‹ Voyage en SardaigneChapitre 30 sur 84 · CHAPITRE VHI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VHI

Terrain tertiaire tubtpennin ( Pliocène).

Si l'on jelle les veux sur la carie Béologique de notre Fom

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allas et surtout» si Ton examine attentivement la ng. 7 du<updt

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de la planebe 11 b, on voit que le terrain» dont il est question dans ce chapitre, forme tout le long de la base de la grande arête granitique et schisteuse de l'tle, du cAlé de l'ooesl, une espèce de canal allongé et étroit, qui d'abord prend une direction N-S, pois «elle NO-SE, en faisant, vers le couchant, un coude obtus, qui est le seul point où ce dépùl ne soit pas encaissé dans les masses des roches préexislanles.

On verra également par cette figure 7, que la P**"''® septentrionale de ce canal est, pour ainsi dire, ouverte >■>»«<>' dans la grande masse du trachyte ancien , dont plusieurs Ilots paraissent par-ci par-là au milieu <fu terrain subapennin ; il en est de même de plusieurs groupes, de monts trachytiques plus récents. Dans la partie méridionale de ce même canal, le trachyte ancien est, au contraire, assez éloigné du terrain tertiaire supérieur; mais en revahehe on y voit des Ilots de trachyte amphibolique et phonolitique, qui y ont formé des espèces de traînées, exactement dirigées dans le même sens NO-SE.

Tl’est pourquoi , en nous appuyant sur plusieurs autrés Épmia. observations, nous croyons pouvoir en conclure que la mer, qui déposa les terrains tertiaires dont il s’agit, n’a envahi la Sardaigne que lorsque la grande masse des trachytes anciens avait déjà été démantelée dans son milieu septentrional par une cause quelconque, ('.elle cause nous

tlHAr. VIII. TBARAIK PLIOCÈNE. .

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parait dnvoir êlri- rapportée à l’apparition des Irachyles amphiboliques et phonoliliques , qui seraient venus au jour entre les premiers et les derniers dépôts de l’époque subapennine. Nous nous réservons d’entrer en ces considérations dans le chapitre XVJI de celle S""" partie.

L’élude des fossiles du noyau miocène de Monrtaie de Boiiaria près de Cagliari, dont il a été question dans le chapitre précédent, cl surtout la différence bien marquée de stratification, qui existe entre la roche de ce noyau et celle du calcaire grossier qui la recouvre, 'sont des arguments suffisants pour nous engager à placer sans hésitation les bancs supérieurs de ce monticule dans la formation subapennine; puisque c'est ce terrain qui. daps l'ordre géologique des dépôts te.rtiaires vient immédiatement après celui qu’on est convenu de nommer tertiaire moyen, ou miocène. D’ailleurs, presque tous les fossiles, que nous avons recueillis dans le dépôt dont il s’agit maintenant, nous conduisent directement à la même conclusion. C'est par conséquent un double avantage pour nous de commencer ce chapitre par le point le plus méridional de nie, qui est en même temps. le plus caractéristique, à cause de ses rapports avec un dépôt immé-. dialcmenl plus ancien.

La presqu’île de S. Elia, au sud de fa*, ville de Car//tari (dont nous avons donné une vue dans notre fig. 52, page 259 ci-dessus et donl^on peut voir le plan dans nolrè planche IV ), est essentiellement formée d’un, dépôt unique ((). Comme les assises de Ce dépôt sont visible-, ment inclinées vers le SO ; nous les décrirons, en parlant de l’est, tout contre la mer. Lorsque les eaux de celle-ci sont basses et que l’on peut circuler au pied de la grande falaise qui regarde le NE, on peut voir d’a-

(i) >ouü raiumt alitlraclion du noyau de terrain miocène de la liaae du fort île Suinl-lgnacr , dont neu» avnni Tait iiienlioir p. SS9.

KBSQV'ILE >E E. ELU. ■

bord dos bancs d'nn grès sablonneux, verdàlre i 1 . contenant quelques rognons de fer bydralê. Nous signalons ce dépôt , parce que nous aurons occasion «l'en retrouver de semblables à la- base du même terrain , dans d'autres pointe de nie,.

Au-dessus de ces bancs de grès jaUne-verdAlre, vient sanci iu|)«rieur*. une couche de grès grossier à ciment calcaire, remplie d'uoe multitude de fragments de quartz et de feldspath rouge, qui proviennent évidemment des monts granitiques voisins t i. Un grès à grains plus fins succède au grès grossier et il passe insensiblement à un grès friable, qui prend même l’aspect de sable incohérent ; sut ce dernier, on voit s’adapter, en stratification discordante, un calcaire marneux, qui est recouvert par un calcaire grossier, blanc ou jaune isabélle-clair, dont les assises supérieures prennent une plus grande compacité. Voici la coupe de la partie orientale de cette presqu’île de S. i i

Tig. 53.

ÿ/* grëi verdàlre ■vec des rognons rerrnginenx ; g grès' à 'gros ctémenls de quartz et de débris de roches gmnilîqnes', q' le. même pins fin; e calcaire marneux; c' calcaire grossier, Uaoc on ia»nàtre, pins fin; f dépôt quaternaire. .., ,/

Toutes ces assises sont dirigées à.>'pen-près du NO au Direction SE, avec une inclinaison de 14° aoi SO. Comme cette presqu’île est traversée par une espèce de vallon dans le sens N-S, elle se trouve naturellement partagée en deux parties dislineles; r’esi poiirqimi, à l'extrémité méridionale

CHAF. VIII. — TKUAIN »LH>C6NB.

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