‹ Voyage en SardaigneChapitre 29 sur 84 · Grand banc d'argUc prrileuse · texte numérisé non relu

Grand banc d'argUc prrileuse

Lignite achisteuse G 18. . . .

Argile jaunilre.

Llgnile üe qualité paaaable.

Argile griailrc.

Petite couche de calcaire fétide bilumin. G 19. .Argile jaunilre, Irëa-dnre.

Arg. noire, fétide, avec dea rognona de gypae. Argile jaunbtra, molle.

Calcaire coquillier, gria , à Céritcr et CrassatflUs G 90.

Conche do lignite de bonne qnalité.

Calcaire fosailifèro marin.

Lignite.

Calcaire coqnillier marin, epaisaenr inconnue.

On voit que celle recherche a été faite entre les bancs cuquiii.

^ «I t-iu duuct*.

e, a et c', de la coupe générale, iig. 48, p. S45. Quoique

CHAP VI. - THRAI.V ÙOCliVlL

dans rinspection de ce puils nous n'ayons pas rencontré des individus délemûnables de coquilles d'eau douce, nous avons eu entre les mains des Planorbrs et des PadKliiies, que I jon a relire .avec le lignite de cette même evcavalion ;

* malheureusement, au contact de l'air, ces coquilles tom-

bèrenl bienlùl en poussière et elles ne purent être déterminées; mais ce qu'il y a de positif, c'est qu';^ une profondeur de 18 à iO mètres de l'ouverture du puits, on rencontre le calcaire coquillier marin et bitumineux, idehtique avec celui de la vallée du Cannone de Terra Üfgaila', et que ce calcaire à Cérilet et à Crntsiilrllrs . repose également , dans le bassin de (îonnesa , sur le calcaire à Milliolites. Ce dernier se voit parfaitement en place au-dessus des schistes siluriens, à (|uelques pas du 'e puils en question, près d’une maisonnette de la société Millo.

iui»< Mip<!tiruri. Au-dessus du plan supérieur du puits Timon-Varsi, en allant vers le Noraghe de .to Saracra, on trouve d’abord un calcaire grossier, jaunâtre, qui rappelle tout à-fait ceux observés en allant de Pesn.i à J/ilsajiuta, ainsi que dans les vallées de yi/lamassargia et- de Si/içua.- Ce calcaire G 21 obange d’aspect tout près (fe là; il contient également de's fossiles, surtout des Cérilee et des Crasmtelles G ii , îtl; dans sa partie supérieure il passe à un calcaire terreux , également jaunâtre, dans lequel on voit quelqbes traces de végétaux associés à des coquilles marines: Aiiomia teiiuûlriaia Desb. — CoHmla striata Lk. — C. angulrtta Lk. — r j/reiia aiitiqiia Fer. — Melanià fragilis Lk. — Cerithium lemniscatum Brong. ",

orè> A partir de ce point, pour arriver air sommet de In

ei i.uddiiipur.. HP rencontre plus que des. grès et des pud-

dingues, qui sont analogues à ceux que nous avons signalés à la base du mont IS'arcao, sur la bulle du château de Giniosaguardia , à ViUamassargia et dans la grande vallée A' Iglesias à Siligua, ainsi qu’à Terra Segada. Ces grès sont tantàl grisâtres,, lanlàt violacés G 2">, ifi,- 27.

OONNB84

Mn

Les pnddingues, qui alternent avec eux, 'sont composés, comme ceux de Villama$$argia , de toute espèce de roches, moins de trarhyte; quoique le Noraghe de sa Saracen, qui se trouve au sommet de celte montée, soit déjà poSé sur une nappe ou espèce de coulée de cette substance. Un grand nombre des galets de ce puddinguc sont épars sur le sol et dégagés de la pâte qui les enveloppa; parmi ceux qui sont de nature calcaire, nous en avons rencontrés qui, en les cassant, présentent celte altération extérieure, dont nous avons fait mention dans le chapitre précédent (voyez page t77 ci-deSsus.)

Tout contre la roche trachytique, -qui supporte le A'oraglie de sa Saracca , nous avons remarqué , dans le chemin creux, par lequel on arrive au pied de ce monument, et qui conduit à Porto Sciiso, une substance blanchâtre, tendre, tachant les doigts B 17, qui nous a semblé devoir être de la grauwache schisteuse, pareille à celle que l’on trouve, non loin de là, à Gtmnesa; mais elle aurait été calcinée cl modifiée par le trachyle, contre lequel elle se trouve (1). L’apparilfon en “ce 'point de celte gfauwache, qui forme, avec les schistes siluriens. Je bord du terrain éocène de celle région et sa modification, opérée probablement par l'apparition du trachyte ancien, qui est certainement postérieur à la déposition du bassin à lignite, sont des faits qui méritent de fixer l'attention du géologue.

Presqu’au bas du vallon, lorsqu’on rentre au village de Gomiesa, après avoir poussé jusqu’au Noraghe de sa Saracea, on rencontre dans un chemin creux, en un lieu dit Foatana morimenlu, un lambeau fort singulier de grès et de sablons quaternaires, qui sont désignés par q et sq dans notre conpe 48 de la page 245 et dont il sera plus amplement fait mention dans notre chapitre IX (voyez aussi pl. III, fig. XII).

fl) Voyej ri-Hra«i«‘rliap II , pa;;. a.1 al »iiiv.

Grjuwtriie

modiAi'e*.

Cr^• ft <abl«*i quaternaires.

CHAP. VI. — TMMIN ÊOGÈNK.

MoMr Près (lu pa}s, un voit aussi surgir un monticule dit ' Monte Jet ViscoHle, dont la base est formée de schistes et

de grauwaches, mais ()ui est couronne par un dépc^l horizontal de roche calcaire (voyez fig. 48 ci-deseùs). Kn gravissant ce plateau , on trouve d'abord des traces d'une brèche calcaire, semblable à celle de la vallée du Cuiitione; au-dcssus de celle-ci on voit un grès calcaire jaunâtre G ^8. puis un grand banc de calcaire à Milliolites G 39 C’est une répétition des couches inférieures de Terra Se- >Ai(/a; .seulement sur ce plateau, le dépôt s'arrête au calcaire à Milliolites, tandis que, .soit dans la vallée du Cannoue, soit dans le reste du bassin de Gonnesa, le dépôt continue à se montrer et il ünit par les grès et les piiddingues.

c.>ir.iii.'. C'est encore dans le village- de Gonnesa que l'on ren- ^ contre les débris d’une brèche calcaire, de plusieurs

couleurs, pareille à celle vue près de la maison Brau à Terra Segatla. Celte brèche G 15 pourrait être utilement employée dans les arts, si elle ne contenait pas de. petits rognons Je quartz, qui empêchent un polissage uniforme. Nous n'avons'pu reconnaître à Comicsa son véritable rapport avec les terrains à lignite, puisque nous n'avons rencontré que des blocs isolés de cette roche agglomérée ; mais nous déduirons sa position par celle d’une brèche semblable, que nous signalerons bientôt ()ans la vallée de Monterecchio , près de Guspini. ,

fui» Pendant notre séjour à Gonnesa, en 1853, nous avons rcc rrc ir. plusicurs tcavaux de recherche , entrepris par suite

de l'engouement que la découverte toute fraîche du combustible avait fait naître.- A la sortie, du village, vers le nord, un nommé Puxeddu a fait une excavation Irès-superücielle, qui n'a traversé que des couches de calcaire et d’argile schisteuse, mais la roche silurienne s'est bientôt montrée et il a fallu abandonner la recherche. Deux autres puits, que nous avons visités à la même époque, ont été pratiqués dans la région de Fontana Mare. Celui

GONnm. poirrANA mabk.

du nommé Marras fut ouvert dans un lieu dK no}nos nieMas (les maisons noires). La corde en sparlo,. destinée à nous descendre^ ne nous ayant pas offert assez de sécurité, nous dûmes nous contenter d’observer par l’orifice estérieor l’escavation (|ue l’on pouvait voir à l’œil, le lonp des parois de ce puits; nous examinâmes en même temps les pièces qui composaient ce qu’en terme de mineur on nomme la lireliargr et nous y reconnûmes lès mèmès alternances dft roéhes calcaires argileuses et arénacées, accompagnées de lignite, qui furent observées près de Cworniesa; nous' y remarquâmes, en outre, un grès et un calcaire gris-bleuâtre, remplis de pÿrites fi 30. Le lignite est schisteux et de qualité très-médiocre fi 31 ; il parait se trouver à tft. mètres de profondenr de l’orifice du puits; ce qui dénote que la puissance de ce dépût varie d’un point â un autre.

â l’excavation Fossali, où nous n’aperçûmes aucune Puin trace de lignite', nous ne vîmes, dans les parois du puits,

(|ue des alternances de cenches calèaires et argileuses.

Os dernières sont d’un gris jaunâtre, comme celles du |Hiits précédent; seulement nous observâmes dans celte coupe un banc calcaire avec des grains de quartz.

Nous sommes, malgré nous, entrés dans tous ces dé- e<'iia'iinp..ruiK< lails, parce que l’on a beaucoup exagéré l’importance industrielle du bassin à lignite de Gonneta et que la spéculation et l'agiotage ont voulu le regarder comme un rrni' hoBsin hottilltrU Étrangers à toute question qui n’est pas du ressort de la science, nous nous bornerons à faire remarquer que la seule de ces localité qui, à notre avis, soit susceptible d’une exploitation sérieuse , c’est celle du bassin de Gonnesa, où fut faite la recherche de la compagnie Timon- Varsi; encore celte exploitation présente-telle un grand défaut, celui de forcer l’exploitant â enlever une quantité de matières inutiles, pour retirer quelques minces couches de lignite, séparées eulre elles par de bancs puissants de ralcaire et d’argile Partout ailleurs.

i59 r.BAP. %i. — TBBBAIN ÉOCiiNR.

OÙ He bassin csl> très -peu profond, on ne rencdnlre guère que de l’argile schisteuse noire , luisante et bilumineui'e, sans traces de ^véritable combustible.

xornen.: Lorsqu’on parcourt la côte occidentale, aU-delà<dii

Capo Pecora, après avoir doublé ce dernier vers le nord, on voit à plus d’un mille du rivage, dans l'intérieur des terres, un rocher formé de dépôts arénacés et calcaires,qui reposenL en stralilication. discordante sur le terrain silurien. Ce lieu se nomme Narroccio (I). Ce sont des couches de grès à fragments quartze.nx, recouvertes par des bancs d'un calcaire jaunâtre assez compacte, dans lequel nous n’avons pu découvrir de fossiles; cependant l'aspect seul de cette roche nous a engagés à ranger cc dépôt dans la classe des terrains -qui nous occupent, surtout par son rapport avec le calcaire auquel nous al* Ions passer.

v.iioo Au fond du vallon de Mouieveceltio , près de Gusjiiiii,

üf Uofiteêwc^io. • . t .• t I 1 ••Il

au point de séparation des deu.\ chemins, qui de la mine ^ de ce nom conduisent aux villages d’Arôn* et de Guspini, on voit, à gauche, un lambeau de terrain formé d'un calcaire compacte, qui est tout-à-fait pareil à celui vu à Narroccift, ainsi qu'à Fontana Mare, près de Gotmesa. Ce calcaire est également dépourvu de fossiles, il, est un peu crevasse ; ses couches sont dingées NO-SE et elles inclinent au NE; mais ce qu'il y a d'important à signaler, c'est qu’il est recouvert, à deux pas de là, vers- le nord, par des assises d’un grès rougeâtre, de couleur lie-devin et argileux, qui passe ensuite supérieurement à un véritable puddingue, formé de gros fragments de roche calcaire, cimentés par une substance calcareo-argileuse rouge.

PacMiniur Ce puddingue parait avoir eu jadis une grande exten-

citciir^. . . . i I I • I I •

-siOn, puisqu on en rencontre des lambeaux dans plusieurs

(I) VojM la.rarlp KPdtngiqiip.

VALLOK Mi MOKTEVBCCRIO. 95.'<

autres poinLs de ce même vallon, surtout vers l'ouest. En comparant le grès violacé de celle vallée C 3i et le puddingue à ciment rougeâtre, qui lui est associé (• 33, avec les grés violacés de (ioiiriMa, pris au pied de la montée du Koraijhf. de »a Sararen et avec les puddingues calcaires de Terra Segada et de (iotmesa fi'15, il nous fui impossible de ne pas assimiler les dépôts de ces trois bassins différents. Cette comparaison fort naturelle nous fournit par conséquent une donnée qué noos n’avions pas encore sur le puddingue calcaire fi 15. Noùs avions rencontré ce dernier, en blocs isolés et fraclun's, dans les deux bassins de Gnnnesa et- de Terra Segada, tandis que, dans le vallon de Mmleveechio, le mé.me puddingue se trouve en place et posé sur le géés rougeâtre fi 3«.

Ceci nous porte- encore à assimiler ces mêmes terrains aux puddingues du château de Giniusaguardi'a

l$n arrivant -de la mine aux village de Ciexpini, après avoir dépassé le conglomérat volcanique, on voit paraître fe granité et snr celui-ci un dépftt de calcaire compacte; ce dernier forme, tout près du pays, une butte conique, dont toute la cime est basaltique; on la nomme le Monte Crjtera. Nous nous réservons d’en donner une esquisse,

Kg, 107, dans le chapitre XV destiné aux roches basaltiques; nous nous bornerons pour le moment à dire que ce calcaire du Monte Cepera est un peu argileux et d’un blanc jaunâtre et qu’il est lout-à-fail semblable à un des calcaires du bassin de Gonnesa; mais ici il a été tout crevassé et il a pris une structure presque réticulaire, par l'influence du basalte fi 34.

Un peu plus loin, c’ésl-à*dire, à l’entrée du village Entrs.au de Guepini, où se trouve un four à chaux, ce calcaire prend une structure un peu cristalline fi 35, avec tous les indices d’une modification, due également au voisinage de la. roche basaltique. Au reste, ce calcaire et celui du Mdntf fVpern -voisin, sont évidemment la cOnlinuation de eehii que nous avons sfgnalé dans le

354 CHAr. VI. — TBABAIN ÉOC^iii.

vallon 4o Moulevecchio , qui y esl associé au grés violacf el au puddingue. • .

Eiiir» ■ Nous avons cru recoiinailrc un grès analogue à celui dr larrf^n., vonons dc faire mention, à l'entrée du village

de' Sai'daia, dc l'autre cùté dc la grande plaine du Camliiilauo. Lorsqu'on vient dc Guspiiii à Sardara et qu'on est près d'atteindre la grande roule royale el les premières maisons dc ce dernier village, on voit, dans un chemin rural un peu encaissé el en pente ..vers l'ouest, des gradins naturels el successifs, formés d'un grès , très-grossier, à pile rouge lie-de-vin, dont les principaux éléments se çomposenl dç schiste phyllade violet ou rouge el dc quartz. Ce grès, qui n'a rien de commun avec celui du terrain tertiaire dc Sardara, nous a frappé, à cause de sa grande ressemblance avec ceux du bas d'Escalajilami et de la vallée dc Mulargia, que nous avons signalés ci-dessus |>uges Ï33 et 234 el qui paraissent former en <|uclque sorte le point d'union du groupe éocène occidental de nie que nous venons de décrite, avec les dépèls à Cérilet d' Escalaptanu el à Nunimulite» du M. Carduja, dont il a été également question.

cr»i 11 nous reste à faire mention d'un grès, qui parait se rattacher à celui dc la vallée, qui va de Siliqua à Iglesias el que nous avons ■ rencontré sur le versant oriental du ilonle Olladiri dc Motfoslir. ('.e grès C 36 parait avoir subi l’influence du Irachyle amphibolique, dont se composent les collines de celle région; il pourrait bien appartenir au terrain dont il esl question dans ce chapitre, ce. qui indiquerait que l'ancienne mer éocène a occupé aussi une grande partie de la plaide du Campidauo méridional avant que l'apparilion des Iracbylcs en ces contrées eut changé la face des choses. Nous npus bornons à signaler l’existence de ce grès au pied oriental du Moule Ollatli'ri vers HssaHa, sans prétendre vouloir en tirer des conséquences. rigoureuses sur J’exlension ■ du terrain éocèm' dans ces contrées.

GORCLDSIOK.

Par le moyen des rapprochemcnls que nous venons d’établir ci-dessus, nous sommes portés à croire qu’il existe dans l’ile une espèce de succession entre les dépôts Nummuliliquef de l'est et surtout du Manie f ardiga avec ceux à Cérites et à Milliolites de la province A’tglesiat; l'intermédiaire de ces terrains serait le calcaire i\' Escalaplanu , où nous rencontrâmes le Cerilhium haccaUim, <|ui devient ensuite très-abondant à Terra Segada et à Gonnesa. Les puddingues violacés de la vallée de Miilargia au-dessous des villages i'OrroH et de Karri, vers le sud et les bancs semblables, de l’ouest de Sardara, se donneraient la main et ils lieraient ainsi les dépôts de l’est de nie avec ceux de l’ouest. Ceci nous ferait croire que les Niimmuliles d'Orosei et du. Monte Cardiga ferment en Sardaigne la partie inférieure du terrain de l’époque éocène ; et que les dépôts de l'ouest se sont développés successivement, en commençant par les calcaires à Cérites et à MüHoliles, accontpagnés des bancs de lignite de Gouneéa; et enfin que sur ceux-ci se sont déposés les autres bancs calcaires et les alternances de grès et de puddingues tels que ceux de Pesus, de Villamassargia ei de la vallée de Monlevecchio , qui semblent être les derniers termes de cefte formation. Ces terrains furent ensuite soulevés et dérangés à l’époque de l’apparition des Irachvtes anciens, dont ils ne contiennent- aucun fragment et qui leur sont visiblement superposés. C’est ce que l’on voit bien clairement au Monte Siroi, au monts Nareao, Essa'ei Murdeu, ainsi qu’au Noraghe de sa Saracca près de Gonnesa.

Ces gr^s et ces puddingues sont par conséquent, à nôtre avis, les derniers termes des dépôts de cette importante époque géologique,' que noos plaçons, dans l’ordre chronologique des formations de l’ile, entre la cessation du dépôt crétacé hippuritique de Gallelli et la formation du calcaire tertiaire moyen du noyau de, Monreale de Bnnaria, près de Cagliari, auquel nous allons passer

Conclusion

Dprnirrs lermct dp cettr série.

CoUmr Ae Monrtatf de Ciighar%.

Mj|ur Cbirlrr»*

25ti r.HtP. Vil. TKRR.UVH IflOI'.ÉVKS.

CHAIMinK VII.

- Terrain* l«*riiaiies inoyons

Le seul point de la Sardaigne où nous avons cru' reconnaître un terrain., qui puisse, avec connais.sance de cause ^ être rapporté à l’époque des dépôts tertiaires moyens, .c'est te noyau de la* butte de Monreale^ près de l’église de Nostra Signora di Boitaria, à 10 minutes an sud de la ville de Cagliari (l). Depuis bien des années nous avions soupçonné entre les roches dont se compose le Monreale et une autre gibbosité voisine (2), une différenec, essentielle; mais les rapports de gisement, que nous avions cru remarquer entre les calcaires de cps collines, nous, ont faK croire que cette différence était illusoirq et que tous ces terrains devaient être rapportés .à un seiil, le Pliocène ou Subapennin. ‘

Ce fut en t.Sol qu’un de nos amis et notre confrère en géologie, M. le major Charters, Anglais, ayant bien voulu nous faire une visite dans l’tle , lorsque nous y remplissions encore des fonctions peu compatibles avec les recherches géologiques, il visita la colline de Manreale, où nous l’avions dirigé pour y voir les traces de la brèoha osseuse ; il rècueillit alors, dans cette localité, ainsi que dans ces dépendances, une quantité de fossiles, qu’il ne jugea pas. avec raison, devoir appartenir à la formation subapènnine, comme nous.- penchions à le croire; il nous fit-parl

(1) Vojci la colline iiiarijucr A de m*lrc planche IV. * (i) Voycr. B jncinc planrhr.

COLLIXIE DE MOKEEALB 357

de se« doutes à cel égard; de son c6lé il peochail k. voir, dans l'ensemble de ces fossiles recueillis par lui, des restes de la faune crétacée.

Cette divergence d’opinions était naturellement faite pour exiger de nouvelles observations; ce que nous ne manquâmes pas de faire, â peine nous eûmes résigné nos fonctions officielles et que nous fûmes rendus à la vie privée. Tous les fossile^ que nous avons pu recueillir nous-mêmes, ou qui, venus de celle localité, se trouvaient déjà anlérieurcmcnl réunis dans les armoires du musée de Cagliari, furent mis à part cl communiqués à notre savant collaborateur de Pise; les pièces les plus importantes de ces fossiles furent même apportées par nous à ParLi, où nous les avons soumises à l’examen et au jugement des hommes spéciaux en paléontologie; enfin nous n'épargnàmes rien pour que la lumière se fit sur cette question.

Nous allons donner d'abord la vue de la colline (Te Monreale, prise de la ville de Cagliari'.

Fig. üO.

Monte Vrpino.

M» ReaU,

yV. S. di •

m noyau de calcaire miocène (pietra forte)-, p terrain, (erliaire pliocène ; ; dépôt quaternaire.

La roche dont il est question est un calcaire compacte, souvent très-blane; sa cassure est esquilleuse cl même concoïde 1 , il est sonore sous le marteau ; il prend souvent une structure -bréciforme, en conservant sa couleur blanche H i; enfin, il devient quelquefois d'un jaune assez vif//.'i; ce qui l'assimile en quelque sorte au Bro-

%'i*rificaUou*.

Viir

■Im itoHrealf.

Qualité ilr U roebf.

CIIAP. VII. — TEUAIVS MIOClillES.

Si posihnn f4olofù|ac.

Coupfft.

Docordaoce

cateUo d’Espagne. On se sert de celle pierre pour le décor interne et externe des églises de Cagliari, où elle est connue sous le nom de Plelra forte di Bomria.

En examinant avec attention ce calcaire sur place et surtout dans les carrières de la Pietra forte, on voit celte roche former un noyau allongé, dirigé à-peu-près dans le sens N 30® O, comme le- démontre notre planche IV, qui représente la topographie détaillée des environs de Cagliari; il est recouvert', soit latéralement, soit supérieurement, en plusieurs points, par le calcaire grossier marneux hlanc-jaunâlre , qui forme les collines environnantes.

• Nous donnerons aussi deux coupes, que nous avons prises en 1853 sur le sommet du Monreale, du côté de Cagliari. '

Pig. 51.

Nous pensons que les deux figures ci-dessus et celle 50 , suffisent pour démontrer la discordance de stratification de ces deux roches bien distinctes ; celle discordance se voit ensuite bien davantage, lorsqu’en partant du point culminant du Monreale, on s'inteme dans les grottes laissées par les carriers, qui ont enlevé le calcaire compacte plus ancien , pour leur usage et qui ont laissé subsister en place le manteau fortement incliné de calcaire grossier jaunâtre subapennin, qui le recouvrait. Ce qu'il y a d^ curieux à signaler en ce lien, c’est que daps le calcaire plus ancien du noyau de celle colline, dont les couches sont relevées presque verticalement, on rencontre

liONBEALB K CA«LUU. I&9

des grottes et d’autres cavités naturelles , dans lesqueües s’est infiltrée une matière ferrugineuse, qui a fortement colorié en. jaune tout ce terrain. C’est aussi dans ces cavités de la roche plus ancienne que, postérieurement à la formation du terrain subapennin , se déposèrent des couches de fer limoneux, très-argileux et les ossements, qui formèrent la Brèche osseuse, dont nou» parlerons dans le chapitre IX.

Si de la cime do Monreale on descend vers le sud , on Proiougemem peut suivre le calcaire tertiaire miocène jusqu’au bas, près de la mer, où il est encaissé dans le calcaire plus récent.

(.e terrain forme en ce lieu une espèce de barrage transversal, ou contrefort, entre le pied méridional du Monreale et la plaine des salines de la Paltna (1). La même roche reparaît plus au sud, au-dessus du bagne de San Barlolotneoj dans les mêmes conditions qu’au Mottreale, c’està-dire , elle y constitue un noyau bordé et recouvert par le calcaire grossier plus récent; mais elle disparaît bientôt .sous ce dernier terrain , au pied du fort de Sainl-Ignace (2).

.Ndus avons tâché de rendre visibles ces deux localités, par la figure suivante.

Fig. o2.

Tour et cap de S. Elia, Fort Sainl-lgnact.

Toordestign.

m calcaire miocène coquillier ^

P calcaire pliocène.

(f) Voyer pl. IV, lellre B.

(T, Voyez même planche, lellre C.

360 VHAP. Vil. — 'TEU4IIW ■lOGË’IES.

Le pelit monticule, qui figure au premier plan 'de la fig. '''‘ftire 'cu”'“* 52 ci-dessus, est le môme qui sé trouve indiqué par la lettre B dans notre pl. IV ; c'est un point très-instructif pour bien étudier les rapports réciproques des deux terrains; c.'est là précisément que nous avons été induits en erreur, il y a plusieurs années , en croyant d'abord que le calcaire grossier subapennin jaunâtre formât la base du calcaire . blanc compacte, ou bréciforme coquillier, dit Pietraforte-; mais les nouvelles études, que nous y avons faites avec ^ soin, nous ont démontré la préexistance de l& Pietraforte à l’autre- calcaire , qui s’est adapté dans les intervalles de la roche plus ancienne, pour la couvrir partout où elle a pu. Nous pensons que les figures 50, 5t, 52, que nous venons d'insérer dans les pages précédentes de notre texte, suffiront pour enlever toute espèce de doute sur la discordance de stratilication de ces deux calcaires différents.

Aüond.,ncc Ce nu'me contrefort -m placé au premier plan de notre

fit fossiles. , ‘ lit

figure 52, page 259 et qui est marqué B dans la pl. IV de notre atlas, est aussi la localité la plus riche en fossiles du terrain en question; presque tons ceux , qui vont figurer dans la note suivante , proviennent de cet endroit. Nous reproduisons cette note fplle qu’elle fut rédigée par notre savant collaborateur de Fisc; les plus importantes des espèces qui s’y trouvent, sont figurées passes soins dans notre planche G.

Noir Carcliarodon productus Agas. — C. aurieulatus Agas? — d. CCS foMiic. cinclus Agas. — S. sp. sp. sp. — Cancer sp.

— SerpuUi crassà? Bell. — Strombus coneideus Gral. — Roetellaria sp. — Fasciolaria sp. ; pl. G, fig. 6. — Fusus sp. , fig! 8. — Naesa labiosa Wood. — Câsei* sahurm Lk. . fig. 12. — Oliva Cluirtersi Mgh., fig. 7. — Conus Mereati Broch. — C. Noi Broch. — C. ponderosus .Broch. — C. Dujardiiti üesh., fig. 9. — C. Tarbellianus Gral.? — C. sp. — Cyprra Porcelets Broch — C. sp. NaUca crasstttina Desh. — N. sigarelitm Desh. — N.^Detboim Heb.

Digitizüd by C'i >Oglc

FIMSILB» MI0r.6NiSS. i(>l

— Sigareluü tlriatulus M. de S., üg. 1. — TurrilelUi ea- Uiedraliti Brug., fig. 5. — T. Iricarinala Brocli., Gg. 4. — T ' quadrifilkala Basl. , 6g. 2. — T. T»rris Basl., 6g. 3. — Haiiotis monlifern Bon.? 6g. 10. — Fûsurella clypeaki tirai., 6g. H. — iiaslrochama insigtiù Mgh., üg. 13. — Corbula

revoluta Broch. — Tetlinasp., 6g. 14: ArUiemit or~

bicuhri» Agas. — V>«i« Cliiotit Lin. — F. umbmaria Agas.

— F. vétula Basl., 6g. 15. — F, chtcla Agas. — Carilila JouantifUti Des., 6g. 16. — Corbis pecUinculus Lk. — Lucina leoniiui Agas. — Cardium mulUconlalum Broch. — Chaîna gryphina Lk. — Pectuncalus polyodonlus Broch. — P. sp.

— Area Noë Lin. — A. negiceta Mich. — A. clalhrata Basl., 6g. 17. — Mylilui .«p. — Litbodomus eompressux Mgh., 6g. 18. — L Irùnculus Mgh., 6g. 19. — Spondylus orbicularû Mgh., — 'Lima bonariensi» Mgh., 6g. 20. — Peclen scabrellus Ut. — P. sulcalus Lk., 6g, 21. — P. l*usio Lk.? — P. operciilarù Chem. P. solarium Lk., 6g. 22 a. — P. beneiliclus Lk. , 6g. 22 b. — P. lalissimus Broch.

— P. pyxidalus Broch. — Ostrea bellottaccina Lk. — O. eaUifera Lk. — Cladocora sp.

Slir les 67 espèces recueillies dans la même localité, si nous en exceptons 6, qui sont jugées nouvelles et qui par consé(|uenl ne disent rien et 13 qui ne purent être déterminées convenablement, il nous en reste 48, dont au moins la moitié sont- décidément propres au terrain miocène.

Il est curieux de voir que , sur un espace qui ne com|>le pas plus de deux kilomètres de longueur sur 200 mètres de largeur, il existe une bande de calcaire coiitpacle ou bréciforme, dirigée 'à -peu -près N30"ü, plus ancienne que le terrain qui la recouvre presque |>artout; cette bande a lro|i peu d'étendue et trop peu de largeur;* et elle est trop interrompue et trop recouverte, pour que nous puissions tirer quelque conclusion de sa direction actuelle, qui n’est peut-être •qu’apparente. Nous serions eepcndanl portés à croire que lors du grand mouvement du

l.cur r«nrlf‘rc

mior^iip.

Origiue

Autre* terriiu* mWcèpea de Tlle.

Sardaigne

«eplrotrionaje.

*i63 CHAP. VII. — TBBIAINS MIOCÜNBS.

sol de la Sardaigne, qui donna naissance à la vallée ou plaine du Campû/ano (I ] , il aura pu se former une ouverture ayant à-peu-près la direction NNO et que cette duverlure aura été envahie plus tard par les eaux de la mer de l’époque miocène, qui y forma une baie allongée dans ce sens. Telle est la seule explication que nous osions à peine proposer sur l'originif de ce terrain unique dans l’Ile de Sardaigne. Nous croyons cependant qu’il peut être rapproché d’un calcaire grossier, que nous avons remarqué au tap Ténés en Algérie, ou peut-être mieux, à un terrain de même nature, signalé par les géologues dans les environs de Lisbonne.

A partir de Cagliari pour aller vers le nord de l’tle, nous n'avons point trouvé de traces reconnaissables de terrain qu’on puisse avec une raison suffisante rapporter à celui du noyau du Monreale; nous avons bien observé en quelques localités ,. que le terrain subapennin renferme, avec les fossiles qui lui sont propres, quelques-uns de ceux que la science place dans le terrain miocène; mais la présence de quelques rares fossiles de cette catégorie dans un dépôt, qui est à nos yeux évidemment pliocène, ne .nous permet pas d’établir une distinction entre les différentes parties de ses assises ; c’est pourquoi nous nous réservons de parler de ces fossiles dans le chapitre suivant, où ils figureront à leur place straligraphique.'

Mais il existe, dans l’tle et même au sud de la Corse, un terrain de sédiment, postérieur aux trachytes anciens et antérieur aux dépôts suhapennins; or, comme l’apparition des trachytes anciens de la Sardaigne a certainement eu lieu après l’époque à laquelle se déposèrent les terrains à Milliolile* et à Cérites, que nous regardons comme éocènes et avant celle des dépôts suhapennins, nous en concluons que l’àge géologique du terrain qui

(I) Voyez la caiiF ^Polo)(ii|Dr el 11 fig 4 de la pl. II a.lignoCÜ.

TBMAIN D'BAV MIICB B'OKBIbI.

nous occupe et qui est tout-à-fait à part «les autres , doit

être celui où se fomiaienl les dépùts, auxquels on est •

convenu de donner le nom de miocènes. ,

Ce terrain est assez développé dans la Sardaigne septenlrionale et il a même été observé près de Bonifacio en Corse; il consiste, principalement en Sardaigne, en différents dépôts assez réguliers d’un lufà ponceux, qui contient du silex et même des indices de plantes; ailleurs c’est un calcaire d’eau douce avec ces mêmes plantes et des lits, ou des rognons, de silex p^ruraaque.. Comme l’origine première du lufà ponceux est considérée comme pluloni(|ue, nous renvoyons à noire chapitre XIII la des- • criplion de ces terrains, pour nous occuper uniquement ici des dépôts de calcaire d’eau 'douce à silex.

Le village d'0«c/iiri est placé dans une plaine, ou plutôt, Tr™»

dans un bassin entouré de niasses de Irachyle ancien et i-otcinri.

de granité. Le lufà ponceux, qui recouvre une grande partie de celle plaine, cède, «lans’ le village même, U place à un calcaire d’eau douce , dépourvu de coquilles; mais ce calcaire contient des traces de végétaux, parmi lesquels on reconnaît^ une plante que nous avons également rencontrée dans un dépôt considérable de lufà ponceux, près de Caslelsardo , dont il sera question dans notre chapitre XIII (1). Celle plante a été nommée par M. Meneghini Tiphàelopium plulonis; elle se trouve figurée dans notre pl. H, fig. t ; elle appartient à un genre rapporté •

à l’époque du terrain tertiaire moyen ou miocène.

Le calcaire d’enu douce d'Oschiri U* I est compacte et d’un blanc jaunâtre, il contient des lits très -réguliers de silex brun; en quelques points il passe à un calcaire très-siliceux peu épais, qui à sa partie inférieur^ -pré- , sente une surface réticulée en relief//* 2; ce qui parait annoncer que celle substance a été déposée sur un sol

^1) Voyez le ti“ b* 8 do nuire caUlogue. •

j64 CHâ>. VU. TBUAIN8 MHKIANBS.

uni, déjà crevassé à sa surface; il en csl résulté le moulage de ce dépôt supérieur sur les fentes préexistantes du terrain sur lequel il s’,est- adapté. Non loin de là, on voit sortir du terrain en question cl même du tulà ponceux, des troncs d’arbres dicotylédones, dont il est diOicile de pouvoir détoeminer le genre II* 3 ; ce bois est devenu bitumineux à l’extérieur et siliceux à sa surface; il y a .des troncs qui. dépassent le sol de 30 centimètres de hauteur. Ce même dépôt passe à une espèce de marne, d’un ^is brun, divisée, par de tninces couches, ou plutôt de feuillets de silex H* 4. •

tlalrairc & ftih*! • On trouve un calcaire d’eau douce semblable dans la vallée de Perfiigas. Le village de ce non» est en grande partie construit avec dés pierres calcaires stratifiées, qui alternent avec des bancs de silex et qui forment le sol du pays. Plus bas, vers le Oeuve Cogltinas et surtout sur le chemin que l’on parcourt en allant de Martis à Temjm, près de l’ancienne Scaffa, on voit des marnes feuilletées d’un gris sale, séparées par des couches très-minces de silex noirâtre 5; elles sont évidemment la continuation ‘ du terrain d’eau douce de Perfugas. Ce dernier s’étend de

ce village jusqu'auprès du château Doria; nous l’avôns même reconnu au-delà de ce point, dans la plaine de Santa Maria.

•Sik-i di. M«nis. Mais où il est plus facile d’étudier le gisément du silex

/ dont il s’agit, c’est dans le vallon, qui va du nouveau

pont sur lo Coghinas, vers le village de Martis. Tout le i ^ long de la rive gauche du ruisseau , qui coule dans ce vallon et qu’on doit remonter pour se rendre do Tempio à Martis, le sol est littéralement couvert de fragments et mêmelde blocs volumineux d’un silex pyromaque, poreux et carié , gris ou noirâtre. Ces pièces ne sont autre chose que les débris d’anciennes couches de terrain d’eau douce, ou ceux des veines de ce même silex, qui traversent le tulà ponceux. Cette dernière substance ne tarde pas à paraître lorsqu’on approrhe de Martis; là elle est également

MAKTM, CAMrO MBI>.

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acrompagnée d'un dép6t de calcaire siliceux, avec des indices de plantes cl quelques petits Planorhis.

Nous nous réservons de décrire en son lieu le lufà Tufj potirrai, ponceux dé ce village; nous dirons seulement qu’il est manireslenient postérieur au trachvle ancien, dont sont formés les -monts des environs et qu’il supporte en stratification discordante les bancs du terrain tertiaire subapennin. Celui-ci présente, au Muntefranco de Marlit, une faille dont il sera question ci-après (1). Il est bon de -faire remarquer que le tufà ponceux de cette localité, traverse par des veines de silex , se trouve précisément placé sur le versant SE de la grande masse Iracbylique de Nuiri: tandis que la base NO de ces mêmes monts est recouverte, près de la mer, par le dépôt de tufà .ponceux des environs de Castelsanlo, où se rencontrent aussi des veines de silex et les mômes plantes. observée^ dans le calcaire siliceux A'Osdiiri.

Il nous reste maintenant à faire mention de certaines M»nri marnes grisâtres, qui contiennent des débris de plantes carbonisées, auxquelles nous n’avons malbcureusement pas fait, ..dans le temps, une grande allenlion; on les rencontre sur la roule royale, entre Goilrungiatms et Saiaari, dans une espèce do .plaine dite le Campo Mêla; elles reposent également sur le lufà ponceux. Elles supportent la masse du terrain tertiaire subapennin. On voit ces bancs marneux former les parois de la roule royale de Cagliari à SasMri, à la hauteur, ou plutôt, au bas des villages de Cargeghe et de d/uro.t. L’analogie, qui existe entre la position géologique de ce terrain et celle des dépôts dont nous venons de faire mention ci-dessus, nous a fait penser que ces marnes ne doivent pas être confondues avec le terrain tertiaire supérieur. Nous sommes portés à les assimiler aux -tufa^ ponceux et au calcaire d’eau douce.

du Cnnipo htfta.

(I) Vo)M cliap. VIII, ûg. 50, pagi> ,HI.

GHAP. VII. — TKUMN8 IIIOCÊNB8.

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avec du silex el des débris de végétaux dont nous avons fait mention jusqu'ici. Nous ajouterons à l’appui de celle opinion, que, dans ce même Campo Mêla, le tufà ponceux est placé entre les Irachyles anciens el les couches du terrain subapennin, comme il esl facile de le voir en suivant les deux chemins, qui conduisent de la route royale à Ploaghe. C'est encore à l'entrée de ce village , du cdté de l'ouest, que l'on rencontre des troncs de bois bitumineux el pénétré de silice 7 48(4), qui ont le même gisement de ceux que nous avons déjà signalés, non loin de là, dans le village d'Oschiri.

d?T'iu“rur marnes grisâtres du Campo Mêla furent mises à

•srceiMpdi. découverl, lorsqu'ou travaillait à la grande route; depuis lors nous n'eûmes plus occasion de les étudier, mais nous les signalons à l’attention des géologues qui visiteront un jour ces contrées; car nous pensons maintenant qu’elles ne doivent pas être confondues avec le terrain des villages de Muras el de Cargeglie, que nous rangeons dans les dépôts subapennins.

fomUm pmiiai. Ces mames contiennent, comme nous l’avons dit, des restes de plantes carbonisées., qui nous ont paru devoir être rapportées à la flore de l’époque miocène; malheureusement les échantillons, que nous y avens recueillis en 4824, furent confiés à des personnes qui confondirent les étiquettes el ils furent perdus pour la science.*

(1) Dana notre olalogue, cette pièce 7 48 figure dans tes terrains inbapenninaj pent-ètre il aurait été plus convenable de dni faire place après l’échantillon 77* 6?

FOKMK BT BI1IRC-.TIO<\ BV DBMT SVBtBBVTI^.

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