‹ Voyage en SardaigneChapitre 7 sur 84 · UBA6UM, «HH. MORTS' MIIBEOCI · texte numérisé non relu

UBA6UM, «HH. MORTS' MIIBEOCI

grande partie de roches silirionncs, sous lesquelles le granité s'est toujours Tait jour en plusieurs points. Le Notaijhe de Gwraijiard, qui est construit sur une éminence de celte chaîne, est supporte* par des calcaires grisâtres alternants avec des schistes.

En allant de l’église de Sonia /tniia , nouvellement bâtie à côté du Noraghe Arriu, qui est construit avec du calcaire d'un âge probablement plus récent que les terrains siluriens, on voit les schistes de ces derniers recouvrir le granité et prendre une direction NE-SO;ils inclinent an SE de 40", et ils constituent en grande partie le sol légèrement ondulé de la plaine d'/lre«.

Plus au nord, à l'extrémité de la petite chaîne où nous avons signalé la présence du calcaire gris , au Noraglif de Giaragiara, se trouve une sommité aiguë assez remarquable, dite Punla Murecâ; elle est formée d’un calcaire blanc-jaunàtre sale, forteiiicnt grenu, dolomitique et d'apparence fragmentaire; il èst toul-à-fait pareil à celui que nous indiquerons ci-après dans la forêt d'Anlos, vers Ftumini Maggiore, qui appartient sans aucun doute au système silurien. Le calcaire de Punta Murerei repose en stratification concordante sur des schistes grisâtres, argileux, qui sont principalement dirigés dans le sens NO-SE; en quelques points cependant ils courent N-S, qui est la direction de cette petite chaîne; ce qui parait indkjuer en ce lieu les traces d’une action soulevante dans le sens du méridien, postérieure à celle qui avait donné aux terrains siluriens une direction analogue, comme nous le verrons ci-après. Au nord de la montagne de Mnreeei, c'est-à-dire vers le village de Pitinas, on voit le trachyte recouvrir le schiste silurien qui conserve son allure générale NO-SE. En ce point, où ces roches sont presque au niveau de la plaine, elles ne paraissent pas avoir subi le soulèvement dans le sens N-S, qui a fait surgir la petite chaîne en question. Nous reviendrons sur ce fait important dans le cours de ce volume. Au bas du Monlr Mu-

PUiae à'/ér^st.

Mutili* Mftiitcci.

SmmhHii.

Mont df Sa tfirm «•t aulm.

S. Pieiro ShtU.

Campant Sinl.

i6 CH*P. il. — BdaMS flll,niB!ll«M. lu. PMTIB.

recci, égalemcnl près de Pixhuu, se trouve une coltine dite de $'Aequa callenli (de l'eau chaude), formée d'un calcaire que nous croyons devoir rapporter à un terrain distinct du silurien, et 'dont nous parlerons à propos du Monte Zarri, cl du Nnrat^ie Arriu, chap. 4.

Les roches siluriennes se rencoiilrenl presque sans interruption tout au pied du 'versant occidental de ce groupe de monts, dont le Monte Severa et le Monte ^iediht sont les cimes centrales et les plus élevées. Le village de Son* Imli est posé sur un terrain formé de roches schisteuses qui' alternent avec des bancs calcaires; ces bancs y paraissent d'abord aller du NE au SO; mais ils reprennent une direction plus décidée dans le sens perpendiculaire, c’est-à-dire dans celui NO-SE. Près de l'église, on remarque une roche quartzeuse, grisâtre, qu'au premier abord on prendrait pour du marbre bartiiglio. Nous en avons signalé une semblable près de Domus de Maria, et nous en verrons ailleurs dans des terrains semblables.

Si de Santadi, en se dirigeant vers le hameau de Nnxis et en laissant à droite le trachyte do Monte Murdeu, on parcourt la base des autres montagnes plus élevées dont les cimes de Sa Mira, de Monte Fenugu et de Monte Arqnom forment les points culminants, et qui sont rangées entre elles dans une direction approximative du NB àu SO, on ne rencontre en général que des schistes et des calcaires siluriens, avec des quartzites rubanés à leur partie inférieure; ils sont en contact avec les roches granitoïdes qui' percent au bas des vallons.

A S. Pieiro Nuxis , on trouve un calcaire grisâtre snbcrislallin avec quelques filets rouges ; il court dans la direction NË-SO , inclinant au SÉ ; il repose sur le schiste argileux, qui aurait une autre direction, c’est-à-dire celle du NNE au SSO, inclinanl à l'ENE. ('.es deux rochea, comme à Santadi, ne seraient pas concordantes.

Si de Nuxiâ on se. dirige vers le château de Siliqua, en suivant un chemin i>eu fréquenté, dit Camjiane Sitsi. que

«MNTS oaai. HMTB ABOOOMl', NAMCA6

iiuils avons parcouru avec peine en on voit les

schistes arj;ileus siluriens , loul-à-faU semblables à ceux qui à Gouiiesa et à Flumini contiennent des fossiles, alterner .avec des grauwaches schisteuses et talqueuscs à gros grains, dirigées NO-SË. .

ûc iYuxû les schistes alternants avec les granwaches nomir or,,. schisteuses continuent à se montrer jusqu’à S. Nicolo di Narcao. Le Monte Orri, qui sépare S. Nicolà du château de SUiqua, est formé en partie d'une espèce de grauwacbe schisteuse, à menus éléments, micacée et jaunâtre A H; son allure est à-peu-près celle de l'csl à l’ouest.

Un peu plus loin , vers l’est, on voit surgir les monts jUoMf Arquotu et Latte, dont la base est granitique et le som- “ “““ met formé de roches siluriennes. Le Lotie, sur lequel nous . n’avons pas été, se compose d'un calcaire cristallin, dont les bancs sont presque verticaux; ce qui donne à cette crête, une physionomie dentelée toute particulière.

Eh passant de S. Nicolà di Narcao vers Viiramaeseu-gia, s. jt/cm on traverse la petite chaîne du Monte Veni, composée de * schistes argileux et talqueux, de grauwarhe et de calcaire ; ces roches sont traversées par des liions de quartz et même, près de la cime, par une espèce de diorite dont il sera question en son lieu. Le calcaire se développe spécialement sur le versant méridional , c’est-à-dire du côté de Narcao, où commence la moulée dans une belle forêt. Ce calcaire devient grenu et dolomitiquc, il prend l'apparence de celui que nous avons * signalé à la PuHta Murecci, près de Pixiitas; nous décrirons une roche semblable dans la forêt d’/lnlas vers Flumini. Il est bon de remarquer que ce terrain est métallifère partout où on le rencontre; dans celui qui. se trouve au-dessus de Narcao, et dont il est ici question, se trouvent les exploitations de Hosa», qui furent- pratiquées à la recherche de la galène La direction générale de ce calcaire est celle .NU-SE; mais nous remarquâmes que souvent vers le sud, non lnin.de Narcao. il prend une allure .\-S Cette der-

Prrdm^tus.

Muiil du Géftnt.

Mxrbroi de /Vniogiiii .

HO CRAP. II. ^ kocass HILUtIBNNBfl. |u PARTIE.

niëre «hrectioii s'observe également dans les schistes i]ue l'on rencontre entre le hameau de Narcao et le jardin Angioy, près de Pesu$.

En suivant le pied des montagnes siluriennes , on arrive à une autre bourgade, dite PerJagitu, où le schiste argileux forme la base de presque toutes les roches calcaires qui abondent en ces localités. Le schiste dont il s'ag;it est un peu micacé, et il passe à une espèce de grauwache semblable à celle du Monte Orri; il est généralement dirigé NO-SE, inclinant au NE; le calcaire qui le recouvre est analogue à celui que l'on rencontre de l’autre côté de la grande vallée de ViUamataurgia , et (|ui forme la grotte de homu» Notas.

Au mont de s’Oreu (du géant), le schiste conserve la même direction NO-SE, mais il plonge au SE; il prend en certains points l'aspect d'une pierre à aiguiser, et il passe à la grauwache micacée à petits grains. Ce, mont est surtout formé d'une roche calcaire, reposant sur le schiste et sur la grauvrache, en slralilicalion assez concordante: le calcaire est en quelques endroits rubané avec des stries d'un gris plus ou moins foncé, comme les marbres bardiglio, (|ue nous aurons occasion de signaler en plusieurs autres localités de l’Ile.

Près de Perdogius le terrain est parsemé de différents cailloux, et même de blocs, appartenants, à la roche plulonique voisine et aux calcaires des environs, qui' ont subi dés modifications variées. Parmi ces pièces éparses sur le sol, il y en a de très-remarquables par leur couleur rouge veinée de blanc ; d'autres sont d'un gris veiné de jaune orangé. Nous avons aussi vu, dans un passage fort rapide que nous limes en ces lieux pendant l'année 4827, une brèche calcaire blanche, à fragments anguleux d’un blanc jaunâtre, qui est d’un bel eiïet et dont on pourrait tirer parti dans les arts. Nous n'eumes pas ocrasion de repasser depuis dans cette localité, et nous

H>EfTAUIB DB TABÉ. 8ABTA GHILIANA ^

F<Milainr t de Toifd.

üiÿ'iialons cos lieux à l'i^llention des personnes <]ui exploitent les marbres dans l'intérêt de l'induslric.

' - Nous ajouterons que dans une halte que nous avons faite à une fontaine dite de Taitè, située entre l'ét^lise de Santa C.iuliana et un lieu dit Corongiu , pour aller de Perdaghi» à Iglmas , nous avons ohserv é des restes de constructions romaines, dans lesquelles on avait employé r comme orneipents des marbres de différentes couleurs, ' parmi les(|uels se trouve un fragment de corniche d'une espèce de nmge antique; toutes ces matières ne doivent pas venir de fort loin. La colorisation, ainsi que la structure cristalline que ces marbres affectent, sont probablement dues à l’inOuence de la roche trachytique et dioritique qui perce en plusieurs points à travers le sol de cette région.

A la fontaine de Tané, le schiste argileux passant à la grauwaehe A grains fins, proud un& direction NO-SË avec une inclinaison au NE.

En allant du jardin Angioy (ci-devant Corriae), dit ^ Miaagiusta, vers l'église de lüanfa Giuliam, pour se rendre a«»w à Iglesias, on voit un schiste argileux tont-à-fait analogue à celui de Gomusa et de Flumini. Près de l’église en question, au sommet de la montée, on rencontre la roche calcaire supeqmsée au schiste; ce calcaire est analogue à celui qui forme la grotte de Drnnus liovas de l’autre côté de la grande vallée, mais il semble avoir une direction différente de celle des schistes qui le supportent; il parait dirige de l’est à l’ouest; il alterne cependant avec les schistes qui dans ce cas seraient du même âge.

Ces schistes sont violacés ou grisâtres, un les reocontre avant d’arriver à la hauteur de la fontaine de Tanè.

Si de ce dernier point, en tournant vers l’ésl, on par- cuviroDi court 'dans cette direction, la mémo' chaîne dont nous ve-^<"> vuMmiVf. lions d’indiquer le versant méridional , on trouve exactement les mêmes terrains formés spécialement de schistes talqiieux et argileux, violacés, verts ou grisâtres, alternants avec des grauvaches talqucuscs et avec du calcaire.*

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3t (jur. U. — BOCUS 8H.IIBIBHNBS. |U HBTIB.

A l ouesl de Villa Massargia, les schistes violacés alternent avec un banc calcaire (près -des peupliers); ils ont tous la inéiiic direction K 10” N -0 10° S, ils sont inclinés au N 1 0" Uy Prés du château de Oiojota Guardia et du Moule Ext, ces schistes // 13 ont été modifiés au contact de la ^ roche éruptive, üans le village en question, la grau wache . est également violacée, talqueuse et à gros grains Alt.

PutftinaM ri.SamIet En revenant vers l'ouest, nous verrons yers- Violanas ces mêmes schistes prendre la direction du N au S., ils sont presque verticaux. Les monts qui dominent l'église de Santa Maria di Brabuei sont en général calcaires; on y observe des strates d'une espèce de quarlzite compacte, brccciforme A 15, intercalés dans le calcaire, qui du reste a la plus grande ressemblance avec celui de Sauta Giuliaua, dont il n'est que la continuation vers l'ouest. Ce calcaire repose également sur les mêmes schistes et sur les mêmes grauwaehes. Ces dernières roches, et surtout ^ les schistes, alTectent diiïérenles couleurs, mais généralement ce sont des schistes yeitlàlres ou lie-de-vin ; ils forment la base de tout le bassin de Goiinem et des environs. L’allure la plus générale de ces schistes' et de ces grauwaehes est celle NO-SE, ils inclinenl> soit au NE, soit au SO. Le même terrain continue jusqu’à la ville d'Iglesias, où il forme une plaine légèrement ondulée; on y rencontre des lambeaux de terrain éocène à lignite.

Trrr» iegiKi». A. 40 mètres de la maison de Terra Segada appartenant à M. Brau d'Iglesias, et, avant d'arriver au vallon du Càn- . nonr , on voit un monticule couronné par une brèche calcaire tertiaire, qui repose sur des schistes siluriens violacés; ceux-ci avant d’être recouverts par cette brèche avaient déjh été traversés par un dyke quarizeux noir, rubané de blanc, presque vertical, dirigé NO-SC. üe Terra Segada, soit que l'on aille vers Iglesias par Sauta Harhara di Genualaas, soit que' l'on passe par Connc.«a , au pied ocride-ntal du Monte San Giovanni, on ne voit pas le «terrain changer de nature; il supporte le dépôt à lignite.

' OOHNBU. y < 33

à millioliles el à cérites, donl il sera queslion dans le cbapilre G; mais leg'diiïércnis bassins dans lesquels ce terrain tertiaire ancien s'est plus ou moins développé, ^ ^ sont tous formés de schistes siluriens, qui’ alternent avee ‘ ^ de la granwaebe schisteuse ou micacée. “i * ^

A Gondesa, à I entrée du pays en y arrivant de Terra Seyada, on voit une butte au sommet de laquelle est im- ^ plantée une croix (il ne faut pas confondre cette butte avec le Monte Usan beaucoup plus élevé). C'est là où nous sommes enfin • parvenus à recueillir quelques fossiles siluriens; ce sont en général des Orthis et des espèces de disques provenants d'un crinoYde qui semble être le fossile le plus commun de celte localité (f).

Tous ceg fossiles sont adhérents à la pierre , qui- est une espèce de schiste argileux, el un phyllade grisâtre, tirant sur le jaune; ils sont teints d’une substance jaunâtre, ferrugineuse A 19. Les schistes en question ont dans le pays une direction N 40*0; on remarque spé- ^ cialcmenl cette allure au bas de la colline du Noraghe de su Visconle, où ils sont ensuite recouverts de calcaire à railliolites.

De Gonnetm, pour aller vers le sud-ouest, au [ioraghe.de sa Saracca, qui est déjà bâti sur-la roche trachy tique , on laric tnch,ir. trouve d'abord le terrain schisteux. jusqu'au ruisseau; on y rencontre aussi une grauwache schisteuse et talqueuse, violacée B 16, comme -celle d* Villa Massargia; mais lors- <|u' après avoir traversé tout le terrain à lignite, on arrive auprès du Noraglie en question, on rencontre an cohtact de la roche trachytique une substance schisteuse, blanchâtre,

(1) Voyei notre planche Â, flg. tS A, qni aeprêaente un éohdnliUon pria, à GoMMeya, rempli d’OrlAù yx/fera, el d’une aulre pièce, fig. 3‘t, avec des disqnci d’une e&pècc de Scyplwcrinus , donl on toil la secliun longitudinale dans la pièce 33, recueillir également à Cotmesaj un y rencontre aussi un autre fossile, qui semidr être un riclymmras. ’ '

34 CHÀP. II, ’l» MBTIB. — BOCHES BILUBIESNE8.

pulTérnlente B M, qui n'est autre chose que de la grauwache calcinée par le côntactdu trachvte. Ceci se voit dans le chemin creux après avoir dépasse tous les bancs du grès friable, qui forment la partie supérieure du terrain à lignite. C'est là aussi que parait la roche tufacée trachytique qui supporte le banc de trachyte plus cristallin, sur lequel est posé le Noraghe de $a Saraeca.

Au-dessus de Gonnesa, s'élève le Monte Lisau; il est formé d'un grand banc vertical de roche calcaire dirigé N- S, et accompagné d'un filon ferrugineux, qui parait se rattacher à un grand filon qui vient du Monte S. Gioranni voisin; les schistes de cette région ont également la direction N-S. Lorsqu'on examine cette localité avec un peu de soin, il est impossible de ne pas voir que la cause qui a donné au Mmite Lisau sa forme actuelle doit être la même qui a poussé uu grand filon quartzeux à travers le Monte S. Giovanni. Au contact de ce filon, qui ^ se compose d'un quartz ferrugineux carié, la grauivache schisteuse a été altérée , elle passe à un schisle phyllade B i8.

AUaredccrUoii. Le grand filon dont il s'agit va, presque sans interruption, du Monte Lisau, au Monte S. Giovanni, en parcourant la plaine qui sépare ces deux monts; on le suit ensuite au loin de l'œiU le long de la pente du Monte S. Giovanni, ou il forme sur le sommet une saillie, sur laquelle nous avons posé notre signal trigonométrique , à 393 mètres d'altitude. La direction de ce filon est constante dfi nord au sud; les schistes qu’il traverse, sont également dirigés en ce sens , mais ils inclinent vers l'esL Houle >ui»i Lorsque de Gonnesa on va vers Iglesias , en longeant la base du Jtfonfe S. Giovanni, on rencontre toujours les mêmes schistes accompagnés de grauwaehe. Après avoir laissé le chemin qui conduit à Fontana Mare, si l'on suit la nouvelle route royale, on ne marche plus que sur un terrain schisteux , dont l'allure générale est celle NO-SE inclinant au SQ ; mais au-dessus de ces schistes s'élèvent de puis-

Monte Ltsau lié pir uit ftlüD au Monte S. Giooanni.

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