‹ Voyage en SardaigneChapitre 4 sur 84 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

^ ^ Gnrin el Schitles crisUllias.

INI ' ’ " ■ ■'•

INous commencerons l'indication des roches cristallines

Iruillclées ou stratifiées de la Sardaigne par celles

constituent en quelque sorte son massif centrai le plus

élevé ( c’esUà-dire, par le groupe des monts du Getuiar-

f/enlu, point culminant de l’Ile. C.e groupe, qui est gra-

nititiue à sa baso septentrionale, est formé d’un schiste

} CHAP. I. — ROCHES CEISTALLINBS.

ÿ;ris trèS'Ulqueux, finement feuilleté et satiné I (1); il conserve à-peu-prés toujours le même aspect, c’est-àdire, il passe fort rarement au schiste micacé et jamais au gneiss, malgré son voisinage des granités qui se trouvent en contact avec lui en quelques localités; il est traversé par des filons de quartz , qui paraissent l'avoir pénétré et fortement tourmenté

Âritao, TûHara, On trouve principalement le schiste talqueux très-feuil- • ’ leté à la montagne de Fonlana rnngiada, au-dessus d'i4rilzo et dans celles qui dominent le village de Tonara; ' cette roche constitue également le sol de /tcm/o,qui est après Fonni la population la plus élevée de l’Ilc; Desulo se trouve à 888 mètres d'altitude, la Punta Muggianedda (li Gennaflores, qui s'élève au-dessus du village de Tonara, • en compte 1498 et Fonlana cnngiaila 1507. Ces deux montagnes forment une ceinture à la hase occidentale du Gennargenlu; à Fonlana congiada, le schiste passe au phyllade et il se rapproche, de celui de Gadoni, dont il sera question dans le chapitre suivant.

Ces deux chaînes latérales, qui s’élèvent au pied du Colosse sarde, ont à-peu-près entre elles la même direction, sur l’alignement de laquelle se trouve également la petite chaîne de Monte Perdedu, au-dessus de Seulo, de l'autre côté du Flumendosii. On voit fort bien cette direction dans notre grande carte de l’Ile; elle est parallèle à la plus longue et à la plus considérable des crêtes du Mont Gennargenlu.

Les schistes du mont d'i4ril:o sont dirigés du NE au SO, ils plongent au NO; ceux qui se trouvent en face de ce village et (|ui supportent le rocher jurassique du

Alignement drt chilnee.

Direction aIci eebutes.

(I) >ons nverlissons le lecteur que, lorsqu’il nous arriver» de citer des roche» qui font partie de notre collection , nous donnerons tout simplement dans le texte la lettre et le numéro qu'elles portent dans le cataloRiie.

MONT GBNNABOBNTO.

Tessili, dont nous parlerons en son lieu , vont également dans le même sens. .

Si de Desulo on se dirige vers la cime du GennargetUu, piiun on renconlre bientât un KIon formé d'une espèce de por- arapf^olique. phyre amphiboliquc qui traverse le schiste talqueux dans le sens NO-SE, inclinant au SO; tandis que le schiste conserve son allure NE-SO et son inclinaison au MO; ce lilon se montre sur les crêtes et dans les ravins et bientêt il se perd dans le massif de la grande montagne, où nous ne tarderons pas à le retrouver.

De Desulo on arrive, au bout de près de 3 heures de oo» a* an.iKii montée, sur le point culminant de toute l’fle; c’est là que nous plaçâmes notre signal trigonométrique, qui se trouve à une altitude de 1918 mètres. Cette cime porte le nom de Bruncu de Spina (butte, cime de l'épine) ; la vue dont on jouit de cet endroit est difficile à décrire; nous oserions la comparer à celle qui se déroule du sommet du mont Eina que nous avons également visité ; il nous suffira de dire qu’on voit la mer de trois côtés différents de l’tle; vers le nord, la chaîne transversale du mont Limbarra, qui couvre la vue du détroit de Bonifacio et qui empêche de voir la mer de ce seul côté, forme un premier plan à toute la grande masse de la Corse; celle-ci, vue do oc point, semble faire un tout avec la Sardaigne. Nous avons vainement, et à plusieurs reprises, cherché à voir la côte d'Italie du sommet de cette montagne.

Le sol du Bruncu de Spina est formé de schiste talqueux Sa compoutioD. gris-verdàtre A et ce n’est qu’au pied septentrional de cette cime, pour aller vers Fonni, que la roche passe au schiste micacé; ceci se voit surtout vers le Monte Spada où parait le granité; il est bon de remarquer que ce schiste micacé du Monte Spada conserve la même direction NE-SO, qu'ont les schistes talqueux do Gennaiv/en/u ; en ce point ils inclinent vers le SE.

Avant de passer à la description des autres membres du Grant de la Sardaigne, nous croyons utile d’en donner du

Filui)

dr porphyrf* rougp.

Su Sclusciu.

4 <UIAP. I. — BUCMBA CBISTALLIBKK.

un (lia^rauime, que nous avons ébauché de la cime du mont de Foiitam foiigiada, c’esl-à-dire, de l’ouest.

Fig. 1.

iNoril. Sud.

a cxtDt âe Bruncu de Spina f h Punta Florisa ; c c'imt de Su Sciusciu ; d base de Su ScîujciUt où sc trouvent les fragments de porphyre ^ e rocher jurassique , dit T’offri de Irgini (de la vierge).

Si du signal Irigonomélrique de Bruncu de Spina a, on se dirige vers le sud, en suivant la crête, on ne tarde pas à rencontrer un filon de porphyre rouge a', qui passe à la pegmatite » *8 ; il traverse le schiste talqneux et il est, comme ce dernier, dirigé NE-SO. Ce porphyre est tout-à-fait semblable à celui que nous signalerons dans le chapitre XI et qui perce à travers les schistes et les granités de la province d'Ogliastra voisine.

Le schiste talqueux continue à se montrer le long de cette crête jusqu’au point d; mais lorsqu’on arrive au col, le schiste devient très-tourmenté et il renferme des fragments anguleux d’un porphyre rouge pareil à celui du filon ci-dessus. Bientôt on se trouve au pied d'une cime conique c, qui est toute couverte à sa base de fragments anguleux d’une espèce de prology ne rouge a *9, dont se compose tout le cône; ces fragments sont très-mouvants et entassés les uns sur les autres, ce qui rend l’accès de cette cime très-fatigant; ils donnent à tout ce monticule l’aspect d’une ruine de château, et c’est de là que vient le nom de Su Sciitsciii, qui en langage du pays signifie

«ONT OBNNAaCBNTU.

une ruine. Celle bulle a pris une forme conique par le lassemenl de lous ces fraftmenls qui en constiliient le manleau exlérieur; son allilude esl de 186S mètres.

Nous avouons franchemenl que la première fois que PrrB.i*r« viiii. nous visilàmes celle monlapne, en 1822 (époque à laquelle nous élabllmes noire bivouac à-peu-près au point d de noire diapramme, mais à 100 pas plus bas), nous fûmes frappés de trouver dans le schiste des frapments anguleux de ce même porphyre a' qu’un peu plus loin nous avions vus en place à l'élat de tilon dans le schiste, .\yant eu occasion d’y relonrner depuis à plusieurs reprises, nous eûmes soin de compléter nos recherches sur col endroil intéressant et nous reconnûmes que le schiste, qui au pied du Sriiisciu contient des fragments de porphyre, esl un accident purement local , circonscrit an point de contact du schiste lalqueux (qui forme le vrai manleau de toute la masse), avec la prologyne syéniliquc de la bulle conique du Sciiitciu. C’est tout simplement un schiste remanié et même pénétré par la substance rouge feldspa- Ihique du porphyre qu’il enveloppe, comme le démontrent clairement les échantillons «*10, 11, 12 de notre collection; ceux-ci nous ont semblés trop intéressants pour ne pas les reproduire ci-dessons (1).

^1) originaux de rrs Iroia pièces font partir de notre col« lerlion déposée au Musée royal de Turin.

r.HAP. I. — ROCHES CRISTALLINES.

ÉclitQlilU>ii a*io. Le n° 4 représente l'échantillon a * 10, composé de la protogN'ne qui forme I» masse du Sciutciu; nous l’avons recueilli à la base septentrionale de cette bulle, à côté des schistes. On y voit celle roche syénilique c c e e envelopper des fragments anguleux du même porphyre rouge a a a, que l’on rencontre, en filon a', vers le Bruneu de Spitta; on y voit également de grosses pièces du schiste b. Tous ces fragments conservent leurs angles vifs et non émoussés, ni arrondis; ce qui prouve qu'ils ont été arrachés d'un lieu voisin ; il est fort probable que les pièces a a a de porphyre rouge appartiennent à un autre filon, qui doit se trouver là tout près et qui n’est pas venu au jour.

écbaniuioaa‘11. Le 0° 2 csl la reproduction d'un de nos échantillons marqués a * 1 1 dans notre catalogue ; on y voit d’autres fragments anguleux du même porphyre rouge a a enveloppés dans le schiste lalqueux remanié b b; il contient également des fragments et des noyaux de quartz blanc, qui paraissent provenir d’une masse quartzeuse préexistante.

ÉchtniiiioDi'o. Le n° 3 est la réduction de notre échantillon a* 12;

il représente une pièce de schiste talqueux formée de couches très-minces et alternantes de feuillets schisteux et d'une substance feldspathique rouge, qui nous semble être celle du porphyre fracturé et enveloppé.

Scbiite reoMPië. Il nous parait clair que le schiste des deux échantillons a* 11, 12, ne peut pas être le même qui un peu plus loin est traversé par le filon de porphyre rouge et qui forme la masse principale de tout ce groupe de monts; or, comme la prologyne syénilique, avec laquelle ce schiste se trouve en contact, renferme également des fragments de porphyre rouge, nous pouvons en conclure que c'est à la roche syénitique qui a formé le Setusetu, que l'on peut attribuer tous ces curieux accidents, savoir, le remaniement du schiste talqueux , la présence dans ce dernier des fragments anguleux de porphyre et la péné-

BIHBCTIO^ WS ftCHlSTBft.

Rorhe*

d'Igr» diH'ér^uli.

Iralion de la matière feldspalhique dans le même srhiste remanié n° 3.

Noos avons dans cette localité l'indication des différents âges des roches qu’on y rencontre ; c'est d'abord le schiste talqueux , que nous n’osons pas nommer primitif, puisque plusieurs motifs nous engagent à regarder cette roche comme une modification des schistes siluriens; en second lieu , il y a eu des filons de quartz qui traversèrent ces schistes avant l’apparition des porphyres rouges ; tes fragments arrondis de ces filons quartzeux se trouvent dans notre pièce «*14; puis a paru le porphyre rouge a' qui traversa en guise de filon les deux roches précédentes ; ce porphyre fut ensuite disloqué à son tour par la protogyne syénitique d, qui forma la butte conique du Seiusâu ; et qui probablement influa sur tout le relief de la masse actuelle du Gennargmlu.

La direction des schistes talqueux de cette montagne est assez constante, elle va NË-SO ; mais leur inclinaison varie comme celle des pentes, ce qui provient évidemment de la forme en manteau, que prennent ces schistes, qui furent poussés par 1a roche granitique ; celle-ci parall les avoir soulevés avant l'apparition du porphyre rouge.

Cette position du schiste en guise de manteau se voit clairement au Bruneu de Spiua, oii celte roche feuilletée, toujours dirigée NE-SO, incline au SE dans le versant oriental, et au NO du c6té opposé (4). A partir de celte cime, lorsqu’on descend vers Aritto, le schiste continue toujours dans la même direction, avec des inclinaisons variées.

En arrivant an col qui conduit à Uetulo, et avant de Filou ■y^nitiquo, prendre une petite montée par laquelle passe le chemin (|ui descend ensuite à Ariüo, on retrouve le grand filon (le porphyre amphibolique dont nous avons fait mention.

Dir^ciiou (Ira irhitlrs.

(1) Vnyp7 ces rlirerlinns «lans notre carie {géologique.

Diyitized by GoogU

i'MAP» I. — ftOCHES CAISTAIX1NE8.

FunUi Fforùa.

Troiâ cimes du (iennmrgenttti

Flinc oheulal.

Schiitet et grapilri.

pa^'e .i, en parlant de l'ascension au Gennargenlu; il es) encaissé dans le schiste talqueux. Nous sommes portés à croire que c’est le même filon qui constitue la cime du Sciutciu, où il se montre à découvert; tandis qu’au pied occidental du grand massif, il ne fait que paraître et disparaître ; mais toutes les fois que l’on rencontre un ravin profond le long de cette ligne, ou une gorge, la roche dont il s’agit, vient au jour à travers les schistes; elle y forme un filon dirigé NO-SE.

La crête du Gennargenlu se prolonge au sud de Seiuteiu jusqu’à une autre cime, dite Putila Florisa, qui compte 4869 mètres d’altitude; de ce point la montagne descend p^r une pente rapide vers le lit du Flumendosa. Il est probable que la crête, qui court du Sciusciu à Florisa, soit l’effet de la prolongation souterraine du filon de porphyre amphibolique, puisqu’elle va dans la même direction que celle des différents points où cette roche syénitique se laisse voir sous les schistes.

Le mont du Gennargenlu se compose donc de trois cimes principales: le Bruncu de Spina, le Setusetu et la Punla Florisa. C’est sur ces sommités que la neige se conserve jusqu’à 1^ fin du mois de mai, ou jusqu’à la moitié de juin au plus tard, pour reparaître à la fin de septembre; il arrive quelquefois qu’elle dure toute l'année dans quelques crevasses exposées au nord, mais ces cas sont rares Lorsque ces cimes sont libres de neige, elles deviennent le séjour favori de nombreux troupeaux de mouQons, que nous, avons toujours rencontrés dans toutes nos ascensions sur le Gennargenlu ; on y voit voltiger le Choucas des Alpex et planer le Gypaète barbu.

Le flanc oriental, du colosse sarde est également formé de schiste talqueux. Le ruisseau de Perda é euaddu (pierre du cheval), qui descend du col de Corr-ê-boi et qui longe tout le pied de la grafade montagne du cêté de l’est, sépare le schiste du granité; cette dernière roche domine vers Villagrande et ViHanuona Sirisaile; mais le schislc

COBB-ft-BOI.

continue à se montrer jusqu'auprès du villa|;e d'/lrsana. Les monls Armidda, Trieoli et Coachusoni, que l'on peut considérer comme une suite de petites chaînes isolées, forment des saillies au bord du bassin granitique de VOglitulra; ils sont tous dirigés le long d'une même ligne, qui court à-peu-près NNO-SSE. Cette espèce de bourrelet schisteux continue à se montrer vers le nord dans le prolongement de la même ligne, le long de laquelle on voit surgir le Monte hiollo au-dessus d'^rxaim, le Monte Isadili au-dessus de Villagrande et le Monte Allori près do Talana. Tous ces monts, qu'on peut voir en détail sur notre grande carte, sont schisteux, entourés de granité ou supportés par cette roche.

On peut dire, en général, que tout ce qui se trouve à l'est de la ligne formée par ces nombreuses crêtes, plus ou moins égales en hauteur, est granitique; du c6té de l'ouest, ce sont les schistes qui dominent, quoiqn'^en plusieurs endroits ils cèdent la place au granité. En un mol, VOgliaslra inférieure et orientale est granitique, tandis que l'Ogliasira supérienre et occidentale est esscntiellemeni schisteuse. Les âeux terrains sont ensuite traversés indistinctement par des veines de quartz et par des filons eiiritiques, pprphyriques et diOritiques, dont nous parlerons dans un autre chapitre. Nous n'oublierons pas cependant de noter que le Motde fdol/o,- qui domine le village d'ytriana, contient des bancs de calcaire gris semi-cristallin, qui alternent avec le schiste. Ce calcaire passe au marbre bardiglio gris-blanchâtre, analogue à celui de Mandas ol de Silanus, que nous oc saurions séparer des terrains siluriens , comme .nous le dirons plus tard.

Mais le lieu où l'alternance du calcaire avec le schiste talqueux est surtout bien marquée , c'est sur la cime orientale du col de Corr-é-boi (t), .dite Gibinari; peul-

(I) t.r nom de Cnrt-r-hni (corne de hipuf), fnil alliiüion à la

OsHattra

orif'tiiülc

rt

Corr^^’hot.

OUser\~ation< (II* M. Ftiurnet.

lU UHA». I. — aOCHES CBISTALLIXBS.

être en esl-il <le même de l’occidentale , dite Armaria, que nous n’avons pas. eu le loisir de visiter. I>ans la première, le schiste talqueux alterne avec des couches de marbre ripolin et de calcaire bleuâtre ; le cipolin est jaunâtre et un peu micacé A 3 ; le calcaire A 4 e$t talqueux , d’un bleu foncé, avec des veines spathiques blanches. Ces roches sont dirigées à-peu-près comme les schistes de tout le massif de la montagne, c’est-à-dire, elles vont NE-SO; elles inclinent au NO ; près de là se trouve une mine de plomb cultivée depuis quelques années; elle est encaissée dans un Blon de baryte sulfatée , dirigé NNE-SSO. Nous nous arrêterons à ces indications , car il n'entre pas dans le plan de ce volume de traiter des gîtes métallifères de la Sardaigne, qui ont fait le sujet d’un savant ouvrage publié récemment par M. l’ingénieur des mines C. Baldracco (I).

M. le professeur Fournet, qui a visité cette mine en mars 4856 et qui a bien voulu nous communiquer les observations géologiques qu’il a faites en eette course, considère les schistes de toutes ces montagnes comme rangés dans l’ordre suivant, de bas en haut;

« 4® Schiste argileux non fossilifère, reposant directe- « ment sur le granité et dominant par conséquent sur les « plateaux, où il forme des montagnes.

« 2° Dolomies et calcaires cristallins plus ou moins « schisteux, accompagnés d’ardoises et formant une nappe « assez épaisse, notamment au Corr-è-boi et aux environs.

rorme de ccUc montagne , qui préacnle de loin sine dépreuion flaoqnée de deux cimes, ce-qui a pu donner l’idée des cornes de bœuf. Ce col a 1971 mètres d’altitude dans son point le plus bas, qui est le passage obligé de ceux qui seulent pénétrer de la province à'Ogliastra dans celle de Nuoro , sans passer par le chemin bien plus dinicile de Silana.

(I) Ctnni tulla cnttituzinnr mtlnllifrrn itrlln Siirilfgtia, i/i Hitli/mcrn, Tarinn 18.74.

BCBISTES BB k’OGLUSTBA.

U 3” Schistes siliceux micacés, qui ne peuvent être « confondus avec les vrais micaschistes et les gneiss an- « ciens, puisqu’ils reposent sur les calcaires, qui eux- « mêmes gisent sur les ardoises. Ces schistes, fortement « crevassés, attaqués par les intempéries, présentent un « aspect- rocailleux fort remarquable , d’autant qu’ils for- « ment le couronnement de la plupart des pitons de la « contrée.

U Ces trois gisements de roches sont en stratification « parfaitement concordante et ont été soulevés du même « coup par les éruptions granitiques. Ce soulèvement sin- « gulier est subordonné à l’érection du Gettnargeniu, de « telle manière que du côté de Corr-i-bci jusqu’à perte U de vue dans cette même direction, on voit toutes les « couches redressées de la même manière , le schiste ar- « gileux étant dans les concavités et les schistes siliceux « formant les pitons , notamment les deux cornes de Corr- • i-boi. «

Après avoir passé ce col pour aller vers Fonni, on suit encore pendant quelque temps le terrain schisteux, qui alterne avec le calcaire et même avec une espèce de grauwache violacée, que nous soupçonnons n’être autre chose qu'une roche silurienne modifiée. Quoi qu’il en soit , le granité domine bientôt exclusivement , il forme presque tous les territoires de Fonni et de Mamojada; mais les schistes cristallins ne continuent pas moins à se montrer vers l’est, où nous Iqs retrouvons ci-après.

Le seul lambeau schisteux,, que nous ayons rencontré sur la côte de la Gallura, se trouve dans l’isthme qui sépare le Capo Figari de l’ile mère; là cette roche prend une apparence micacée et elle passe à une espèce de gneiss, qui forme une couche intermédiaire entre le granité et la dolomie du cap Figari. C'est d’abord une pegmatite un peu micacée , à gros éléments A 5, sur laquelle repose une couche à plusieurs feuillets d’une espèce de gneiss quartzeiix A 6, qiû, à son tour, se trouve en contact avec

rniM>re

((raufvaclir.

h(bm« c*p Figari.

CWkP. I. KOCIBS CBfSTALLINBS.

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»rhul« ' aiMpltilK>liqnr.

.V. TVorforo, iUiiolo, Fréramit !m Calrttt^

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