de Tibère , tJn exila en Sardaigne quatre
mille Juif? et égyptiens (2) t mais nous ne pouvons savoir au juste quel canton ils habitèrent. Il paraît que, sous le •même empereur, la Sardaigne eut un préteur particulier,
. • et que le gouvernement en fut séparé de celui de la Corse,
. tjui jusqu’alors n’avait formé avec elle qu’une même province. Quelques auteurs pensent que ces deux îles ne furent séparées que quatre-vingt dix-neuf ans plus tard, sous le règne d'Adrien (3). v
3t8.iej.-c. Depüis ce temps jusqu’au règne de- Constantin et de G&lérius, il ne Sp passa aucun fait, en Sardaigne, qui soit digne ,d attention. Cette île , ainsi que la Sicile et la Corse, fut annexée aux provinces d’Afrique , selon quelques auteurs ; selon d’autres , elle ne cessa pas d’appartenir à l’Italie ; je n’aborderai pas ici la discussion de cette . question , je me bornerai à dire que la Sardaigne suivit • toutes les phases politiques de ces provinces jusqu’à l’arrivée des Vandales, sous Genséric.
(i) Selon toute apparence, les montagnards de Jlle, qui conservèrent le plus long-temps l'ancien langage , furent aussi les derniers • .' à perdre l’idiome romain qu’ils avaient adopté, du moins on grande
partie : c’est précisément dans la contrée jadis habitée par ces ' . peuples que’la langue latine est parlée, encore de nos jours, dans presque toute sa. pureté. • .
- (j) Actum, et de vu rit œgypliis judaicisque pellendis : fac-
turnque palrum consultum ut quatuor niillia libertini generis , ea *. Superstitions infecta, queis idonca ætas, in insulam Sardiniam veherentur, coeixendis itlic lalrociniis , et, si t>b propitatem cœliin- • Unissent ; vile damnum , cceleri cederent Italiâ , msi certain ante
' dient profanas rilus exuissent. (Tacit. Annal, lib. Il, 86.)
• (3) Voyez Hist. de Corse de Gismasks , édit. de Paris, -1774 , , .P- 78. ' ’ . . V