CHAP. VI
TKBBAIl/ ÉOCÊVE.
oti« Àu-dcs3us de lous ces bancs on voit se. développer la même' succession de grès el de puddingues, que neus avons signalée à Pestix el à Villa Massarqia et que nous retrouverons l^ienlèl dans le bassin de iiomifiia. . Br(4h<-»iriiir. Au has de la maison de Terra Sepa/la, on voit, sur le terrain silurien, un banc poissant d'une brèche,* passant au puddingue, qui est fort remarquable. Elle est formée de fragments calcaires de toutes les couleurs ^réunis par un ciment calcaire />' 13. Comme ce banc est isolé, nous ne saurions dire s'il se rattache au puddingue que nous avons signalé dans notre coupe; an has de toute la formation de la rive gauche du Cannone, ou bien, s'il doit être considéré comme supérieur à tous ces terrains; nous pencherions pour celle dernière opinion, qui est lapins probable! Nous avons ajouté, dans notre coupe, un lilon de quarzite noir veiné de blanc qui traverse les schistes silurims et dont nous avons déjà fait mention ci-dessus, chap. II, page 32. • •
Le territoire en question se lie avec celui* de Flimieti Tejiida par une suite continue du même terrain, qui arrive jusqu'à la base du Monte Sirai, où la superposition du trachjle aux grès el aux puddingues du terrain cocène est plus visible encore qu'aux monts Narmo, Esta et Murden. V Nous nous réservons • d'en donner une coupe dans’ le chap. Xll,lig. 87. Les puddingues el les grès de' la base n du Moule Sirai se lient par le Cueeiiru de Suergiu à ceux de Terra Seijaia el de Goniiesa.
AaVrri Nous ne nous étendrons pas à décrire tous les points 4ii cuMiüutukfo. du bassin de Terra Segada, où l'on a également fait des recherches pour y trouver le combustible; nous nous bornerons à citer, vers l’est, un lieu dit /*ro/aR(M , où l'on > a rencontré une argile grise pyrileuse et des bancs calcaires, avec une mince. couche de lignite; il en est résulté a-peu-près de même dé l'excavation faite par le chanoine Mflncn à S. Barbara el de. celle qui fut pratiquée ver.< l'ouest par un nomme. Tous ces travaux, que
ÜONNBK*.
nous avons visités avec soin en 1852, n’oflrenl, à notre avis, uiicune espèce de ressource, sotii» le rapport de l'industrie et de la spéculatioh.
Le même terrain continue vers l'ouest de Terra Sef/ada, Bçium où il forme une hutte arrondie , dite Curruru Je Sugrqiu (I); il se lie ensuite à celui de Goiitiesa, auquel nous allons passer. Ce bassin est bordé à l'ouest par les trachjtes anciens, ou par la mer; au nord et à l'est, par les monts siluriens; ce n'est que vers le sud qu'il se rattache au territoire du Cuccum Je Suergiu (la butte du chêne-vert), avec quelques interruptions; c'est-à-dire, que dan^cel espace, les schistes siluriens paraissent par-ci par-là. Nous indiquons ces limites, qui 'sont bien tranchées, pour bien faire comprendre- le peu de probabilité qui existe, à notre avis, d'une exploitation utile du combustible fossile, que ce dépôt renferme à sa partio inférieure; quoique le bassin de Gonnesa soit le seul exploitable-dans les terrains dont nous nous occupons.
Voici d'abord la coupe de ce bassin, depuis les envi- roue-, rons de Gonnesa, jusqu'au Noraglie de sa Saracca (de la servante.), qui se trouve à 3 kilomètres au SÜ de. ce
s lerraiu silupan ; g grés calcaire iaonàlre ; m calcaire à MiUiolilfâ ; c^ calcaire à Cérilu, avec dea conctics de lif^ito; a pr^ile
(I) ('.elle bulle est indiquer ilana noire carie aur ’qrande rdliellr.
GHAP. VI. ^ TRBhAIN KOGÈNK.
intercalée cnire le dépôt de corobuMiblc; c' earcaire ^roister, jaii* nôtre; g' gréa violacé et griaàlre; p puddingt^es à galela de quartz et d'autres roches, pareils aux piiddlngues de yUlumussaigia et de Terra Segada; q grès quaternaire; sq snbloos quaternaires; t irachyte ancien, paKie inférieure tufacée; t* trachyte pnrphyrique supérieur.-
Miuüi.- Sans mirer dans des détails superflus, nous dirons que j.iiiii. gn CP jieu ,]y calcaire à MilliolUfs t-l de ceux
à Cistes el Crastalelles , accompagnés de conibuslible . indique clairement la parfaite identité qui existe entre le Imssin xle Gonnesa el celui de Teira Sei/ada; mais à Cminena on voit se développer, au-dessus de ces dépôts, les mêmes grès el les mêmes puddingues, que nous avons déjà signalés au pied 'du Moule Narcao, à l’esiis el dans les- environs de Villamassariiia , ainsi que dans la vallée iVIjflesias, sur la route roxalc; ce qui nous donne la position bien définie de ces grès el de ces puddingues supérieurs; que nous ne balançons plus maintenant à • considérer comme les parties les plus récentes du terrain dont il s’agit.
UiireiYtu-e. La seule diiïérence, qui existe entre les dépôts de Terra Segada et ceux de Gonnesa, c’est que ces derniers étant plu» étendus en surface et se trouvant encaissés dans un bassin plus prqfond, les bancs calcaires et les argiles, ^ qui accompagnent les couches de lignite, ont pu se dé-
TÎ,’* velopper davantage. Il est facile de le reconnaître par la
' coupe ci-contre, lig. 49, prise en 1852, lorsque nous <i- * sitàmes le. puits de recherche de la compagnie Timon-Yar$i. Ce puits fut pratiqué sur le versant occidental du mont sur lequel se trouve le Noraghe de sa, Saraccâ, non loin de ' Gonnesa, comme le démoqtrc la coupe précédente, fig. 48.
Voici les détails de celte, coupe que nous avons lâché de représenter dans la proportion relative que ses différentes couches ont entre elles. Nous dômes nous borner à indiquer tout ce qui était mis à découvert, à l'époque à laquelle nous avons visité ce puits.
«ONIIB.SA.
: Fig. 49.
Terre végétile 0 tO Lignite pourri
J. S7 Banc argileux. .
Ô. 90 H]|]|p]] Banc calcaire.