‹ Voyage en SardaigneChapitre 27 sur 84 · SS · texte numérisé non relu

SS

CHAT. VI. — aMHirff NDiUlliLITIQOB.

Séparation desdeui lerraiDi.

5nn évidence.

d'une manière frappante, soit à ta brèche nummulitique de Gastino près de Turin, soit à unç brèche un peu rougeâtre, mais égalètaenl nummulitique, dont sont formés plusieurs monuments égyptiens.

On suit pendant quelque temps ce terrain, en s'approchant toujours de la montagne; mais bientât il cesse et la roche crétacée domine exclusivement. Si l'on parcourt avec attention la ligne de jonction des deux terrains, on finit par. reconnaître, mémç de loin, leur séparation brusque et bien tranchée; en un mot, le dépAt nummulitique forme une ceinture à la base du mphl crétacé de Galtelli, comme on peut le voir également dans notre planche VI, figure 4.

Celte séparation est si évidente, la différence de fossiles des deux terrains est si marquée et enfin, les pièces calcaires avec leurs Nérinées comprises dans la brèche nummulitique, sont tellement caractéristiques, que l’on voit clairement que cette brèche est faite aux dépens du terrain crétacé et que ces deux dépôts ne boni pas. aussi contemporains, que pourrait le faire penser une espèce de parallélisme qu'on croit remarquer entre eux au premiér abord. D'ailleurs, comme entre le calcaire à Uippurites et à Nérinées et entre le terrain nummulitique, il y aurait une lacune représentée sur le continent par le terrain crétacé supérienr, qui manque en Sardaigne, nous en concluons que le terrain nummulitique d'Oroiei a été déposé à une époque postérieure au dérangement du sol, qui a empêché en Sardaigne la formation de la craie supérfeure. Nous nous réservons d'en tirer des con- . séquences dans notre chapitre XVII.

Tçmia Le terrain nummulitique ne>se montre plus qu'au pied septentrional de la grande montagne ,• sur la route d'Orosei .'n à Gallelli, sur la rive droite du fleuVe et jusqu'au pied

du* vieux 'château. C'est dans cette espèce de plaine'<]ue l'on peut se procurer des échantillons passables des fossiles' dit terrain dont il s'agit, parmi lesquels se trouvent

• MONTB CUBBHl*. ’ W

de larges iiumniuliles. Les murs d'enclos soûl, en Sardaigne, la meilleure mine à fossiles (I); c'esl dans un de ces murs que nous avons rencontré un gigantesque Conoclypus. Partout ailleurs, le dépôt nummulilique disparaît sous l'alluvion de la vallée. -

Voici la note des fossiles que nous a fourni ce terrain fumUm. des environs d'Oroset et de Gallelli, pris dans son ensemble.

NummulUei spira [planoipira) de Roiss. — )V. bituilsensis d’Arch. — N. striata d’Orb. — IV. Letjmeriei ilaim. — N. eurvispira Mgh. — iV. distans Deh. t— N. granulosa d’Arch.

— Peclen 2 esp. indél. — Conoclypwr conoidens Agas. — - C. aequidilatatus Agas.

A quarante-cinq milles géographiques au sud d'Orosei caniiftn. et à une distance de six milles environ de la côte vers l’ouest, se trouve un plateau remarquable de 18 à 20 milles de circonférence, un peu allongé en ellypse dans le sens NÜ-SË;'ce plateau porte dans le pays lo nom de ltfonfe Cartiiga; il est à-peu-près horizontal; son altitude est de 534 mètres. Au ceulre de ce plateau surgit un autre mont, qui est appelé La.Pianedda (la petite plaine), sans doute à cause de la forme .de sa cime, également plate et horizontale. Celle espèce de cône tronqué s’élève de 162 mètres au-dessus du plateau inférieur; ce qui porte , à 696 mètres l’altitude du point, où nous avons mis, dans le temps, notre signal trigonomélrique , indiqué dans notre grande carte. Nous allons d’abord donner ci-après une idée de la /'ianedi/a, observée en venant de Viltaputsu.

(t) ?ion« avoiK diii* fait remarquer ci-dessu> celte parlicnlarilé, ru parlaui, page 19, de* fossiles siluricui que nous rencontrâmes dans les murs d’enclos de Flumini Maggiort et de Coimtsa; la même chose noos est arrÎTée pour tes restes de la fanne jurassi<|ae dn JUoHtc Aivàru et de la Piteina tlcl Sotdain; elle se répète également pour les fossiles nummulitiques des environs i’Orosei.

CIUP. Tl. — MOOPR tlBBIIIILITIODR.

* schiale «iluHen; i; gret el puddingncs; fi gVès et calcaire i niimmulilcs; g' grès qnartzcux. '

Paràillèlf mire Il est facile de voir que 'les terrains qui nous occu-

les dcui dépùu. . ai a a Mi la

penl, quoique plus développés^ n offrent pas le même ^ inléri'l que le lambeau intinimenl plus petit d'Oroaet; car le dépôt nummulitiquc du MotUc Cardija recouvre , directement le schiste Silurien, sans l’intermédiaire des terrains crétacés; d'autre part, il n‘cst pas recouvert, comme à Orwtei, ni par la formation subapenninc, ni par la lave basaltique, qui couronne cette dernière. Il pourrait se faire que l’on reéonnitt un jour- la présence de quelque • petit lambeau de calcaire magnésien jurassique, sous les bancs de marnes et de grès nummulitiques du ' plateau dont il s’agit; mais on y chercherait en vain, à notre avis, le terrain carbonifère, 'que nous avons eu, il est vrai, grand espoir de rencontrer en ces lieux. Sa ’présénce sous le Monte Cardiga n’aurait fait qu'indiquer fine continuation toute naturelle des bassins déjà signalés cidessus, depuis Seiilo cl Seui, jusqu’à Foghesu. Quant à l’existence du terrain crétacé 'en ce lieu, nous, n’avons aucun motif de la supposer dans celle partie de la Sardaigne. Voilà donc dans le Monte Cardiga un dépôt isolé de l'époque nummulitique, qui ne dirait rien du tout. pour la science , si les fossiles que nous y- avons rencontrés.

Fjg. 4*-.

La Piancdda.

Vue

rie La Piarntiida»

MONTB HJOmfik.

Clii*min

«te la Continsse.

Gr^ü

ne parlaiciil pas d'bux-m^tnps, en sc raccordant avec ceii\ recueillis à Orosei. , , ,

Le point le plus propre pour étudier le grand plateau du Moule Cardiga, c.’esl celui par lequel on y arrive, de l’est, en suivant le chemin d,e la Comtesse, dont, nous avons déjà fait mention dans le chap 11, page 7.3. Ce chemin court d'abord tout le long d'une crête schisteuse, qui n’est que la continuation et un contrefort de la grande masse silurienne; mais lorsqu’on arrive au q)ied du plateau du Monte Cardiga , on voit les schistes recouverts par les hancs inférieurs nummulitiqucs; ils se composent d'un grés trës-quartzeux, prepant même une apparence d’arkose, dans lequel nous n’aVons rencontré aucun fossile; sur ce grès, on voit s.’adapter un- calcaire jaunâtre, légèrement marneux, de fracture presque terreuse, qui contient une quantité de très-petites bivalves peu déterminables et quelques rares niinunulites. • '

Ce calcaire 'et le grès inférieur sont coupés à pic, defaçon que le chemin de la Comtesse décrit une courbe «ms le c-alcairr pour arriver au niveau du plateau, en suivant ^fs crevasses verticales et les él)oulcments. Au-dessus de ce calcaire jaunâtre, on voit de nouveau paraître des couches de grès qui contiennent de gros fragments de quartz, de phyllade, de lydienne, évidemment enlevés au terrain silurien. Ces grès supportent à leur tour une espèce de marne grisâtre, qui passe supérieurement à un calcaire marneux jaune-roussàtre , pétri de nummuliles et d'autres fossiles de très-petite dimension; c’est ce qui forme le sol du plateau, proprement nommé le Monte Cardiga. Vepuis le débouché do chemin de la Comtesse jusqu'au centre du plateau, le terrain ne change plus de nature;' et on arrive, en ne foulant plus que ce' calcaire à nummuliles , jusqu’aux ruines de l’aneienne chapelle de Saint-.Miehel, placée aux pied septentrional du second plateau, dit' La Hanedda. C’est toujours la même roche f5, qui se présente souvent en plaques larges et minces

CBAP. .TI. — «BOUPB NDMIIIILITIOOE. .

Chaprlle dr Saimi-üichet

L< Pi^nrdda.

Fotsile*

r«ticuDtré«.

A partir des ruines -de celte chapelle , au pied de laquelle surgit une source fraîche et abondante, au milieu d'une magnifique forêt de chênes-verts , on commence la montée de la Pianedda sur un sol calcaire, dans lequel on repcénlre, avec les nupimuliles, différents échinides; mais ceux-ci sont lellemenl adhérents à la pierre, qu'il nous fut impossible de les tirer entiers et déterminables; cependant, d’après ce que nous pûmes en juger, conjointement à M. de’ Vecchi, en les observant en place, ces fossiles sont analogues à ceux que nous avons recueillis dans le terrain nummulilique d’Orcwei.

Plus on avance vers le sommet, en gravissant les gradins successifs dont se compose la IHawdda, plus les nummuliles disparaissent et plus l.e calcaire fait place à un grès très-quarlzeux, prenant aussi l’aspect d’arkose. Enfin, lorsqu’après une montée de plus d'une heure, au milieu des broussailles épaisses, l’on arrive au faite de ce second plateau, on voit ce grès prendre une teinte, ferrugineuse, en devenant Irès-quarlzeux et même altéré; il contient des empreintes peu déterminables de fossiles marins F 6.

Nous regrettons infiniment que, lorqu’en <837 nous visitâmes pour la première fois cette rime, afin d’y planter notre signal Irigonomélrique , absorbés comme nous étions alors par nos occupations géodésiques, nous ayons oublié de tenir compte du point précis où nous recueillîmes, tout près du signal, des échantillons fort petits et in>formes de ce grès fossilifère, qui figure dans notre collection avec le n° F 6. Retournés depuis, à différentes reprises, sur le même emplacement, pour des recherches purement géologiques et pour nous procurer de meilleures pièces de ce grès fossilifère, il nous fut impossible de le retrouver en place, à cause->de la quantité et de la qualité de broussailles dont le sol était de nouveau couverL Tout ce que nous pouvons dire sur le faeies. de ces fossiles, c’est qu’ils ont un caractère lout-à -fait tertiaire.

■ONTB CAWlflA, LA nANB»M.

Voici la note des fossiles recueillis dans les bancs du fouUm Monte Cardiga, à partir de là superposition du terrain lont le plalean* nummulitique au schiste silurien, jusqu'au ni\’eaudu grand plaleau, au pied de la chapelle de Saint-Midiel.

Nummuliles spira de Roiss. — N. biaritiensis d’Arch. —

N. striata d'Orb. — N. Lymeriei Haim. — N. mamiUata d’Arch. — N. Murchisoni Brtln. — N. dûcorbina d’Arch. —

N. distans Dsh. — Pecten sp. — Alveolina sp. — Radiales de Cidaris éparses dans la roche. — Conoelypus sp.

Le plateau inférieur du monf-en question communique, LimiiM vers le nord, avec le terrain, à schistes et à grauwaehes'*'"*^*"'' de Perdus de Fogu, qui constitue ùn sol légèrement accidenté, sur lequel un ne tarde pias à rencontrer des lambeaux du calcaire magnésien dont il a été fait mon-' tion dans le chap. 111, pag. 166.' Du c61é du sud,c'.està-dire , vers Villaputiu, les marnes gris - bleuâtres , qui* forment la partie moyenne du dép6t nummulitique, se développent sur les schistes siluriens, en bancs horizontaux, coupés à pic en plusieurs points ; tandis que vers l'ouest le plaleau finit tout-à-coup par .un vallon dirigé dans le sens N-S et creusé dans les schistes.

De l’autre côté de ce vallon, se trouve le versant CItatnr îiolér. oriental d’une petite chaîne schisteuse,, qui court également dans la direction du méridien (voyez la carte géologique, et surtout notre grande carte); sur son versant occidental, on finit par rencontre'r, à-peu-près à la'hau.^ teur du plateau du Monte Cardiga, les mêmes hancs de marne grisâtre et dp -grès, que l’on avait laissé en descendant le premier vallon; de- façon que cetle petite chaîne schisteuse, dirigée N-S, peut-être regardée comme un Ilot mince et allongé dans le sens du méridien, surgissant au milieu du dépôt nummulitique, qui est presque horizontal (voyez la carte géologique).

Les marnes du versant oècidcnlal de celte chaîne al- Mîmes ternent, comme vers l’est, avec des grès et dos puddin- o“cidcn'ti”i'. gués, dans lesquels les éléments principaux . sont égale-

Digitiï.rJ hy Googic

Arrn^e !i Bütlm-

Kscnlafitanu.

Plalraut

aréiiac^s.

OHAr,. VI. — oasiiPK mommuutivije.

ineiil dos fragments (ici (]uartz, de roches phylladiqucs et de lydienne, agiuliiiés par un ciment calcaire marneux. Ces marnes tendent, comme les autres, à se diviser en plaques; elles sont sonores sous les pieds du cheval. En général, nous n’y avons pas trouvé de fossiles; cependant, en parcourant le chemin; qui conduit de Foghesu à -Hallao, par une descente très-rapide et qui coupe 'toute la,succession des couches de ce. terrain disposé par étages, nous avons reconnu des traces de nummulites (1).

On parcourt ainsi de Ifaut en has, pendant plus d’une heure, les différents gradins de ce curieux dépôt, qui à une certaine distance du fond du ravin, cesse tout-à-coup; alors la descente ne à’opère plus que sur un soi schisieux fortement bouleversé «l modilié, dans lequel nous avons cru voir percer un culot de porphyre. C’est sur ce terrain qu'on an-ive au village de Itallao, après avoir passé au gué, d’abord le Fluminéddu , puis le Flumèndon; les eaux de jee dernier, souvent dangereuses , arrosent le village en question (Voyez ci-dessus chap. Il, pag. .70).

Üe BalkiQ, au lieu de, nous diriger vers Goni, où nous avons déjà conduit notre, lecteur, nous irons directement au misérable village d' Escalaplanu. Celui-ci est posé sur une fortç pente de la grande ‘masse schisteuse, coupée a droite et à gauche du pays par les deux fleuves, le Flumtneddu et le Flumemlosa, qui coulent en ce point dans la direction N-S.' Ce dernier cours d’eau, en se dirigeant ensuite au SE, ferme également l’accès à celle misérable population, que le défaut ()e ponts isple presque complètement pendant plusieurs mois de l’année.

A proprement parler, la pente de , la grande masse schisteuse n’arrive pas .directement jusqu’au FUimendosa;

(1) Il pourrait >e Taire (pic le terrain nummnliliqne reposât en res lienx sur nn lambeau de grès et de calcaire magnésien jiirassiqnes; c’est ce qhe nous crèmes remarquer dans une de nos courses. , -, ■>

elle CD est séparée ppr une espèce de vallon , qui divise le mont A- E$calaplanu de certains ‘plateaux formés de dépôts arénacés. C'est sur un semblable plateau* qu’est bètie la chapelle de Samt-Jean. La plus grande partie de la crête est formée de schistes siluriens, tourmentés et dérangés par des filons et des culols de porphyre rouge; mais à la base du mont, sur lequel est posé le pays, ces schistes conservent leurs caractères ordinaires jusqu'au sommet, où iis sont recouverts par des terrains d'une nature bien différente.

Nous donnons ci-dessous une coupe générale des ter- Coupr gt*n4*ralp rains compris entre Çoni et Eseal^lanu: i Escutapiamu.

Fig. 4!i.

c Hicaiaplanu.

S uiovnnni •

i ichi^tot siluriens;*;? porphyrfÿ rouge; e bancs do grès (éocè* nés?); b lambeau de coulée hasalü^ue, dont il sera queatign en 5on lieu.

Les dépôts d'Esealaplanu , qui sont superposés aux iwuu. schistes, consistent- principalement en des assises répétées i'Èsï^"pb>!ù. de marnes schisteuses de différente^ couleurs, de grès grossier et de puddingues , dont les cailloux sont de porphyre'rouge, de roches phylladiques , de lydienne et de quartz; en un mot, ce sont les mêmes bancs que nous avons déjà signalés à la descente' du M»n(e Catdiga, vers Ballao. t)ans la partie inférieure du village d’Esealaplanu, près d’une chapelle et d’une fontaihe an NO du pays, nous rencontrâmes parmi ces terrains un banc de calcaire gris r bleuâtre, pétri 'de €érites. Quoique ces fossiles

S34 ' cailP. VI — 6B0IIK nDHHOLITIQDE.

soient très-adhérents à la pierre, qons crûmes y reconnaître le CerMium bactaium Brogn. L'aspect seul de ce calcaire noirs a rappelé celui que nous avons rencontré dans le Suleii et dont nous nous occuperons ci-après. Coupe puriieiie. Voici uoe coupc démonstrative du terrain (ÏEsirabiplam.

Fig. 4«.

t schiste silonen; m marne calcaire ÿ p paddingnc quarlxeux à gros éléments; c calcaire à Ctrilhium bacealumf me ifutre marnecalcaire; P* antre paddingue à galels moyens; a banc de grès arénacé.

Vallon du Ko Maintenant, si en partant du village de ou de Muurgia. DonigaUa, on traversé le Rio Mutargia, pour aller

vers -OrroK, on rencontre, au bas du vallon* même, les débris d'un grès et d'un puddingue que nous croyons pouvoir rapprocher des dépèts d' Escalaplanu. D'abord, , c'est une espèce de brèche schisteuse violacée, formée de fragments de schistes siluriens verdâtres, mais plus généralement de conleur lie-de-vin, tirant sur le rouge; cette conleur nous parait due, comme celle des schistes des environs d’ Escalaplanu , àu contact de ces schistes avec la roche porphyrique. Ce grès, fortement colorié, forme dans la vallée, entre Donigalla et OrroU, des petites gibbosités adossées au schiste silurien.

Monide A-orrou. En montant vers ce dernier vSllage , on voit reparaître les mêmes grès violacés et les mêmes .puddingues observés sous celui d' Esealapluna'. Ces dépôts se présentent

TALLBB B’MBOLI.

-(comme sur le chemin qui desceml du Monte Cardùja vers Ballao), en gradins presque horizontaux; mais il ne faut pas les confondre avec le grès et les marnes dû -calcaire magnésien de Nurri, que l’on rencontre également sur la montée vers Orroli. On peut voir la position relative de ces. deux dépôts, qui sont, à notre' avis, d'âges bien différents, daps la coupe que nous avons donnée des terrains de Nurri, fig. 84, pag. tit, dans laquelle le grès, dont il est maintenant question , est désigné par la lettre g.

En général , lorsque les deux dépôts se rapprochent et mnincUoD mirr

I )•« > O 1 druK dépôts.

lorsqu ils paraissent se confondre entre eux, on peut toujours les distinguer un do l’autre par la composition dos puddingues et des grès qui leur sont propres. A la base du terrain jurassique magnésien, les puddingues ne sont formés que de fragments arrondis de quartz et de débris de roches schisteuses; les grès qui les recouvrent, sont ferrugineux et ils sont souvent accompagnés d’un banc plus on moins puissant de lignite; tandis que les autres dépôts, dont nous traitons actuellement, n’ont pas de trace de lignite; et que les puddingues qui les^ accompagnent, contiennent, avec les fragments de quartz, des galets de porphyre rouge et surtout de lydienne, qui les font distinguer plus facilement.

Lorsque de Goni on se rend vers Silius, par un terrain Autre Umbriu en apparence horizontal, mais raviné par des crevasses très-profondes, creusées dans le sol silurien, on rencontre, presque au pied oriental du Monte Iri, les débris d’un dép(|t stratifié de grès et de puddingues, qui n’est à nos yeux que la continuation des mêmes grès et des mêmes puddingues, que nous avons signalés ci-dessus, au bas d' Escalaplanu et dans la vallée de Mulargia:

Nous avons également vu sur la cime assez plate du m.

Monte Ixi, ao-dessus du village de SUiue, une brèche quartzeuse, avec de la lydienne ét des fragments anguleux de porphyre rouge L 8, qui parait devoir prendre place dans les dépôts dont il s’agit.

CHtP. Tl. - TUBA»

fl Cèrilcx et à Milliolites. — Terrain êocètie.

EfivironideFu/a, Cala d'ÛMiia.

Sa atrslificallon.

Pour le groupe occidental, dopl nous allons parler, nous pouvons sans incpnvénienl reprendre l’ordre qtie nous avons suivi dans les autres chapitres, en commeii- (;ant nos descriptions par les localités les plus méridionales; c'est pourquoi nous partirons de hila, qui est situé au bout du golfe de CagHari, vers le SO. Lorsqu’on sort (le ce village , pour aller à l’ouest vers Santa Marqarita et Cala il' Ostia, on trouve, noiv loin de la mer, au pied des montagnes granitiques et siluriennes de cette contrée , un terrain légèrement accidenté, qui descend en pente douce vers le rivage; ce terraiti, sillonné par des petits torrents qui descendent des montagnes voisines, laisse voir sa composition aréna<;ée, qui ne permet pas de le confondn* avec le grès quaternaire, que nous signalerons non loin de là., dans la petite anse de S. Episio. Le' grès dont il s’agit, est grisâtre ,. passant un peu au violet, surtout où il est humide; il se compose de menus fragments- quartzeux et feldspatbiques, agglutinés par un' ciment calcaire fit. On le voit spécialement près d’une ferme isolée, dite Nuracheddus, auprès de la<|nelle nous découvrimes jadis deux colonnes milKaires romaines du U‘mps de l’empereur Philippe, que nous fîmes transportex au musée de Cagliari (t ) ; ces deux colonnes 'sont taillées dans le même grès. -

La stratitication de celui-ci est à-rpeu-près horizontale; il est dépourvu de- fossiles, mais il renferme on abondance certains objets longs, cylindriques et tortueux, que nous croyons des moules de corps alcyoniens-, tels (|u'on

* (iy Voyez t« S* piriie Je noire Foyage, deslinëe *nx »nlii|uilés lie rite, pSKes 415, 476, n<» T4 el t5. ■*

Mmrra mbcao. tai

les observe dans d'autres (eiraios tertiaires assez récents.

Comme les rapports de gisement entre ce grès et d'autres terrains stratibés manquent absolument en res lieux, nous n'avons aucune autre donnée pour le placer dans la formation éocène, que sa ressemblance avec un grès, que nous signalerons ci-après à Pesas, pareil i celui d'Iglesias, dont l'àge géologique parait certain. Le terrain de Soraclietldus a en outre, un caractère négatif, qui consiste dans l'absence de bancs calcaires qui eussent pu le rapprocber du terrain subapennin des environs de Cagliari; ce dernier manque tout- à-fait , dans la partie Sü de la Sardaigne.

Le grès de Cala d' Ostia se rencontre de nouveau dans r,r«.>du le Sulcis et il fonne la. base des monts Narcan , Essa et Murdeu (Voyez pl. V, fig. 3). Le lieu le plus propre pour l’étudier est un col, par où l'on passe pour se rendre de Villa l'eruceia à Pesas, ayant à droite le Honte Essa, et à gauche, le Monte Narcao. Avant de descendre vers Pesas, on voit paraître, sons le conglomérat tracby tique, un grès grisâtre à riment calcaire, dans lequel sont intercalés des bancs d'un puddingue formé de galets calcaires, qnartzeux, granitiques et phyliadiques .ces galets sont en quelques points libres et mouvants, sur le sol, ce qui fort probablement est dû à la décomposition et à la disparition- du ciment qui .les unissait. Les bancs en question sont redressés dans la direction O 30° N, avec une inclinaison vers le SO. Quelquefois le grès prend un aspect marneux et les cailloux du puddingue, auquel il est associé, se couvrent d’une teinte superlicielle, rougeâtre; mais ou chercherait en vain parmi ces galets les débris de la roche trachy tique qui couvre ces mêmes dépôts. C’est là une observation, importante, qui ne nous permet pàs de confondre ces puddingues avec la brecciole supérieure plutoniqu’e de' ces mêmes nio'nis. ^

Le petit' hameau de Pesas est bâti survie grès en (|ues- Tcrnindrrr.m. tion, ^sücié aux bancs de puddingue; mais si l'on se

Mont» Esta et Hnnieu,

Château de GiofOta^wtrdUi .

»38 CUP. TI. — TBMUm ÉOCkRB.

(liri^ vers le nord, le long d'une belle roule en ligne droite, qui conduit au jarJin de Mitiaiasla (i), appartenant à M. le chev. Angioi, on ne larde pas à voir ces mêmes grès passer insensiblement à un calcaire un peu bitumineux, qui, à son tour, passe à un calcaire grossier jaunâtre ; puis vient une brèche calcaire avec des nodules de quartz; enfin, celle-ci repose sur un puddingue quarlzeux, qui recouvre immédiatement les schistes siluriens. Dans tout ce trajet, ces dilTérenles couches n’ont qu’une médiocre épaisseur; car dans les fossés de la roule en question, on voit paraître la .roche silurienne au-dessous de ces grès et de ces calcaires. On pourra consulter, pour ce terrain, la coupe que nous donnerons ci-après, chapitre XII, fig. 83. .

Les bases des monts Etsa et Murdm sont également formées de ces mêmes grès, accompagnés des puddingues, que nous avons signalés à la partie inférieure de tout le mont de Nareao, comme on peut le voir pl. V, fig. 3.

Pour retrouver les mêmes terrains de sédiment, nous n’avons qu’à traverser, vers le nord, la petite chaîne du mont Veni; et nous arriverons directement au château de Giojosaguardia , sur le versant opposé. Les ruines pittoresques de ce château du moyen-âge (tj sont en partie posées sur un puddingue, dont les.- bancs ont été fortement redressés par un grand filon de trachyle dlorilique, comme nous l’indiquerons dans le chap. XIV, lig. 103.

(I) Nous rectifions une errenr, que noos avons commise citleasus, page 31, en ccrivanl le nom de cette localité; la parole milza et non mizza, veut dire une source, en langue du pays.

(9) Ce château , d'origine pisanc, appartenait an Tameux comte Cgotim lUIla Glurardetca, mort do faim dans la tour de l’ise, et célébré par le Dante; les deux fils de ce malheureux, qui échappèrent à une aussi triste mort, sè trouvaient à cette époque dans le château en question et dans ceini, tout. proche d'Jiri/unfiriUa, lôttant contre les Aragonais

MONT BB «ILLAMASSAhOU.

Ce puddingue est aussi remarquable par l’absence totale l’addioiue,

* *•!*<• !• compoMtioo.

de galels Iracnyliques; il est spécialement forme do pièces arrondies de granité gris et de pegniatite rose, associées à des galets de, quartz, de lydienne et de roche phyiladique G 3; ce qui rapproche ces bancs de ceux d'Orroli et d'Escalaplanu. Le puddingue, dont il s’agit, alterne, comme à Pestu, avec un grès, qui en quelques points acquiert une certaine Gnesse et qui repose immédiatement sur les schistes siluriens; les uns et les autres prennent une couleur lie-de-vin , au contact du Glon dioritique. ,

Au pied occidental de la butte conique du château de Ar^Uc avec fer Giojotaguardia, en voit, sur le chemin qui conduit au village voisin de Villamasxargia , une large bande d’un terrain blanchâtre et marneux, tout rempli de rognons d'une matière rougeâtre, qui aOecte la forme globulaire et rosacée. Le terrain blanchâtre parait être de l’argile délayée endurcie G i; il est tout crevassé et il se décompose plus facilement que les rognons qu’elle enveloppe; ceux-ci par conséquent restent en saillie sur le sol, en produisant un curieux effet. Ces rognons, d’une couleur ronge- violacée sont formés de fer oligiste impur G 5, contenant une notable quantité d’eau (1). Tout l’ensemble de cette bande ne fait pas, à ce qu’il parait, partie des bancs de grès et des puddingues sur lesquels ils reposent. Nous ' • la regardons comme le produit d’une déjection boueuse, sortie avec le fer oligiste du flanc occidental de la mon-, tagne, à l’époque à laquelle le Glon de Peperi (2) a traversé et soulevé les dépèts- éocènes; ceux-ci ont été

(I) L’iAgéniear des mine* H. Q. Seila ayapl bien voulu, à notsf prière, se cliar|;er de l’analysp de cd fer oligiste G 5, y a trouvé due quantité d’eau, qu’on peut évaluer à 4 pour 100.

(«) C’est te nom qne l’on donne dans le pays à la roche éruptive trachytique, dont -il sera question ci-après cliap. XIV.

Me

CJUP. VI. — TBUAIN ÉVCkNE.

y Utitmmsai'fin cl ii'« coviroas.

' . portP!« à plus de 3b0 mèlres ü’altilude, tandis, qu'au bas de la butte, ces mêmes bancs de grès el de puddingues se trouvent à la hauteur de la plaine et horizontaux. v<m/r Ext. En approchant de Villatmusargia, on ne cesse de passer sur CCS hancs non redressés; mais avant d'arriver à ce village, on voit sur la gauche un autre monticule conique, isolé, qui n’est qu'une répétition de la montagne du château; elle porte dans le pays le nom de Monte Kxi. Le grès et les puddingues, qui furent également soulevés par la roche pyroxénique se montrent du côté de la plaine, tandis que le Pe\>eri forme le sommet et le versant méridional du même mont; ce qui est précisément l’opposé de ce qu'on voit â la hutte du château. On pourra comparer entre elles les coupes de ces deux monts, que nous nous réservons de donner dans nos fig. 10-3 et 104 du chap. XIV ci-après.

Le village de VUlamassargia est en grande partie hàti sur les grès et les puddingues éocënes, qui recouvrent en nappes horizontales le terrain silurien. Lorsque de ce lieu on traverse la grande vallée , . en passant par Musei et par Dumusnovas, on rencontre, sur la rive gauche du Hio- ^ Siwerri des lambeaux de ces mêmes grès et de ces puddingues évidemment pareils à ceux qu’on vient de quitter. La route royale du Cagliari à liflesias, récemment ouverte, est en partie pratiquée dans un semblable teirain, qui a Ibumi en même temps la pierre de taille pour la cons- ^uction des ponts et des acqueducs. Ces lambeaux prenrfènl la forme de plateaux un celle de buttes coniques. Dans le premier cas, c’est qu’ris sont couronnés d'un banc de calcaire jaunâtre, analogue à celui observé prèë de Peins; dans le second, c’est que le grès n’étant pas recouvert, il se décompose facilement, en prenant son talus ordinaire de tous ‘les côtés, l’ne de ces buttes se trouve tout contre la nouvelle route royale; elle porte le 'nom de Gibbtt Àcussa, (gibbosité aigUe), qu’on a voulu retrouver â tort dans le mot Gibet arabe. Les débris de celle for-

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inaliun, assez êleudue jadis dans, celte partie de nie,sn vüienl depuis Siliqua jusqu'à Iglesias.

En approchant de celte ville, lorsqu’on arrive de Cagliari par la grande route, on peut remarquer quehines gibbosités (|ui s’élèvent au-des$bs de la plaine; elles sont en grande partie rormécs du grès dont il s’agit. Ce dernier se voit parrailcmenl à découvert près du rouvcnl des capucins, à deux pas de la ville; il y prend une couleur rougeâtre et une slruQlure assez lioniogène CG; ce qui l'a fait employer avec avantage, dans les trâvaux de la . route. * • .

Tout-à-lait à l'entrée de la ville, nous visitâmes une espèce de puits creusé dans ee grès et nous y vîmes différentes couches d’une argile schisteuse luisante et bitumineuse, qui est sans contredit un lambeau du prétendu dépèt de houille, dont nous allons nous occuper bienlél.

A j’ouesl d'Iglesias, dans un vallon qui se trouve au |)ied septentrional du Moule S'.. Giornnnt, sur la gauche de la route récemment ouverte pour aller à Conn»a,/nous avons rencontré des résidus ‘ d’une brèche à fragments • de quartz et de pierre lydienne, qui a le plus grand rapport avec celles d' Kacalayhmu, de la vallée de Mulargia .

et du Moule Ixi de Siliiis; cette brèche parait être re- «

couverte par des lambeaux d'un calcaire terreux jaunâtre, .. .# . également semblable à, celui ^le Pesas. -

Si, au contraire, on sort d'Iglesias par sa partie ridionale, en se dirigeant vers le Moule Oru par SoH/a Maria Bûrega, on ne larde pas à rencontrer, sur la gauche du chemin, des lahibeaux du grès éocène qui prend nn aspect jaunâtre; en, poursuivant toujours dans celle direction, on voit à fleur de terre, sur le chemin mOiiie, ee.grès passer à un calcaire grossier, jaunâtre, Irès-ferrugineux, pétri de coquilles .d’une seule espèce 6' 7 (c’est VAnomia leuuislriala Desh.) ; mais 1a localité la plus importante pour l’étude de tout ce terfain c’est sans èontredit. la région Hile Terra Srgadn (terre rompue, labourée).

in

CUP. VI. — TEUAW AOGÜHK.

Terra Se^ada. Terra Segada est une propriété de ia famille Brm A'igletias, qui y possède une maison de campagne. Lorsqu’on sort de cette habitation, pour descendre dans un vallon peu profond, on arrive bienlAt à un ruisseau dit il Cmnqne, qui coule à travers les roches calcaires. Il est bon de . passer d’abord ce ruisseau et de se rendre dans un lieu dit Sa Combuedda (la petite combe); car c’est en ce lieu que l’on voit les assises inférieures du terrain qui nous occupe superposées au schiste silurien ; c’est donc par là qu’on peut étudier successivement tontes les parties de ce dépôt , dont voici la coupe. '

Fig. 47.

tk'iaili. s schiile lilorien , rormanl la base de tout le bassin ; p paddingoe et brèche calcaire à pièces de cooleura Irèa-Tariêea G 8; c calcaire grossier, jaunâtre; c' calcaire compacte, à cassure esquillense, d’un jaune pâle, avec des veines, bleuâtres; cette roebe rappelle un peu VMbertte des Toscans C 9; c” bancs répétés d’un calcaire grossier , un peu compacte , pétri de Milliolitts G 10 ; c'" passage du calcaire à Millioliles au calcaire à Céritu; c’est dans ces bancs que le sondage a mis â-déconvert des lits de lignite; r"" calcaire grossier, bitumineux, tout rempli de CiriUt ( C. baeextium Drongn.}, avec quelques CratsahUet C 1 1 ; c» calcaire , très-bitumineux, brun, rempli de Crassatrllrs, avec quelques Ci-

ritrs et des Anomiae G I); cb le même calcaire très-bitumineux, presque friable (ces trois calcaires donnent une excellente cbaux hydraulique); j grès à grains' fins, pareil à ceux de PeJtu et ,de nilamattargia; g' puddingue semblable à ceux des lieux cités ci-dessus; g" grès schisteux violacé; g'" le même, à grains plus gros, prenant une teiqle grisâtre; p' pud<|ingue à gros éléments calcaires; f liloii dp quartz noir, veiné de bleue; au-dessous de la maison Urau

Djoiti^ed by GoogU

fUBA RC AB*.'

OtMiniriils

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' Les bancs à Milliolites c" de la coupe el tO du catalogue contiennent les fossiles suivants: Fabularia durolilhm Dfr. — Riheulina hullnidut d’Orb. — Trilociilina IriffoniUa d'Orb. -T- Qnitiqueloculina saroram d'Orb. Le calcaire c'*', tttt (pl. G. Iig..|5), dans lequel abondent les’fériïe*, renferme les .espèces dont voici les noms:./îi*soa sp. nov.,

(ig.. g. — Rùsoina clatula d’Orb.? fig. e. — fl. rnrhlearella d’Orb. — Chenwilsia sp. Indet. — Melaiiia IHticea Fer.? lig. f: — Turbo Saissci Bell. — Srabiria sp. indet. — Turritrlla faseiala Lk. ? fig. il. — Cerilhium baccalum Dfr. , fig. a. — C. citiliim Lk., fig. c. — C. clamsum Lk."? fig. h. —

C. uitd'isum Burg.? — Cranalrlla fiuiiosM Desh. — Aiiomiii Irniiistriiila Desh. — A. sp. ind.', 1ig.-/i. Dans le banc ’c’,

G 12, formé de calcaire brunâtre très -bitumineux, on trouve, entre autres fossiles, la CrassaMIa .nnuosa Désh. et la C. milcala Lk. , qui sont très-abondantes ; ces coquilles sont associées au Troehus rrmularin Lk., ainsi qu’à l’dnomia lenuislriula Desh. déjà indiquée ci dessus p. "241 (t) '

M. Braui propriétaire de cette localité, a fait pratiquer, scn.Uf- n, il y a 4 années, un coup de sonde dans ce terrain, près du ruisseau le Caiiuone; on en a retiré un lignite de qualité passable G m.vis de peu d’épaisseur, qui est accompagné de coquilles d’eau saumâtre, en partie écrasées; -, parmi lesquelles se trouvent la Melania fragilis Lk.; la Corbula angutala Lk. et la C. ilriala Lk. Ce combustible est recouvert par un banc de calcaire gris-foncé, trèsdur G t4, qui renferme des fragments de fossiles toùt'-à- V fait indéterminables, mais qui pourraient bien se rap^iorter à des coquilles d’eau douce, à en juger par l’apparence.

Il est facile de reconnaître que ces fossiles , considérés Terraiu j.. dans Ipur ensemble, représentent le terrain tertiaire parisien, ou éocène inférieur, des auteurs.

(1) l)an.i la ftg. 47, nous avons iniliquv un Tour à cliaux ati-ilcssus 4n banc C»; on s’en est servi pirtir cuire le ealcairc' des assises >|ui se trouvent à la drbite du Cannenc ; il a duniir une cliaux li\drauli<|nc excellrnlc.

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