Perdalian^e BIgh
Ttrwhraitêlm Sow.
X» fmnttmim Sow
7*. wnlM Mglu
ilAifwcSoweUo d’Orb.
Rapprochemenli On voit par ce tableau, que les fossiles du 'Monte
el dUUoctioDf. J ' • . I . J I .
ittroru font, en quelque sorte, un passage graduel entre les espèces comprises dans les groupes de l’ouest et celles de l'est; et que, si la Lima Hector, le Peclen disciformù, VOtlrea obliqua et la Terebraiula omithoceplMla se rencontrent particulièrement tl’un côté , la Terebraiula sardoa est caractéristique des terrains de l'autre ; tandis que la Naiica parUienica, la Ceroniya striata, le Pecten Lens, YOslrea Perdalianae, la Terebraiula punctata cl enfin la Rhyncbonella coneinna, sont des espèces qui forment la transition, entre la faune de l’oucsrel celle de l’est.
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rOSBILBS MW MFFtaENTR ^AOBS. 171
Le curieux caraclère, que présente le calcaire du ’•
Aivaru, justifie pleinement cette bande de côulenr bleuclair, que nous avons tracée dans notre planche II *,
6g. 3", et qui part de ces mêmes régions occidentales, pour aller s’unir dans la direction O 40*’ Sj||grec le grand dépbt du groupe oolitique oriental. Il paraîtrait, au reste, qife le grès violacé de la partie occidentale de l’Ile , représenté par ceux de Porlicciuolo , du Monte Caporone , et de la base des monts Doglia ,■ Santa fliusta et duvirti. pourrait prendre place entre les dépèls de l'oolite inférieure et ceux de l’oolite moyenne; il se rapporterait à certains grès et à certains puddingues qui se trouvent dans une position analogue dap^ les Alpes du Piémont et même dans l’Apennin; au lieu que le grand dépèt des puddingues quartzeux et du grès à lignite des groupes de l’est, représenté par ceux de Laeoni, de Tonara et de la Perdaliana, formeraient une division marquée entre l'étage de l’oolite moyenne et celui de l’oolite supérieure. Tout cela annoncerait des* perturbations, qui auraient suspendu la dépositioh tranquille des uialériaux composants les trois étages de cette puissante formation secondaire.
Remarquons bien: t® que le Pecien Lacasei Haim. et le P. discifonnit Schbl. , dont nous avons signalé la présence an Monte- Zari , ont été rencontrés à l’tle de Majorca par H. Haime (1), dans le Lias supérieur, auquel se rattachent également d’antres fossiles de nos terrains de l’ouest, tels que le Pentaermus vutgaris, le Pentaermus basaltiformis, ainsi que la Rhynchonella tetraedra\ 3° que la Nerinea VoUû, la Natka pktanensis, la Pteroperna costaia, et la Theeosmilia gregaria sont caractéristiques de la gra’nde oolite; 3» en6n, que les PhoUtdolomges et autres
(t) Noticf sur la Gtoh^it de l'tle Majorca ^ par M. Haime. But- Ittin de la qéologi^ue de France ^ tome XII, page 734 et
suivaDtos.
Conclusion.
179 CH&F. HT. ~ TBMAUrS JUEAftSIOOBS.
fossiles dp la Pmlaliana donnent déjà au dépôt, qui les renferme, une lendancc à passer à VOxford-Clay.
Nous -devons conclure de ces observations, que tous ces terrains, envisagés dans leur ensemble, représentent les dépôts compris entre le lias supérieur et la grande üolile. Tandis que, en les prenant séparément, ils peuvent être ainsi classés; ceux du Monte Zart et d'Alghero, dans l’oolitc inférieure; le calcaire de S. Giorgio (1) et du Monte Aivarii, dans i’oolite moyenne; et les bgnes calrareo - magnésiens de iMconi et de la Perdaliana, dans l'oolite supérieure. Il est curieux de voir que l'ordre, dans lequel se Irouvcnt ces trois étages, est également l’ordre topographique qu’ils conservent .entre eux, à partir de l’ouest de l’Ile, pour aller vers l’est.
(I) Noos noua aliatenona de nommer In Monte Timidone , qni ne nous a pas fourni assez de donnera paléonlolagiquçs pour le placer dans un élage plutôt que dans l’autre; nqus croyons cependant qu’il doit figurer de prrfcrcnce qvcc les monts Doglia, Géra, S. Giorgio et Aiearu; car le calcaire dont il se compose, se rapproche davantage de celui de ces localités’ et il paraît reposer egalement sur le grès couleur lie-de-vin nu violacé, qni semble former la limite entre les deux étages, -inférieur et moyen. , >
• l^moK T0l>06B«PHi«(ie. .
ns
CEIAPITRE V.
Terrains crélacês.
Les terrains qui vont tigurer dans ce chapitre , jouent Pofiliim un certain rôle dans la constitution géologique de la Sardaigne; mais ils ont cela de remarquable, qu'ils ne se rencontrent, pour ainsi dire, que sur les flancs de l'ile, comme on peut le voir, soit . dans notre carte géolo^ gique jointe à ce volume, soit dans la figure 4 de la planche 11 m.
Cette observation nous t'ait- penser qu'à l'époque , à la- tAmilrn quelle la mer de la période crétacée déposait ces terrains, * ils s’adaptaient sur les bords existants et que la Sardaigne avait déjà pris alors peu-à-peu sa forme actuelle ; c’est-à-dire, que ses limites orientales et occidentales étaient déjà, à quelque chose près, celles qui existent aujourd’hui. Or, comme le grand mouvement du sol dans le sens N-S, que cette Ne, ainsi que la Corse, paraissent avoir subi , postérieurement à la formation des dépôts crétacés, ne pourrait être- celui qui déterfUina ces limites, nous pouvons en conclure, que la première ébauche de la Sardaigne dans le sens allongé, qui lui est propre aujourd’hui, remonte à une période antérieure à celle qui est fixée pour l’origine Ju tefrain . crétacé.
Comme dans le coloris de notre carte géologique nous DivUmii
avons adopté une seule teinte pour désigner les ter “ créUré.
rains de cette époque, que nous avons rencontrés dans l’tle; et comme, dans notre collection de roches sardes, nous les avons placés dans une seule catégorie, distinguée par la lettre E, nous réunirons aussi dans un seul
Cülctirc ilo S, Anüoco,
«le M-ttoitroxa.
174 CHAP. V. — T8UAIM CBÉfACto.-
chapitre tout ce qui a rapport à ces terrains; ils y formeront cependant trois groupes distincts: le groupe occidental du sud, le groupe occidental do nord, et le groupe oriental.
Groupe crétacé occidental, du sud.
Au SE de la presqu’île de S. Aniioco, en face de la petite chaîne jurassique du Monte Zari, dont nous avons fait mention dans le chapitre précédent, on rencontre un lambeau de terrain calcaire, entouré de trois côtés par des roches trachytiqnes de deux périodes dilTérentes, dont cette presqu'île est presque uniquement formée. La partie la plus méridionale de ce calcaire est celle que l’on rencontre dans le territoire de Canot, au pied du M. Arbu, qui se compose de roche trachylique et de conglomérat. C’est un calcaire marneux et un peu schisteux, à cassure esquilleuse; il se rapproche' de la pierre lithographique et il est de couleur jaunâtre E 1 . Cette roche passe à un grès quartzeux ferrifère, un peu lustré, légèrement crislallin, teint d’un beau jaune vif par de l’hydrate de fer E i. A mesure que l’on s’éloigne de la roche trachy tique, le calcaire reprend son état ordinaire; d’abord,' c’esl un calcaire d’un rouge violacé, compacte et ferrifère, prenant une structure presque oolilique, à grains fins £ 3; puis il passe au* caléaire compacte siliceux, légèrement teint de rose £ l; enfin, il perd cette dernière teinte et il conserve une couleur uniforme et plus générale, d’un blanc jaunâtre; il devient alors tout-à-fait compacte £ 5, c’est-à-dife, il ne présente ‘plus de traces d’altération.
Cette dernière variété forme la^majeure partie du terrain calcaire de l’Ile de S. Aniioco; les fossiles y sont assez rares; et ce n’est que dans une région dite Mala- Jroia, en suivant un sentier qui borde la mer vers l’est, que nous sommes enfin parvenus à nous procurer quel- (|ues échantillons de la roche, eù des fossiles à peine
HÉCWN »B PBUA8 BB.POOII.
visibles étaient incrustés dans la pierre, et avaient été mis en saillie par la -décomposition de sa surface E 6. Ce sont des Rudistes et des Nérinéer, comme on le voit par la note suivante.
Hippurites comumccinum Bron. — Radioliles sp. — Caprolina sp. — Nerinea acidangula Mgh., pl. F. fig. I. — Acteonella lards d’Orb. — Naulilus sp. — Ciitaris sp.
Les bancs de la roche qui contient ces fossiles, de la côte de Maladroxa, ont à-peu-près leur direction dans le sens N-S, qui est également celle des calcaires du Monte Zari, placé en face, de l'autre côté du golfe de Palmas. En d'autres points cependant, et surtout dans le voisinage du Monte Arbu, où l'action du trachyte amphibolique sur ce calcaire s’est faite sentir à une époque postérieure au mouvement du sol. dans lé sens N-S, la direction du calcaire nous a paru être celle E-0, ou à-peu-près. Cette seconde direction n’a, au reste, rien qui nous surprenne, puisque nous avons cru reconnaître deux époques distinctes dans l’apparition des roches trachyliques différentes, que l’on rencontré dans cette presqu'île. La direction du calcaire, dans le sens N-S, se rattacherait, selon nous, à un mouvement général du sol sarde, qui coïncide avec l’émission des grandes masses du trachyte ancien ; l’autre serait' un accident purement local, dû à l’apparition du trqchyte amphibolique, dont s'est formé le Monte Arbu; elle daterait d’une époque un peu plus récente.
En suivant le 'sentier qui court tout le long do la c6te orientale de celte même presqu’île, lorsqu’on vient de Maladoxa; et en tournant ensuite à l’ouest vers l'intérieur,^ on arrive à un lieu, dit Perdus de Fogu (pierres à feu], où l’on peut facilement suivre la jonction du calcaire avec une espèce de doléritc trachytique, que nous plaçons dans les trachyles les plus récents. Au point de contact -des deux roches, on voit paraître des veines, ou dés liions, de quarlx résinile blanchâtre et brun, qui ont fait donner à la région le nom de Pierres q feu. Au reste,
Fuisilcf.
nirortinn dr« banc* raliairet.
Rdgian de i*erUm de Fogn.
CHAT. V. — TBM^ntrCaAtMtf».
connue tout prè» de là égaleipeul le trachyle
ancien , nous ne sauriont^ft]^ libus décider à altribuer de préférence à l’apparilion décrite roche, la présence du quarlz résinite en question ntpporlcr son origine
à riniluencc des Irachyles 'pHur récents; c’est pourquoi nous conserverons , dans notre eataiogoe des ruches sardes, ce quarlz dans ,1a catégorie des trachyles anciens, où il porte le n° b 32.'
umiit.iicaifairr . jj nous Testerait à faire mention d’un lambeau du cal-
livié.
Caire de l'ile S. Anlioco, qui, dans un lieu yoisin de la région de Perdas de Fogu, se trouve isolé et enclave dans la roche éruptive; mais nous nous réservons d’en faire mention dans le chapitre XIV, où il est représenté par la ligure 105.
Quoique l’Ilc de S. Pielro, qui' se trouve au nord de celle de S. Anliœo, soit uniquement formée d’un Irachyte ancien, qui fera l’objet de notre chapitre XII, on y rencontre la roche calcaire , non pas en place , mais à l’étal de galets. Ceux-ci recouvrent le sol d’une localité particulière, dans le territoire dit t Peecelli; à une distance d’un demi mille de la côte et’ à une élévation approximative de 20 mètres au-dessus du niveau de la mer. i,iur uiurc. Ccs galels sont arrondis; ils ont en moyenne 30 centimètres d’épaisseur; ils se composent tous d’un calcaire compacte, ayant l’apparence d’un calcaire crétacé, plutôt que silurien et même jurassique; il est niiodilié. Quelques-uns d’entre eux conservent encore ‘des serpules, et d’autres corps marins, incrustés et adhérents à leur surface, ce qui prouve qu'ils ont séjourné dans la mer; mais ce qa’il y a de remarquable , c’est que celle surface parait avoir été altérée et que celle altération se perd graduellenient de la circonférence au-cenlre de chaque pièce; ce qui parait annoncer que la • modification a été faite lorsque le calcaife était déjà passé à l’état de galet, i.fur uriBinr .,Noua a’avons pas rencontré des fossiles déterminables ' " datif . ref cailloux calcaires, mais par l’aspect de la pierre.
et
^ CALBT8 PBOBABLEHBNT CBBTACÉS. 171'
nous serions lentes de croire que dans l’origine elle faisait partie d’un lambeau du mAme terrain crétacé, que nous venons de signaler dans l'Ile de S. Anlioeo ,et qui probablement existait aussi sur l’emplacement occupé aujourd'hui par les Irachytcs de l’Ile de S. Pierre. L’échantillon.d’un de ces galets , qui ligure dans notre collection avec le n“£8, parait avoir pris une teinte brun clair, peut-être due à la modification opérée par le contact de la roche trachytique sur le galet, au sein même de la mer. Nous avons cru reconnaître, dans sa pâte, des restes organiques, que nous ne saurions rapporter qu’à ceux que l’on rencontre dans certains terrains crétacés d'Obnedo et de Pofoila, dont nous parlerons ci-après. •
D’autres galets calcaires, qui nous ont paru également Aulrrs moditiés à leur surface, se retrouvent dans celte mêmesou partie occidentale de la Sardaigm>, soit au pied du Noraghe de sa Saracca près de Gonnesa, comme nous le dirons dans le chapitre snivànt, soit à la base du Honte Vecchio de Guspini, soK au nord de la Tonnara de Flumentorgiu. Quoique dans les. deux premières de ces trois localités, ils paraissent avoir déjà fait partie d’un banc de puddingne, maintenant décomposé, nous ne pensons pas moins qu’ils proViennent originairement d’une bande de terrain crétacé, qui aurait existé dans ces parages avant la formation de ces puddingues, que nous rapportons à l’époque du terrain tertiaire éocène. Ce puddinguc aurait ensuite été démantelé à son tour, à l'éppque de l’apparition des Irachyles anciens et des autres roches pluloniqucs-qui continuèrent à surgir de ce côté occidental de la Sardaigne. Remarquons bien, que dans les points où les roches Irachytiqucs cessent do se montrer au nord de la cùle occidentale, c’est-à-dire, aux environs d'Alghero, nous voyons de nouveau reparaître en place le calcaire hippurilkpie , auquel nous allons passer.
Le promontoire, ou cap, delta Caccia est formé d’une c<p wcuacmni. masse calcaire -fort remarquable, qui n’est autre chose
. is
01>«crva(inni de M. de' Vecctii.
Obsenationa
géiiiSralea.
llippurites.
»78 CBAP. V. — TEUATOS CmÉTACÉS.
que l exlremilé méridionale d'une grande falaise escarpée, presque verticale, dirigée N-S et bordant, vers l'ouest, le bassjn de Porto Conti (voyez g, üg. 20, page <21 cidessus). Ce calcaire ne laisse guère voir de stratification, quoiqu'on y remarque des fissures, qu’on pourrait rapporter à une direction générale, qui probablement est celle des anciennes couches. On saisit cette disposition, lorsqu'on se rend par mer à la grotte et que l'on double le promontoire à une certaine distance ; on remarque alors que l’inclipaison générale, des couches, qui correspond à ces fissures, plonge vers l'est, c’esUà-dire, vers la cavité (fu Porto CoHti.
M. de' Vecchi, qui a.étudîé après nous cette montagne, a cru remarquer que les escarpements qui font face à la mer, c'est-à-dire, vers le couchant, sont coupés dans le vif de la masse calcaire ,. tandis que la descente vers les tours du Bollo et du Trasmeriglio , s’opère presque sans changer de couche ; de sorte 'que la cause soulevante de cette masse, quelle quelle soit, semble avoir agi du côté de la mer. C'est encore la même observation que nous avons faite page 92 sur le redressement notable des schistes anciens de la cèle de la Nurra, qui plongent vers .l’est et qui sont coupés à pic 'vers la mer; d’où nous concluons , que la cause qui a soulevé ainsi le flanc occidental du Porto Conti, est la même qui a redressé les schistes de la Nurra maritime. Cette force a également produit l’enfoncement du Porto Conti, dont la direction est aussi celle N-S.
On perdrait toute idée de .la disposition générale de ces terrains, si l’on se bornait à étudier minutieusement les accidents de la grossière stratification que l’on remarque dans ce groupe, car elle est bouleversée, et les détails l’emporteraient sur l'ensemble. .
En se dirigeant de la tour du Bollo. vers le point culminant du promontoire délia Caccia, on rencontre des bancs d'un- calcaire pins blanc et plus cassant que celui
CIMB DD C.tP, GROTTK DB 7IBPTIJSIB. 179
des autres couches; et ce n’est qu’en gravissànt celte pente, au milieu des broussailles, en marchant sur des pierres mouvantes et en escaladant, bien souvent avec peine, 'des gradins assez élevés et escarpés, que l’on finit par rencontrer, à une certaine hauteur, des hippuriles en place, dont quelques-unes, fichées naturellement dans le sol, sortent en saillie. On les dirait des dents d’éléphants implantées tout exprès dans la roche calcaire E9. Ce sont des individus des espèces suivantes.
• Hippuriles coniuraccinum Bron. — Sphaeruliles Hoeiiintjhausii DsmI. — Hadiolites sp.
Si l'on veut ensuite se rendre sur le point culminant du cap, en se dirigeant vers le sud-ouest, on ne peut y arriver que par un passage obligé, qui n’a pas un mètre de largeur et au-dessous duquel se présentent de chaque côté deux effroyables précipices verticaux de plusieurs centaines de mètres de prolondeur; ils arrivent jusqu’à la mer. C’est seulement en franchissant ce passage, capable de faire pâlir le voyageur le plus -intrépide, que celui-ci peut arriver à jouir de la magnifique vue qui se déroule à ses pieds et dont aucune description ne saurait donner une idée exacte. On y voit, non-seulement le siéveloppement des groupes calcaires qui bordent le pittoresque bassin de Porto Conti, mais la vue s’étend encore à plus de 50 milles vers le sud, le long de la côte occidentale vie rtle.
Par une coïncidence remarquable, si la nature a refusé au touriste, peu aguerri aux dangers des montagnes, la facilité de visiter la partie supérieure, ou plutôt le dos du cap Alla Caceia, elle a, au contraire, été largement prodigue envers les amateurs de vues extraordinaires et d’émotions paisibles, en lèur ouvrant accès dans les entrailles de cette même masse; nous voulons parler de la belle grotte, dite de Neptune, qui peut prendre place au premier rang parmi les curiosités naturelles de ce genre que re’nferme le ba'sin de la Méililerranée Nous croyons
Fütiilri.
Cime du c»(>.
Grullc de Ncpluiir.
X^HAP. T. — TBamAINS CKÉTACfiS.
Renvoi
h la pbache VIII.
Pniitimi la (;roltr.
celle groUc supérieure à celle de Mahm, el peut-être encore à celle d'azur, de l’fle de Caprée.
Il D’entre pas dans le plan de ce volume, dont .le caractère est purement géologique, de décrire minutieusement celte grotte sous l'aspect artistique et pittoresque; nous nous réservons cette tâche pour la quatrième partie (le notre Voyage en Sardaigne; mais, comme fort probablement ce quatrième volume ne sera pas accompagné d'un atlas, nous avons pensé qu'uge vue exacte de ce souterrain el son plan géométrique pourraient avoir une place assez naturelle dans notre allas géologique; à cet effet, nous avons consacré à la grotte en question la planche VIII de cet allas; elle reproduit avec exactitude ün dessin manuscrit, que nous devons à l'obligeance d'un savant officier général de la marine royale brilanni({uc , qui a spécialement illustré son nom par des travaux hydrographiques fort remarquables dans la Méditerranée. Nous avons cru ne pouvoir répondre plus convenablement il la généreuse communication de notre ami, qu’en fair sant exécuter la gravure de ce dessin sur acier avec le |)lus grand soin, pour qu’elle puisse figurer convenablement dans notre ouvrage (1).
A peine on a doublé le cap, en venant par mer de la ville d’Àlghero, z]ui s’en trouve distante de sept milles marins, la grande falaise occidentale, qui forme le mur extérieur de ce cap, se présente majestueusement, avec sa direction du nord au sud ; elle court ainsi le long d’un espace de côte assez considérable. C'est au milieu de la longueur de cette muraille verticale, qui a plus de tOb mètres d'élévation au-dessus du niveau de la 'mer, que
(I) Nuu» regrcllons que celte planche, gravée il y a un certain nniiihre (Tanneca, aie été attaquée par la rouille j ce qui a produit quelques petite* taches qu’il Tut impossible de faire disparaître.