PI. VU
LIVItB 111. — POPULATION.
dont bien souvont on ne voit. que les yeux; elles portent
. • ordinairement un jupon rouge à petits plis, garni d’un bord blanc ; elles marchent bien souvent les pieds nus(l).
Il nous reste à parler de deux modes d’habillements de femme que nous sommes tenté d’envisager comme très anciens , et que pour cette raison nous avons placé en tête de la série des costumes de femme de la planche III.
Femmes Jé Celui du n* 1 représente une femme du village de Baonei dans l’Ogliastra, dont nous parlerons dans le chapitre suivant , article pain de glands. Quoique le costume en question ne soit pas même plus général dans le pays, il n’en est pas moins porté encore par plusieurs personnes, surtout par celles d’un certain âge ; leur jupon consiste en un seul coupon de drap, qu’elles entortillent autour de leur ceinture et qu’elles fixent sur le côté par le moyeu d’une grosse épingle , et -souvent par une cheville de bois ; elles ont une espèce de corset un peu évasé sur le devant ; leurs cheveux sont enfermés dans une hourse en maille , et elles portent sur la tète une petite pièce d’étoffe rouge , souvent d’écarlate , bordée d’un ruban bleu.
Pommes H’ A- Celles qui habitent les contrées montueuscs d’Aritzo et de Tonara portent un grand capuchon en drap , d’une forme très remarquable : il leur couvre en même temps la tête, les épaules , une grande partie dos reins , toute la • poitrine, et il ne laisse voir que le visage par le moyen
d’une échancrure ovale. Cependant la jupe de ces femmes est tellement étroite et serrée quelle gêne leur marche ,
' .au point que cet habillement serait assez indécent, si la' grossièreté de l’étoffe dont il est fait n’empêchait la jupe de s’adapter exactement aux formes du corps (2).
(i)Pl. III , jfig. i3 dès femmes, (a) PI. III , fig a des femmes.
CIIAP. IV. COSTUMES DES FEMMBS. 235
Celles de Nuoro, représentées au n° 14 de la même Fcmiiui planche, n’ont rien de remarquable que la couleur et la grossièreté de leur jupon gris, lait de laine blanche et noire, sans teinture -, elles portent une espèce de casaque rouge ; leur -tète est enveloppée avec beaucoup de grâce par un mouchoir de lin blanc (1).
Les femmes de plusieurs cavalieri qui habitent les vil- Femme» lages no se distinguent de celles de la classe inférieure que par la qualité de l’étoffe de leurs habillements : ceuxci sont presque toujours en soie noire , et portent souvent les marques évidentes d’un long service. -
Les dames des autres classes , ainsi que celles qui ha- d»d>«- . bitent les villes , sont en général habillées comme celles de tous les autres pays de l’Europe. L’usage des modes françaises a prévalu presque partout, et a remplacé chez elles # la mante ou cappa espagnole, qui ne se rencontre guère que chez les dévotes. •• (
Los jeunes dames semblent vouloir adopter 1 cpezzotto ou mezaro blanc des Génoises-, elles font dans ce cas preuve de bon goût, car il n’est, à, mon avis, aucun costume qui réunisse en même temps autant de simplicité- - v et d’élégance que le pezzotto des dames génoises.
(i) PL III ,/ig. 5 «les femmes.
• • Ç »* , i.ik .’ J .