V.HKP. \ll. — TRACHYTbS
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Hr« rn^truuft •I Ozirrt.
t mmtfo d'Oueri.
Tufà.
iT point on trouve, sur la pcnle du mont, le trachyle; il parait reposer en nappe sur les schistes cristallins -el sur le Cfilcaire, qui ferment le sol de la ville d’0;ieh‘ Vous pensons qd’il en est de même à l'egard du granité qui se montre en place tout près de là, comme nous l'avons indiqué dans 'notre coupe, lig. 12, page 89 cidessus.
Ces Irachytes des environs d’Oiim passent ordinairement à un argilolile rougeâtre, contenant des cristaux de foldspath blanc vitreux b 63. On donne à cette roche le non» de Canlonc, parce qu’on la taille facilement à la hache et qu’elle est d’un bon usage dans la bâtisse; elle passe, comme à Asuni, à Samwjhro et en d’autres localités, à une roche tendre, un peu grenue, d’une teinte verte très-prononcée b 64. On s’çn est servi dans le pays pour faire de la couleur verte, à l’usage des décors et des façades des maisons. • • • .
Le sol de la grande plaine, qui sé trouve au nord de la ville d’Osieri est tout formé d’un tufà Irachytique blanchâtre", qui prend aussi une teinte verte, mais plus claire b 64 bis; ce tufà est très-prompt à se décomposer el à tomber en poussière ; c’est ce que l’on voit dans les vieux murs d'enclos, dont est encombré le Campo d’Ozieri; aussi nous avons longtemps hésité à placer celle roche parmi les lufàs Irachyliques anciens el nous penchions, au contraire, à la faire entrer dans la calégorio des tufàs ponceiix , auxquels nous allons consacrer le chapitre suivant; mais, si d’un côté, ce lufàt du Campo «fOzieri se lie intimement avec celui A’Osdnri, que nous croyons être en" rapport avec le calcaire d’eau douce à silex , dont il a été fait mention dans le chapitre VH , page 263 ci-dessus, de l’autre, sa couleur verdâtre el surtout son passage à un tufà certainement inférieur au trachyle ancien, que l’on rencontre près de là à la base du grand plateau du Sns.vu, nous portent à le 'réunir à tous ceux qui figurent dans ce chapitre.
■ OSCHUI. LE SAKSU. 5:tl
Au reste, <on voit des monticules l'ormés d'une vraie roche . trachytiquc ancienne, soit à l'état de tufà breqeioiaire, soit formant un trachyte porphyrique, ou de l’argilolite, dans les environs du village d’Osr/iiri et même plus loin vers l’est, dans la vallée qui unit le territoire d'Otchiri à c.elui de Monti. Ces derniers sont des espèces de lambeaux isolés de roche trachytique , qui' semblent avoir percé péniblement à travers le granité, dont est formé le fond de la vallée, ainsi que toutes ses pentes. On voit les deux roches, l’une à côté de l’autre*, à fleur du sol, et on serait fort embarrassé h reconnallre leur âge respectif, si on n’était guidé sur ce poin^ par les observations faites précédemment dans les environs de ÎS'eoneli et dans la vallée de Botto. En un mot , dans la vallée d’Oschiri, le trachyte ancien aurait également paru au* milieu du granité dans les points où cette dernière roche lui aurait offert moins de résistance.
Lorsque de la ville d’Osier» on va droit vers le village de Tula, en traversant tout le Campo recouvert de tufà stratifié et friable, on arrive ù un grand plateau traebytique qui porte le nom de Sa$su, où est l’église de S. Leonardo. Ce trachyte repose vers l’esf, c’est-à^ire, vers Tula, sur des schistes cristallins, d’origine probablemént silurienne (voyez page 90) ; mais vers l’ouest il se développe sur une grande étendue et il constitue différents plateaux, ou de petits groupes de monts, -qui vont vers l’ouest, jusqu’au-delà de Sassari. Ces mêmes trachytes se 'poursuivent depuis Castel Sardo jusqu'aux eh^irçiis d’.Wghero.
C’esi en général une répétition des deux terrains, tufacé et porphyrique observés jusqu'ici, toujours placés entre eux dans le même ordre de superposition. Le trachyte, qui forme Ja partie supérieure du plateau du Sassu, est très-caverneux ; il contient aussi des veines de rélinile; ses vacuoles sont alongées dans un même sens, ce (jui lui donné l’apparence d’une coulée Inviqiic, comme
Traibylf»
d'Osfniri.
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Sa luturr.
r.lUP. \ll. TBACBYTES AMIIBNS.
Mirât- Ir
dr S. Leonard.
OI><>idieimr
;;roa$ièlT.
Tr^rhyhdf yulvt.
nous rivons observe dans le trachyte de Busachi cl de Neotfeli, avec lequel celui donl il est mainteitanl question, a le plus grand rapport, môme sous l'aspect minéralogique.
C’est ici le lieu de faire mention d'un accident de cette roche, qui passe dans le pays pour l’elTet d’un miracle de S. Léonard. Près de l’église de ce nom on voit, parmi les nombreuses cavités que la décomposition a op^ dans le trachyte porphyrique qui forme le sol du plateau, une petite grotte en miniature, d'un pied et demi de diamètre tout au plus, dont l’orifice est à peine capable de laisser passer la main de l’hohime; au centre de cette cavité intérieure se trouve un noyau arrondi de la même pierre, qui est détaché de toutes parts des parois de cette petite grotte, de fayon qu'avec la main on peut le faire mouvoir à son aise, sans qu’il soit possible de le sortir par l’ouverture, dont le diamètre est plus étroit que celui du noyau. Comme ce noyau arrondi a pris en quelque sorte la forme d’un fromage sarde, la tradition du pays veut qu'il fût dans l’origine un vrai fromage, qui ayant été volé et ensuite fourré dans cette cachette, aurait été changé .en pierre par la vertu de S. Léonard, au grand désappointement du voleur. No.us croyons inutile d!entiêr en explication sur ce phénomène de décomposition, qui est assez commun dans toutes Jes roches de structure granitique ou porphyrique.
En parcourant le plateau du Sasm, nous avons rencontré, épars’ sur le sol , .plusieurs fragments d’une ebm-* dienne noire opaque, et grossière ; comme ces fragments sont d’une certaine dimension et que la qualité de la pierre diffère de celle du Monte Arci, nous avons pensé qu'ils ne pouvaient pas avoir la même origine que ceux dont nous ayons parlé pages 153 et 5U2; mais nous n'avons pu trouver cette substance on place.
La vallée do Martis est creusée dans la masse trachvtique, quoiqu’on plusieurs points cotte roche soit recou-
XOLVI. C%«Tia. SARDO. SASSITT1I. 533
viTle par des assises de lufà pdnc’eux el de calcaireHerliaire d'eau douce et marin, comme il a élé dil ci-deésus. Le grand plateau trachytique, dit Plam Edera, près de iVii/wi , se lie vers l’egt à une petite chaîne de mèmé nature , qui arrive presqu’auprës du CaMetlo d'Oria , où commencent les granités de la Gallura. Le Monle Furcadu (fourchu), formé également de. roche trachytique, sépare les territoires de Sedini et de Perfugo)! de ceux de Castel Sardo. • ■ '
Cette dernière ville est bâtie sur une espèce de promontoire qui domine le. canal de Banifacio; le sol sqr lequel elle est posée,- est une nappe fortement inclinée de porphyre trachytique ordinaire, superposé à des assises de tufà à fragments de trachÿte; l'inclinaison de ces roches est telle que les rues de la ville, qui die la sommité sont dirigées vers la mer, sont presque im|^alicables sans escaliers; on peut juger de celle inclinaison par la figure suivante.
Fig. 9G.
c culcaire («rtiaire pliocène marin; ( conglomérat et tutà traeby. tiqoe ; a argilolite tracliytique ; p porphyre trachytique ae divisant en priâmes grossiers.
. A l'ouest du Sassu, que nous avons laissé pour aller vers le nord- jusqu'à la mer et que nous reprendrons pour
Cnst^l StttJo.
Vuf> tir UviU*.