CHAP. X. — - FIGUIER DINDE
nom de Jico morisco, fournit également à la subsistance des pauvres pendant tout le mois de septembre.
La cuisine de la classe aisée tient le milieu entre l’espagnole et l'italienne ; on aime à couvrir la table d'un grand nombre de plats , et surtout de viandes. Les Sardes sont en général très friands de poisson et de gibier : ils peuvent aisément satisfaire ce goût, puisque les marchés des villes, et surtout de la capitale , en sont toujours très bien fournis.
Les plaisirs de la table sont, comme nous l'avons dit , ceux auxquels les Sardes s’adonnent de préférence : l’arrivée d’un étranger, une fête , le moindre événement heureux dans une famille, une belle journée d’hiver, sont autant d'occasions que l’on saisit avec empressement pour faire une plus grosse dépense en bonne chère.
Rarement , en sortant de table , les Sardes sont pris de vin ; mais , soit par la qualité des aliments, assez difficiles à la digestion, soit par l’effet du climat, il est assez rare qu’ils ne se reposent pas après dîné ; plusieurs même se mettent tout-à-fait au lit.