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Entre SiMifCoia el Orot^i.
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la (lolomir, c’est-à-dire, avec la partie inférieure du terrain crétacé. Ce gneiss a une direction coüstante du N 1 0° O au S i 0" E , avec une forte inclinaison vers l'Ë 4 0° N. Nous donnerons une coupe de ce terrain dans notre chapitre V, destiné au terrain crétacé (voyez cap Figari) Gg. 40, il.
Dans la même région , près d’une anse granitique, dite la Marinella, on voil le schiste passer au gneiss, y devenir micacé et y former comme un Glon vertical dans le granité , dirigé NNO-SSE ; on le dirait soulevé pàr le granité qui M’enveloppe. ' En d’autres points, non loin de là, le schiste devient amphibolique, il se fond pour ainsi dire avec le granité et la pegmatite , qui constituent la totalité des roches de la Gallura. Tous ces terrains sont traversés à la Marinella par des Glons de quartz blanc, dont la direction moyenne est également celle de NNO au SSE, tandis que le granité, ou plutôt la pegmatite, y affecte une espèce de stratiGcation , ou, si l’on veut, un faux elirage qui paraît aller NO-SE.
En revenant sur nos pas le long de la même cête orientale, après avoir parcouru un sol exclusivement granitique, ofi rencontre les schistes cristallins à S. Teodoro dOvoddê, pois à (Htiolo. Non loin du cap de ce nom, en face de l’église de S. Anna, ces mêmes roches forment, à un mille de la mer, les dangereux écueils des Pedrami, dont nous aurons occasion de parler dans le chap. V. Dans -un lieu dit La CuleUa et à S. Lucia, le schiste devient très-grehatifère ; dans celte dernière localité il est dirigé NE-SO et il plonge au NE; sur le chemin direct, entre Posada et Sinûcola, cette roche est presque toujours dirigée E 30® N - O 30* S; elle continue aussi à se montrer sur la cOte jusqu’au Capo Comino,> qui est granitique.
* .En allant de Ssniseoia à Orosei par le chemin qui borde la mer, on voit le schiste cristallin traversé, ainsi que le granité, par de puissants et de nombreux liions de quartz;
ERlVMOftS INU CAP PIGARI.
il passe au schiste micacé et même à une espèce de gneiss^ Entre le village de Sinûcola et le Motile Remule, dont la base est granitique, le même schiste forme des collines basses arrondies; la direction la plus générale de ses feuillets va de l’E45°N à rOl5°S. La partie supérieure du Monte Remule est schisteuse ainsi que le sol des petites anses dites Cala Ginepro et Cala LiparoUa.
Après avoir traversé les golfes à'Orosei et de Dorgali et avoir doublé le cap de Monte Santo, on retrouve le schiste grenalifère sous les grandes masses de calcaire crétacé, qui forment les falaises de ce cap; ce schiste y devient un peu quartzeux. Sa direction la plus générale est celle NE-SO inclinant au SE. -
Maintenant, si nous nous écartons un peu de la cête, en suivant la massé des monts qui la dominent, nous verrons les schistes de S. Teodoro d'Ovoddê et d’Ottiolo s'étendre vers l'ouest et constituer le groupe imposant du Monte Kieddu (noir), remarquable par ses forêts impénétrables et presque vierges.
Ces mêmes roches forment le sol du territoire de.Lodè; on les voit surtout sur la droite du grand torrent, qui du village d'Onani se dirige vers le nord pour entrer presque perpendiculairement dans le Rio diPo»ada;\e premier de ces deux cours d'eau sépare la base NO du Monte Alvo du grand plateau granitique de Bitti, où se trouvent les sources du Tirse; il coule pendant plusieurs milles du sud au nord, entre le schiste et le. granité, ayant cons’tanunent le premier à droite et l'autre à gauche. C'est un fait analogue à celui que nous avons signalé ci-dessus, page 8, relativement au cours du Rio Perda é cuaddu, qui descend de Corr-è-boi vers le sud.
Les montagnes de Lula et d'Oruiie, ainsi qu'une partie du territoire de Bitti et même de celui de Siniscola, sont formées do schistes , souvent talqueux et quelque fois micacés. A Lula, au pied du MotUe Alvo, nous avons vu ces schistes se diriger NE-SO, tandis qu'un filon d'antimoine.
Ofliûtsira
Monie yirtitlue
Jiio ft’OiuiJii et de Posadt.
Monli df et d’Urune,
M CHAP. I. — BOCHBS CIBTALLINU.
qni les traverse, court dans le sens NO-SE. On trouve dans les schistes de celte région plusieurs filons mélalli* fiéres; ils varient infiniment dans leurs directions; les uns vont Nt0"O; un autre, dit Gossura, incline de 80“ à l'ouest; celui de VArnenliera court N 40*0; d'autres enfin se rapprochent de la direction E-0. Ces schistes conservent cependant l'allure à-peu-près générale de ces roches cristallines, c'est-à-dire, celle NE-SO. Il est bon de remarquer que celte direction n'est pas toul-à-fait celle dans laquelle court la longue chaîne calcaire du M. Alvo.
Muui dt üau.m. On retrouve les mêmes schistes à la chapelle de Nosira Signora A'ilria, non loin du village de GaMIi; Üs y sont dirigés N 1 0* E - S 1 0* O ; on les voit encore reparaître sous le château, comme nous le dirons en son lieu. Dans celle région le schiste passe au phyllade et il prend en quelques points l'aspect d'une roche silurienne.
Mopi doiùna. Les schistcs en question font une apparition entre le
Monte Ifovo. i • i • tivvi* ••
granité et la dolomie crétacée du mont d 0/»ena; ils tontiniionl à se montrer sur le granité dans le territoire d'Or- QMolo et ils forment la principale masse du Monte Nota et du Monte Fumau, qui sont recouverts d'un dépôt jurassico-magnésien, comme nous le verrons ci-après. Les schistes du M. Noro vont NO-SE et ils plongent au NE.
M..DI dr Plus vers l'est, la montagne de Silana, par laquelle on passe en se rendant directement de Dorgali à ürtulei , est également en partie schisteuse. Après avoir dépassé la chapelle de S. Anna, on remarque une alternance de schiste talqueux et de cipolin, comme à Corr-é-ôo»; mais ici le schiste devient un peu micacé et le cipolin prend une teinte verdâtre A 8; ses couches sont dirigées ONO- ENE. Les schistes de cette région recouvrent le granité et ils sont recouverts à leur tour par une grande assise de calcaire crétacé.
Retour Le schiste talqueux que nous avons laissé au pied du
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du otmiuirtcKtH.GennargentH vers Tonara et qui y forme la montagne de Gennaftores (la porte des fleurs), continue à paraître dans
CoogI
MONTE OHIEOHINI. LA NVEEA.
les lcrriloires de Gavoi et d'Oiodda, el même jusqu'auprès du village de Mamojada, où le granité se montre partout sur une bien plus grande échelle; mais en avançant vers le nord, tout le long de celte ligne, le schiste cristallin cède la .place à cette dernière roche, pour disparaître entièrement. v
Plus vers l'ouest s'élève un mont isolé , dit Monh Ghirghini ou Brighini, dont il sera question dans le chapitre suivant; c'est sur celte montagne que nous avons recueilli les échantillons A 9 el 10 de notre catalogue, qui y figurent parmi les roches cristallinesi nous les regardons comme des modifications du terrain silurien. 11 en est de même des pièces /I 41 et /I 13, qui appartiennent au Monte Basu , dont les schistes se lient à ceux de Silanus ; ces derniers, qui sont maclifères el accompagnés de bardiglio, serofit décrits dans le chap. Il, auquel nous renvoyons le lecteur.
Nous aurions un motif à-péu-près semblable pour renvoyer également au chapitre suivant l'indication des schistes micacés qui forment la partie septentrionale de la région de la Nuira el presque toute* l'tle de \'A$inara; car ces rocher semblent passer insensiblement aux schistes du groupe méridional de la Nuira, que nous rangeons dans les terrains paléozoïques. Nous donnons ci-après (fig. 3] une coupe de toute l'Ile de l'iinnara el du Capo Falcone, prise de la mer.
Les schistes du Capo' Falcone sont micacés el feuilletés ; leur direction' générale est cèlie NO-SE; ils sont fortement inclinés au SO, el ils sont en même temps trèstourmentés et traversés, par de nombreuses veines de quartz, qui semblent avoir une allure analogue à la direction des schistes.
Ceux-ci forment également deux Ilots qui se trouvent entre le cap Falcone cl l'Ile de l'ylnnara; le plus petit se nomme la Pelosa, le plus grand V Isola piana. Ce dernier est ainsi nommé à rmise do sa presque parfaite horizon-
Honte Ghirskimi el iiomie Antu,
Nord
de la Nurrm.
Cnp9 Falcone,
La Felosm et r/M/« piana.
CHAP. I. — ■OCHBS CKISTALLINE8.
talilé cl de son peu d’élévalion au-dessus du niveau de la mer; il ne dépasse pas 5 mètres à son point le plus culminant, oü se trouve la tour qui porte le nom de l’tlot.
Mais sitôt que l’on a traversé le petit canal, qui sépare ce dernier de l'Ilc de rXjimira, on est loul-à-coup transporté sur un sol granitique. Le granité forme, près dei Fomelli, un mont isolé sur lequel est bâtie une forteresse non achevée, dite le Caslellasio; mais un peu plus vers le nord, on se trouve de nouveau sur le schiste micacé, qui a une inclinaison toutà-fait inverse que celle des schistes du Capo Falcone. Cette différence d'inclinaison, qui s’explique très-bien par la présence du granité, considéré comme masse soulevante, se voit parfaitement, lorsqû’en naviguant dans ces parages, on se trouve à une distance suffisante de la côte pour que l’œil puisse saisir toutes ces localités à la fois; c’est de ce même point que nous avons pris le croquis ci-conlrc (Fig. 3).
schi.i«i.iqucu. Le granité, à proprement parler, n’ocei incui. çypç qy’une faible partie du sol de l’Aiinara, où il forme une espèce de presqu’île à sa partie méridionale; ailleurs, c’est plutôt le schiste micacé qui domine ; il y passe à une espèce de gneiss au lieu dit la Reale. Ces ruches se trouvent en contact avec la pegmatile, qui devient en quelque sorte schisteuse elle-même. Elle est alors composée de gros éléments, avec des cristaux de tourmaline » 11. Depuis la tour du Trabucalo, jusqu'à l’extrémité septentrionale de celle longue Ile , le
lut M L'AMNAI*.
schiste micacé passe au schiste talqueux, qui se montre nu point cniminant de lUsitiaiu Ce point, que l'on nomme la Punia délia Scomunica (I), cl sur lequel nous plaçâmes notre signal trigonnmétriqoe, a une altitude de 395 mètres
Près de Cala d’OIieo les schistes passent à une espece de gneiss, et ils sont dirigés à-peu-près E-0, inclinants au non loin de là, en un lieu dit Cala tfilrena, ces roches se trouvent en'^cbntact avec le granité ou la pegniatile; elles prennent en ce point la direction NNO-SSE, qui est à-peu-près celle de toute la partie schisteuse du massif septentrional de celte tic.'
Cmlu d'OtitV.
Cmta d'Art'^n.
( I ) La Iradilion , du . paj* rapporte l’origine de ce nom à un xorciime qui aurait été opéré du ce lieu par un aaint- personnage contre les sanlcrellcs-qui le dévastaient. A la parole de l'exorcisenr tous ces animaux diaboliques se sera'ient jetés eu masse dans la mer roisine. Telle était la croyance do guide qui nous accompagnait daiis notre premikre course sur celte cime, où noos dôme» faire un séjour forcé de 15 jours pendant nos opérations trigonométriqnes. Cellee-ci forent constamment contrariées par les brouillards, contre lesquels nous ^nrioos bien volontiers eu recours à un nouvel exorcisme, pour bien distinguer nos signaux des environs de Bonifaeio, en Corse, et do mont ùmbara; car il nous importait grandement de les voir de ce point qni , à la. vérité, en est distant de près de 80 kilomêlres.
CHAP. II. ^ ROCHES SII.tUE?INB8 , PARTIE.
Utmte \>mto dr PuU.
Coui-liPs* ralcaircj.
Kx< atalioiit
niviailiRTt».