ALE
el qui i'onl modirtée en plusieurs points; elle y est noirâtre, péridotique'et môme d'apparence poq>hyrique d 42; elle passe à une espèce de Wake, contenant des cristaux de feldspath bronze , qu’on prendrait d'abord pour du diallagc. On y Toit également des tr^es de gypse et elle fait un. peu effervescence avec les acides.d 43. C’est ce même fiibn. dont nous avons fait mention dans le chapitre. Vlll, page 283, à, propos de la-curieuse altération qu’il semble, avoir fait subir h la marne tertiaire / 24.
25. .26 qu’il traverse.. Sans la présence du péridot, qui nous engage à placer cette. roçbc dans ce chapitre, nous aurions été tentés de la classifier avec la roche noire ‘de Nura^ùnis et de la Çaitlomiera di Mogoro, du chapitre précédent', à cause de sa structure porpbyroïde, du feldspath el du gyp^ qu’elle eoptient. . ' * • . .
, Lorsque de ce même village d'Alea.on veut se diriger cmm s vers la cime.du Monle Arcû, on continue à fouler le terrain, marneux, tertiaire, sur lequel on trouve bientôt des assises de lave tabulaire grise, analogue à celle de la montagne de Sardara; cette lave est très-riche en péridot et elle cdnlicnt en entre des cristaux de feldspath .vitreux <144;' la marne., sur laquelle elle s’est étendue, parait un peu modifiée à son point de contact. On voit ce basalte grisclair former des escarpements verticaux, qui affectent une structure grossièrement prismatique,’ surtout en uojteu remarquable, dit Conçu à Margine (la tète de. la marge, du bord); elle forme de ce côté une* espèce de plateau.
En continuant la même route, on gravit bientôt un second plateau, qui. est formé d’une roche basaltique également grisâtre, mais de teinte un peu plus foncée que la précédente ; elle est très-péridotique d 4 5. Cette môme nappe s’étend beaucoup vers l'est,' au-dessus des villages de Pau et d’Üsellus; elle est ensuite recouverte à son tour par Uhe autre coulée basaltique de couleur brun-noirôtre, analogue ..h celle que nous avons vue couronner les plateaux isolés décrits ci-dessus.
TBEBINA \.Ktm BT TBEBIBA Ll'BO*.
placer im de nos signaux Irigonomélriques de premier ordre; elle compte à son sommet 838 mètres d'altitude. La roche, dont elle se compose, est une espèce de hasanile grisâtre «1 16, passant à la dolérile et aiTcctaot une structure IrréguUèrement prismatique; elle forme à sa base une espèce de promontoire lié au plateau supérieur du mont; tandis que dans le reste de son pourtour c'est un rocher placé au-dessus de la grande crevasse semi-circulaire et coupé à pic. A sa jonction avec le plateau supérieur, nous recneilltules eu place une scorie de rochc'basaltique.d’uii brun jaunâtre <1 17^ elle est légère et elle a un air de fraicheur remarquable ; ce qui annonce en ce lieu la proximité d'une véritable ouverture volcanique, ba Tr^hina Lunga, sur. laquelle on ne peut monter d'aucun- cfité, est composée d’une roche d'un, gris roussàtre, Gnemenl poreuse et très -lourde, qui passe également à la dolérite 4 18. Ce . rocher, isolé de trois côtés hors vers l'est, se rattache en ce point, comme le précédent, au plateau basaltique de la cime du Monte Arci ;■ les autres parties de .sa circonférence sont posées, à |uc au-dessus de la grande crevasse.
Cette forte ’échaucrure semi-circulaire/ coupée à pic ô (.midr Une profondeur considérable, est le point le plus propre pour étudier la charpente de cette montagne, qu'il m'entre pas dans -le cadre, que nous nous sommes imposé de décrire minutieusement; cejà exigërail un travail spécial, pour lequel nous n'avons pas même rassemblé les pvatériaux necessaires ; c'est pourquoi nous nous bornerons à signaler ce point aux géologues qui voudront faire un jour la monographie des deux grandes montagnes volcaniques de la Sardaigné: le Monte Arci et le Monte. Fer ru.
De l'échancu'urc en question part un vallon profond et vaiio» profuod. encaissé, creusé essentiellement dans le trachvle ancien, surtout vers l'ouest; et non-seulement les bords supérieurs de celle crevasse sont presque partout rccouvcris de lave basaltique noirâtre, en grande partie poreuse el scoriliéc;
CHAr. KV. - ROCSES BASALTHKSS.
mais nous y roncônlràmcs des lambeaux en place de ces mômes scories, dans riiilérieur du cirque d’où part ce vallon. ■
Surlic de U lave Tout nous BOnonce que ce gouffre semi-circulaire doH être le point par lequel a du s’épancher la. lave basaltique la plus récente, soit pour se répandre en nappes sur le plateau supérieur de la montagne» soit pour ôouvrir en plusieurs points ses flancs trachytiques. Les deux pilons de la Trebina Lada et de la Trebina fjungd sont, probablement'les restes, ou, comme on dit, les témotru d'un bord plus élevé de cette espèce de cratère, dont- les autres parties se seraient affaissées dans l’abiilaeÿ qui se trouve à leur pied et qui formait jadis une cavité circulaire, dont il ne reste plus qu’une portion. Ainsi, d'bémicycle actuel serait un résidu de l'anciénne forme de cet orifice, tandis que les deux pitons seraient les témoins de son ancienne élévation et de son bord..'
crmDdt eouidc Q'est principalement Vers la partie ‘ septentrionale de cette montagne que parait avoir coulé la plus grande quantité de la lave basaltique noir&tre, qui est sortie de ses entrailles. .On peut la suivre depuis la cime jusqu’audelà' du village de SMpicria. •Celte immense Coulée en plan incliné, qui présente une ligne- de surface uniforme, n’est maintenant, interrompue qu’en un seul point; mais' iV est fort probable; que les deux portions, aujourd’hui séparées par une petite vallée transversale (t ), étaient réunies, puisqu’elles suivent exactement la ligne de surface indiquée ci-dessus et qu’elles se composent éxactemenl de la même variété de lave noire , qUl recouvre le sol tertiaire subapennrn. . -
5on pottii Q'uanl au point dé départ de la matière, qui aurait formé celte longue coulée, nous ne saurions trop nous
(I) C’est par cette onverturo que passe le rhemin d’Orûlaiio à yUla tffbaaa, comme le démootre la coupe 13 de la planche I.
MO!«TE «BCI.
décider à ie 6xer au Monserrau, dont il a déjà été question dans le chapitre précédent, page 582, à propos de lave phonolitique eide l'obsidienne en coulée; ou bien à faire également partir celte lave noire du grand hémicycle actuel du Monte Arci, c’est-à-dire, du point le plus élevé de cette montagne. Tout ce que nous pouvons dire sur ce sujet, c'est que cette lave noire basaltique doit être postérieure à la coulée phonolitique et à celle de l'obsidienne de Muros, que nous avons fait venir de Monserrau. Une autre portion de cette coulée phonolitique forme encore aujourd'hui des plateaux élevés du chié de Pau de Bannari et d'Usellut; ils sont recouverts par le basalte noirâtre, que nous regardons comme la lave la plus récente de toute celle montagne.
Depuis le village d'Vras, que nous avons laissé pour Rocb> UMiiique faire notre excursion sur le Monte. Arci, jusqu'à la ville ""*'*'"• d' Oristano ,• h grande route est tracée en ligne droite pendant l’espace de 25 kilomètres sur un terrain alluvial, qui se prolonge jusqu'au-delà de Tramazia et qui s'étend largement à l’est au pied des monts Arci et. Ghirghini. Près d'Oristano, pendant la conslruetion de celle route royale, à laquelle -nous avons assisté, on a rencontré de grosses pièces de roche basaltique noirâtre au-dessous de l'épaisse couche de terre végétale et alluviale, qui forme celte plaine et dont une partie parait provenir des débordements successifs du Tirse; du moins pour ce qui regarde les environs d’Oristano.
Nous avons déjà mentionné ci-dessus dans ce même obwmtioi» chapitre, page 604 et suivantes, les nappes basaltiques de la Frasca, du cap de S. Marco et du Sinis; maintenant, sans tenir compte de l’tlot de Catalane, que nous ne regardons pas tout-à-fait comme le produit d'une coulée, si nous réunissons par la pensée tous ces plateaux, basaltiques que nous venons de signaler dans l’aire circulaire, dont les étangs actuels du Sassu et de S. Giusta seraient en quelque sorte le centre, nous aurons un cercle
Forme actuelle
du KolTe à'OritUui».
Conjectorea à cri égard.
6i6 CBhP. XV. — EOCHE8 BA8ALT1QCBS.
à-peu-près complet, formé de plateaux de cette espèce, qui , se trouvent dans une même condition topograpbiqjne et minéralogique. D’abord celui de la Fratea, qui se lie aux débris des coulées déjà signalées près d' (/ras; cellesci ne sont pas bien éloignées des autres nappes qui se trouvent sur le versant occidental du Monte Arei et que nous suivîmes vers le nord jusqu’auprès de Siapiecia; puis vient la grande plaine alluviale qui recouvre des blocs de basalte; mais cette roebe parait de nouveau à l’état de coulée sur les collines du Sims et sur le promontoire de S. Marco, qui ferme en quelque sorte le cercle et qui se trouve en face du plateau de la Fraaca, par où nous sommes partis.
Lorsqu’on regarde tons ces débris de coulées sur notre carte et .que l’on reconnaît, dans la forme même du golfe d’Orislano, un de ces pourtours circulaires qu’alTectenl souvcdI les anciens cirques volcaniques envahis ensuite ]>ar la mer, on serait tenté de croire que l’espace occupé par le centre du golfe et même par les deux étangs voisins était le centre d’une grande masse volcanique, maintenant rentrée dans les entrailles de la terre et dont les plateaux de la Frasca,ei du cap S. Marco ne seraient plus que de faibles témoins..
Il est positif que, si nqus en exceptons les restes de coulées basaltiques qui recouvrent par-ci par-là les flancs trachyliques du Monte Arci vers l'O (et que nous croyons avoir eu pour point de départ l'emplacement occupé par la grande crevasse qui sc trouve sous la Trebina), nous n'avons aucune donnée pour nous guider dans la recberebe des anciens orifices d’où seraient sortis ces laves basaltiques qui forment tous les autres -plateaux vers l'ouest. Ilemarquons que ces plateaux, qui sont celui de la Frasca, ceux de» environs âi’Uras et enfin ceux du Sinû et du promontoire de S. Marco, sont à-pcù-prës tous au même niveau; ils ont, en moyenne, la même épaisseur; ils sont formés d’une même substance et ils sont tous placés sur
'îf
MONTB rEBKU.
«il
la marae lerUaire subapennine. Nous exposons tous -ces faits et ces rapprochements aux personnes- qui voudront se lancer dans le champ des conjectures, que nous n’osons pas aborder dans cet ouvrage.
Si l’existence d'une grande niasse basaltique, dont u„nuFtrru. le golfe actuel d'Orislano aurait été le centre, est tout-àfait dans le champ des hypothèses, celle d'une autre masse volcanique, qui n’a pas moins de bO milles géographiques de circonférence à sa base et plus de mille mètres de hauteur, est dans le domaine de la réalité.
Cette montagne se nomme généralement le Monte Ferru; elle nous a toujours donné, dans son ensemble, une idée de celle d'Albano près de Rome, quoique les roches volcaniques, dont ces deux montagnes sont également formées, soient loin de se resseiuMer. Pour étudier le Monte Ferru, nous partirons d’abord d’Orisiano, par la route royale, en traversant la grande plaine alluviale du Campi(Èano de Simaxis et nous entrerons dans la vallée qui conduit à PauUlalino.
Les collines de Bmladu (gué large), que l’on voit sur coiud., la droite du chemin, sont formées d’une roche basaltiqve noirâtre semblable à celle dont nous avons parlé jusqu’ici ; nous y observâmes certaines gibbosités toniques à cimes arrondies, que l’existence en ces endroits de scories légères et boursouillées pourrait faire regarder comme les points par lesquels s’est échappé le basalte qui forme les plateaux voisins; ce sont pour nous des cènes parasites.
Les villages de Seneghe et dé JiarboUa, qu’on voit sur Momiciiief la gauche en passant par là route royale et qui sont placés au pied méridional do la grande montagne,' sont exclusivement bâtis sur la lave basaltique, qui arrive dans la plaine jusqu’au village de Milis, célèbre dans l’tle pour sa forêt d'orangers. C’est en général un basalte cellulaire très-scoritié , d’un gris très-foncé, passant au noir. En quelques points les scories sont rougeâtres; celles-ci deviennent plus légères et plus abondantes, soit à Narbo-
VâlUe
de P»uli/ati>»o.
Sol da village de ce Dum.
CS8 CHAP. XT. — KOCIIIiS BASALTIOUES.
Ha, soit à Seneghe, où elles sont tassées en monticules, ou plutôt en bosses arrondies et doubles. Cette forme à double cime et ces scories légères sont propres aux ancienhes bouches, ce qui nous porte à croire que le monticule de Seiuglif et l'autre qui forme le sol môme de Narbolia, se sont élevés au point d’où sont sorties des coulées, qui seraient venues, non de la cime du grand mont, mais de ses flancs et tle sa base. Ces mêmes formes se répètent également en d'autres points autour de la même montagne; nous les considérons comme les produits d'anciennes bouches parasites, analogues à celles que nous avons vues aux Nicolosi et ailleurs, au pied du mont Ethna.
La vallée qui conduit à Paidilalino, en suivant toujours la route royale vers Sasiari, est formée par une crevasse qui s'est opérée dans la roche basaltique venue du sommet du Monte Ferru ou de son flanc occidental. Lorsqu’on entre dans la vallée en question, on voit encore, comme ailleurs , le basalte superposé' à la roche calcaire tertiaire; mais ù partir de la Cantoniera di Scovera on ne rencontre pins que des assises basaltiques placées les unes. sur les autres. En général, les assises inférieures sont formées de basalte très-péridotique , d'un gris foncé, tantôt compacte et tantôt bulleux; les supérieures ont une teinte noirâtre beaucoup plus intense; elles sont aussi beaucoup plus bulleuses et pleines de scories.
Le village de PauHlatino est bâti sur une coulée de lave basaltique, finement scorifiée, rougeâtre, contenant des. taches blanches, probablement produites par des cristaux de feldspath d 19 ; elle prend près de là une couleur noire, en conservant les taches blanches et une porosité très-fine. Cette roche présente les caractères de certaines leucosHnes; mais la plus grande partie du sol du village et de son territoire se compose de vrai basalte péridotique noirâtre d 20, dans lequel on voit, comme à la Frasca et ailleurs, des fragments de quartz blanc fritté,
mojiVb pubu.
empMés dans la roche; ces fragmenls furent, à ce. qh'il paraît, arraches des terrains anciens qui se trouvent au- . dessous.
Près du haras royal, dit la Tança Begia, le terrain est Ttica nefu. plus généralement formé d'un ba.salle péridotique, d'un cendré clair; cette roche, distincte de la précédente par sa couleur, en ditfèrc également par sa structure et par les formes que lui fait prendre la décomposition ; ces for.mes sont celles de rosaces placées les unes à cèté des autres et se délitant en feuillets concentriques autour d'un noyau sphérique, de structure plus compacte.
Le même terrain continue à se montrer jusqu'à la cha- s. jo,rpk pelle de S. JoiepU, posée sur un monticule (]ui domine ig village de Sanlu Lussurgia; celui-ci est bâti à ses pieds, dans une profonde crevasse qui s'est opérée dans une roche cendrée. Parmi les variétés que présente la lave du monticule de S. Joseph, il en est une qui est toute parsemée de taches rougeâtres étoilées 2t ; elle est pareille à celle que nous .avons signalée en parlant de la Giara di Serri, page 613. Mais à peine on' descend de celle chapelle dans le village, on voit cette lave étoilée reposer sur une roche feldspalhiquc d'un gris beaucoup plus clair, contenant plusieurs cristaux de feldspath blanc, du mica noir et de l'amphibole d 122; de façon qu'on pourrait prendre celte dernière roche plulùl pour une variété de trachyle ampbibolique que pour un vrai basalte. Nous l’avons cependant maintenue dans ce chapitre destiné aux roches basaltiques, parce que nous avons rencontré, de l'autre cèlé de la même montagne, une substance qui semble s’y rapporter et qui par ses caractères et par sa position au-dessus du terrain subapennin ne nous permet pas de la croire d'une autre époque géologique que celle de l'apparition des basaltes. •
Les limites que nous avons dû nous imposer dans ce Pxune volume, destiné plutôt à servir de guide au géologue voyageur qu’à faire, comme on dit, de la science, ne nous
Montée vers Cuglûri.
Noyau iottfheur.
Monte UrUcu.
630 CBAP. XT. — KOCBBX BâSALTIQDES.
p^rmcllenl pas d’entrer minutieusement dans tous les détails et dans toutes les particularités que présenterai celte intéressante montagne, étudiée comme ont été fouillés VEthna et le Fesarc. C'est pourquoi en conduisant notre lecteur du village de Santu Lussurgiu à celui de Cuglieri, qui se trouve sur la pente du versant occidental, noos nous bornerons à loi indiquer ce qu'il pourra observer en parcourant la distance de 40 kilomètres, qui sépare ces deux populations^ par un chemin rocailleux et diffi>cile. Ce chemin , qui parcourt les deux pentes rapides du Monte Ferru, passe à cOlé de profonds ravins, qui mettent à nu les entrailles de ce géant volcanique de la Sardaigne.
Quand on sort de Santu Lussurgiu par la fontaine qui est la plus fréquentée et qui est placée à l’ouest du village , on se trouve dans les châtaigniers et on commence immédiatement à gravir la montagne sur un sol rocailleux et fortement incliné, formé d’une roche d’un gris blanchâtre, qui n’est que la eonlinuation de celle que nous avons rencontrée au bas de l’église de S. Joseph dank le village. Cette roche paratl couvrir la véritable masse du mont, ce qui n’empéche pas qu’elle soit recouverte à son tour, en plusieurs points, par la lave péridotique noire, telle que nous l’avons signalée dans les localités décrites ci-dessus.
Dans notre chapitre lill, destiné aux trachytes anciens, nous avons déjà eu occasion de faire mention d’une roche tendre blanchâtre, passant au domite b 54 , qui forme le noyau du Monte Ferru et dans laquelle nous avons indiqué des veines de jaspe et de cornaline, qui sont ensuite traversées, avec le terram qui les encaisse, par des filons basaltiques (4), C’est sur un sol semblable que l'on passe lorsque le chemin s’enfonce dans les sinuosités des pentes de la montagne ; mais lorsqu’on est près d’en
(I) Voyez ebsp. XII, pige 516.
• HonTB miD. 631
alieindre le faite, on voit de nouveau sous ses pieds la lave grise et sur la cime du mont existent des restes de coulées d'une lave poreuse noirâtre, pareille à celle de la plupart des plateaux basaltiques dont il a déjà été question. Q’est sur cette dernière qualité de roche que nous plaçâmes, dans le temps, notre signal trigonométriquc au point culminant du Moule ferm, en un lien dit Punla Uriicu; de cette cime, dans les journées favorables, nous distinguâmes la ville de Cagliari au loin vers le SE, et nie de r/t.<inara au N (1).
Il est facile de voir, d'après ce que nous venons d'expo- p>r>i|tir mirr
■ I I • I >11 1 4-» *** filonit Ferm
ser, que les roches parcourues depuis le village de Santutxu uomte à$xi. Lussurgiu jusqu’au signal du Monte Urtieu, sont un équivalent de celles que nous avons signalées dans la composition du'lfoNto Arei; là nous avons vu un noyan de substance feldspalbiquc, recouvert d’abord par nne lave basaltique et péridotique grise, qui fut ensuite surmontt‘c à son tour, en plusieurs points, par la lave basaltique noire; au Monte Ferru nous avons un noyau de roche feldspathique blanchâtre, qui, vers l'O, se lie intimement an tufà trachytique et qui passe à une sorte de domite:
Sur ce noyau ont coulé successivement, d’abord une lave feldspathique et péridotique d'un gris clair, puis le véritable basalte noirâtre, qui se présente en nappes plus ou moins étendues et continues.
Le signal du Monte Urtieu compte <059 mètres d’aiti- vtmt k»iu
^ 1 1 * t 1 i Prrtus*.
lUde; près de ce point, vers 1 ouest, s élève une butte conique élancée, placée au bord d'un précipice qui prend le nom de Monte Entu (mont du vent); la roche qui le composiC est un basalte gris assez clair, péridotique, qui se divise en prismes informes et irréguliers ; cette butte
(1) Prf» de celle cime nou» recueillîmes Sur le soi un fragment assez gros d'olisidienne noirâtre pçn Inisanle, dont nous ignorons la provenance (voyez 4 93 dn catalogue).
633 CHAP. XT. — ROCHBI lASALTIODBS.
^ est élevée de 1015 métrés au-dessus dn nivean de la mer, tandis qu’un peu plus loin' vers le SE, se trouve une troisième cime, dite Monte Pertuiu, dont 'l'altitude n'est plus que.de 992 mètres. Cette dernière est formée d'une roche basaltique et péridotiqne noirâtre ^ fortement scorifiée à sa base; elle repose sur la lave grise observée au Monte Entu. Vers Je nord du Monte Ferru, c’est-à-dire, à droite du chemin qui conduit de Sanlu Lutsurgin à Cuglieri, on voit aussi un plateau horizontal de basalte noirâtre, superposé à la lave grise, de l'Orsqu’on descend la montagne pour arriver â Cuglieri,
par le chemin, ou plutôt par le sentier, le plus fréquenté, ^ on traverse une belle forôl de chénes-verts , qui recouvré la lave grise altérée et on rencontre toujours la même roche jusqu'au bas de la descente; en ee point se trouve un mont conique sur lequel surgissent les ruines d'un château du moyen-âge. Ce château, qui porte le nom de Château de Monte Ferru, esl formé du même basalte gris dont se compose le Monte Entu; il affecte aussi une division prismatique grossière. Nous donnons ci-dessous une vue de ce monticule.
Fig. 112. , ♦
Château de Monte Ferru.
Fiai»a Depuis le pied oriental de ce château jusqu’à Cuglieri, qui se trouve à 20 mini||.cs do distance , on ne rencontre qu'un sol formé de tufà Irachytique passant à une espèce de domite; il est traversé par de nombreuses veines de
MONTB PBUC. 633
jaspe él de -cornaline, qui vont dans tous les sens (t); *
mais lorsqu'on approche de la population on voit de -nouveau paraître la lave basaltique grisâtre, qui recouvre le tufâ; tandis que la -partie la plus élevée de CuglUri est bâtie sur une nappe basaltique noirâtre, un peu inclinée, qui a 'coulé sur le basalte gris.
Nous ajoutons ici une esquisse du Monte Ferra, prise vur g^m-rair
* * ' -Il 1 O àu HoHùe Ffrru.
en venant de hosa , avant d atnver au village de Setui* riolo. Dans ce croquis -nons avons lâché de représenter la principale forme de cette montagne vue de ce côté, ainsi que les particularités les plus saillantes de celte contrée: 'i . -
Fig. H 3.
a Cuglieri, bâti lur une coulée do lave noire; b signal du Mon(e Ifrticuj e château du Moule Ferru ; d Monte F.iitu; e Monte Tueamari; f Monte su Elzu; g terrain tertiaire ; A village de Scano.
. Le gros bourg ou village de Cuglieri {i) , avec son église collégiale qui domine toute la population, est bâti sur la lave basaltique noirâtre dont nous venons de faire mention; cette coulée, un peu inclinée, est toul-à-fail isolée; actuellement elle ne peut être rattachée à aucun
(1) Voyei chapitre XII, page 515.
(1) Mous conservons ï cette population le nom de village, quoique ce soit Id cher-lieu de la provincn ^ ce nom et la résidence de l’intendant, parce qu’il n’est pas à itotre connaissance qu’on Ini donne officiellement le nom de ville.