CHAP. XV. — BOCHES BABALTIOOES
résida de coulée semblable, qui soit -en place sar le versant septentrional de la grande montagne; sa présence en ce lieu dénote que l’émission de cette matière a dit s’effectuer lorsque les entrailles du Monte Ferru avaient déjà été fortement dérangées et fracturées au point de donner naissance à une profonde vallée, dans le sein de laquelle s’est épanchée la lave noire, sur laquelle est bâtie la sommité du pays.
iviri-iiu Lorsqu’on sert de Cuglieri pour aller à Santa Callerina
vert . . n , ,
(h PtUrnmn, par la nouvelle roule carrossable, à peine on quitte les dernières maisons , on arrive au premier pont placé sur le ruisseau qui vient de la grande valléè ; alors on perd de vue le sol basaltique gris et on. voit paraître des lambeaux de tufà ponceux et de calcaire subapennin fortement inclinés. Ces deux terrains stratifiés reposent sur le tulà de trachyte ancien, qui est traversé par les veines de jaspe et de cornaline , comme il a été dit plusieurs fois et qui, à proprement parler, constitue le véritable noyau de la montagne. Sur le terrain tertiaire g se trouve une m^ése de lave basaltique grise, recouverte, surtout vers l’ouest, par la lave noirâtrë; ces deux restes de coulées sont fortement relevés et inclinés;’ leur point culminant forme les monts de m Ehu et Tuvanari.-
U. de $u Elut. A partir du premier pont, on marche sur une route ouverte d’abord dans la lave grise au pied du Monte de su Ehu f, qui est fort incliné vers l’O et abrupt vers l’E. Nous croyons que la roche basaltique, qui le recouvre depuis sa cime jusqu’à son pied vers la mer, n’est pas dans sa position normale et qu’elle a été relevée et inclinée ainsi après son expansion, par l’effet d’une force qui a agi du centre de la grande montagne. La lave grise , dont il est d'abord question, est analogue à celle que nous avons signalée au pied du versant oriental, du côté du haras royal, dit la Tança Hegia, et entre cet établissement et le village de Saniu Luuurgiu. En suivant la route vers Pitinnuri, on ne quitte plus cette roche jusqu’au premier
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MONTE PBEBr.
lournaot; alors on voR reparattre la lave noirâtre, qui semble provenir du Monte Tuvanari e et qui s’étend en nappe presque horizontale jusque vers la mer, en fornaant une espèce de plaine.
L’église de Santa Callerina di Pitinnuri repose sur le Calcaire tertiaire, contenant des fossiles subapennins; mais si de ce point on pénétre dans les vallons profonds, qui arrivent en rayonnant du centre -de la montagne vers la côte, on voit que la lave noire est superposée à la grise et ceUe-ci au terrain tertiaire et, à défaut de ce dernier, au lulà trachytique.
Bn face de l’église vers l’est, c'est-à-dire, sur la côte, on voit le reste d’une coulée de lave feldspathique d’un gris clair, avec du- feldspath blanc et des paillettes de mica noir dt 2i;. elle est absolument analogue à celle que nous avons signalée au pied occidental de la chapelle de Samt-Joseph de Santu Lutsurgiu d 32 ; l’analogie parfaite de ces deux roches , qui se trouvent en place en guise de coulées sur les deux versants opposés de la même montagne, est un fait important à recueillir. LaJave feldspathique de la. côte de su Puttu près de Pitinnuri est visiblement superposée au terrain tertiaire sùbapennin, ca>ractérisé par ses fossiles (tj. Voici la coupe de cette côtp.
' Fig. 114.
Falaise /B ftUte. '
t terrain tertiaire; f lave feldspathiqoe grise d 34.,
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(t) Voyez ehap. VIII, page S93.
S, Cuite rin0.
Lav*
rcldspai|iir|ac
gri*c
Cou|)c.
63G CIMP. XV. — ROCUES BlUALTiQCES.
Il est clair d'après celle coupe que la lave grise feld* spalhique de Pilinnuri est plus récente que le terrain subapennin qui la supporte; c'est pourquoi on ne poui> rail pas la placer dans la catégorie des Irachytes anciens qui sont antérieurs aux terrains tertiaires, moyen et supérieur. Nous sommes donc fondés à croire que les premières émissions de lave du Monte Ferru furent de celte nature, c’est-à-dire, feldspathiques et de couleur grisclair; après celles-ci parurent les coulées de basalte gris globuleux , qui fut ensuite recouvert par la lave basaltique noirâtre.
De Santa Catterina on peut se rendre à l'ancienne excavation du minerai de fer oligisle, connue sous le nom de Mine de fer de Seneghe, dont nous avons parlé dans le chapitre XU, page 514. De ce point jusqu'aux environs de Narbolia, le flapc de la montagne laisse voir la roche tertiaire, ou bien le trachyte ancien, au-dessous de la coulée de lave noirâtre et poreuse qui forme la partie moyenne et supérieure du Monte Ferru, vers le sud.
BsMtud<iac4i<i. Il nous reste encore à faire connaître la base du même mont depuis S. Càtlerina jusqu'à son flanc septentrional. Au. nord de Pitinnuri, vers la côte , on voit deux chapelles dédiées, une à -S. Marco, l'autre à Santa Villoria; elles sont bâties sur une coulée de lave basaltique noirâtre, dans laquelle se sont faites des crevasses trèsprofondes, qui permettent de connaître toute la structure de ces terrains. Celle même lave arrive jusqu'au bord de la mer, où elle forme une falaise abrupte, depuis la tour de Pitinnuri jusqu'au-delà de la Perda niedda (pierre noire); en ce lieu elle fait place au tracbyte ancien. Celte longue falaise basaltique, qui repose tantôt sur le terrain tertiaire, tantôt sur le trachyte ancien, n’a pas moins de 13 milles do longueur; en plusieurs points elle présente des escarpements verticaux Irès-élcvés; ce qui rend cette partie de la côte occidentale redoutable aux marins.
5on
g^olofique.
Min* A»
MOSTE NIBBDD DE B08A.
Au bas du versant septentrional du ihnte Ferru, la uonunnuu mémo lave basaltique noire suit presque sans interruption, * depuis le village de Sagama jusqu'à celui de Suni; près de ce dernier, en se rendant à fîo.ta, on rencontre à droite de la roule qui va vers celle ville, un monticule fort escarpé près de la vallée du fleuve, connu sous le nom de Monte Nieddu (noir). Nous n’avons plus visité cette localité depuis bien des années, alors que nos idées sur les diS'érentes rocbes -volcaniques n’étaient pas encore bien arrêtées; cependant nous croyons faire une chose convenable en reproduisant fldèlement la section que nous avons prise à celte époque de celte localité et à laquelle nous ne saurions pour Je moment en substituer une plus exacte.
Fig. 11 5 ■ •
MonU Kieddu de Boia.
( Tafà trachytiquo ancien, avec des veines de jaspe et do calcédoine; j> luta ponceux; e terrain tertiaire aopérienr;. /* roche feldspatbiqoe noirâtre; i roche basaltique noire cellulense, avec du feldspath blanc ë 35.
Pour ce qui regarde les terrains du Monte Nieddu dé- s<-i ancttns. signés dans cette coupe par les lettres <, p et c, nous ne saurions rien y véir de contraire à ce que nous avons observé jusqu’iei , sauf que le tnfà ponceux p se trouve en stratiflcation concordante avec le terrain subapennin, ce qui n’a pas lieu en d’autres localités où ces deux dépôts sont également en contact entre eux. Quant à la roche f, nous ne saurions trop nous décider à la comprendre parmi