CHAP. IV. — ROCHES RA8A1TIOCES
S\ Jutomo,
Macomer.
les Irachytes anciens , ou à la placer dans les laves feldspalhiques- postérieures aux terrains subapennins, comme serait celle de la côte de Pitinnuri; d’après nos notes de 4837, cette môme roche irait jusqu’au niveau du fleuve de Basa; elle y alTeclorait la division prismatique. Nous n’avons pas la môme incertitude relativement à la lave noire b, que nous ne balançons pas un instant à considérer comme basaltique , malgré ses cristaux de feldspath blanc. Elle est boursoufllée en quelques points et alors ses vacuoles sont tapissées, de carbonate calcaire blaifc et même d’aragonite; sur le sommet du monticule,- la lave semble se lier avec une autre nappe basaltique; qui pa^ralt provenir des environs de Sca;io.
Toute la plaine de Suni est uniquement recouverte de basalte noirâtre; il parait venir d’une gibbosité qui se trouve au nord de Santu Lussurgiu , sur laquelle est bâtie l'église de S. Antonio. Cette proéminence peut flgurer parmi les cônes parasites; c’est une répétition de ceux que nous avons signalés sur les versants oriental et méridional de la môme montagne. La' lave noirâtre, qui semble être venue par cette ouverture latérale, aurait formé les plateaux basaltiques de Sindia et de Sagama. De S. '.ilnfonio , en se dirigeant vers l’église de S. Leonardo près de Santu Lussurgiu, on va rejoindre les terrains analogues que nous avons déjà signalés à la Tança Regia et à Santu Lussurgiu ; ce qui complète tonte la ceinture du Monte Ferru. '
'Maintenant, lorsque de la chapelle de S. Antonio on prend la direction de Macomer, on rencontre à la fois le trachyte ancien et le terrain basaltique; mais celui-ci est beaucoup plus étendu et il couvre exclusivement le sol sur lequel est bâti ce dernier village. Le basalte forme ensuite une immense nappe légèrement inclinée, qui borde le pied méridional de la chaîne du Marghine jusqu’à Stlanus. De ce lieu la même lave continue à s’étendre sur les territoires xic Dnalchi et de Sedilo; clic longe ensuite
MONTii FB«BU. C.10
la rive dcoile du Tirse jusqu’en face de Villanova Tr{ueheddu, pour se réunir à celle de PaulUctlino et de Ba»ladu, dont il a été question ci-dessus.
Ce n’est que dans quelques crevasses de la région de Parif cantit,. Parte Canales et tout le long du Tirse, à partir de Sedilo, que l’on aperçoit de temps en temps le trachyte ancien; mais si celle dernière roche domine exclusivement sur la rive gauche du fleuve, elle ne joue sur la rive drojte 'qu’ua rôle très-secondaire ; elle est. subordonnée à la lave basaltique, qui l’étoulTe, pour ainsi dire, sous son manteau noir ou grisâtre; ce manteau est peu épais en quelques points, mais il s’est largement développé en surface.
‘ La grande naontagne , dont nous venons de donner une Le mc«w esquisse bien imparfaite et bien, superflcielle, en parcou- cootUlèrë commt rant toute sa base et en la traversant de l’est à l’ouest, ““ offre matière à raisonner sur plusieurs questions minéralogiques et géologiques importantes, qu’il n’entre pas dans notre rôle de simple voyageur de traiter à fond; nous déposerons cependant pour un instant notre marteau et notre bourdon et nous suspendrons momentanément notre voyage à la recherche des autres terrains auxquels nous avons consacré ce chapitre, pour examiner si le Monte Ferru doit prendre place parmi les volcans proprement dits, ou bien s’il doit rester dans l'humble condition des coulées basaltiques, qui ont en Sardaigne une provenance énigmatique. Nous ne saurions mieux faire à cet égard que d’exposer franchement les principales raisons qui nous furent opposées pendant la course géologique que nous avons faite en 1847 (t) avec notre jeune compagnon de voyage, devenu sur ce sujet notre adver-
(1) Co dialogue eut lieu dans noire course d'Orosei à Ihrgali, après aroir visilê te' Mortalt, dont il sera i|ucstion à la flh de ce cbapiire.
Oii|«ctiont cootr« rurigiae volcauinue dst b«MUe«>
640 CHAP. IV. — ROCBBS a^SALTIOIIES.
saire. En reproduisant ici les principaux arguments de M. de’ Yecchi, nous croyons lui donner un témoignage de notre amitié sincère et de l'estime que nous avons pour son talent et pour ses connaissances. Nous nous bornerons, pour notre part, à lui opposer les faits, que nous venons de signaler sur le Moule Fetru, qu'il n’a pas eu le loisir de visiter, à cause de son départ précipité, en 1848.
« Les raisons sur lesquelles je fonde moir opinion (di- « sait-il) pour nier l'origine volcanique des basaltes sara des, sont les suivantes; ' <
« K? Le manque complet de véritables formes de eran tères;
« L'absence de tufàs et de conglomérats, qui ad- « compagncnt toujours les éruptions volcaniques;
« 3° Leur forme , qui n’est jamais celle qui convient à tt la lave sortie en guise d’un couraht d’un cène volca- « nique, c’est-à-dire, d'une coulée toujours longue et « étroite , tandis que les basaltes sardes se sont répandus « presque tous sur de grands éspaces de terrain, qu’ils « ont recouverts dans tous les sens.
«.4" L'indifférence avec laquelle ils s’épanchèrent sur « toute espèce de terrain, tandis que les véritables vol- « cans n'agissent pas de celte façon. Chacun étend son « propre domaine sur un certain espace qui l’enloure et « qu’il couvre de ses propres produits ; toute sa puissance « est limitée à celle surface. Le Vésuve, l'Elhna, par « exemple; ne vomissent pas leurs courants au-delà de U certaines limites assez restreintes, qu'ils se sont tracées « eux-mêmes; les basaltes sardes, au contraire, ne re- « couvrent jamais un sol semblable au leur; ils sortent « des' granités, du terrain crétacé et du terrain tertiaire a et ils se répandent indifféremment sur toutes ces roches.
« 5° Les volcans proprement dits ont une action pério- « dique ; ils ne sont pas continuellement en éruption ; ces » éruptions se succèdent avec des périodes de calme;
MOMTK rSBRC.
« mais ce temps de calme n'est pas éternel; au contraire,
« il est interrompu par le renouvellement 'du même état « do paroxisme qui lo précéda. Le véritaiilc, le plus es- « sentiel des caractères du volcan, est celui de répéter « plusieurs fois ses convulsions, presque touiours anaa logues entre elles; les basaltes .sardes, au contraire, a furent éphémères: le sol s’ouvrit, il en sortit un courant ■ basaltique et tout fut fini. »
ÜL de' Vecchi termine par dire ne pouvoir se résoudre coMio.ion à. nommer volcanique l’action qui a produit les basaltes de la Sardaigne et que vouloir donner le nom de volcans à ces formations, ce serait commettre an abus de langage; c’est pourquoi il insiste pour que l'on bannisse ces noms à propos des roches dont il s’agit. Il propose d’adopter celui de formation basaltique, qui a déjà été accepté dans la science pour désigner les terrains en question, tels qu’on les rencontre 'aussi dans l'tle. ,
Nous ne contestons aucunement ' la validité des argu- hci.uu»'. ments que nous venons de reproduire et qui sont appuyés sur une parfaite connaissance des véritables volcans modernes; mais nous demanderons à notre tour quel nom on pourra donner à une grande montagne de plus de 1000 mètres d'altitndc et 60 milles de circonférence ,:aux formes : '
arrondies, revêtue depuis son sommet jusqu'à sa base '
et encore bien au-delà de roches évidemment éruptives, qui se distinguent entre efles par leur composition et. leur coolcur et que tout annonce avoir successivement coulé les unes .sur les autres, à diverses époques, de tous les cOtés de la montagne? Le Monte Ferru, tel que nous venons de l'esquisser ci-dessus, nous montre d'abord un noyau trachy tique, dont-l'àgc est antérieur à ce|ui du terrain tertiaire subapennin; sur ce dernier a coulé {Pilintiuri, vers la mér) une lave feldspathique d'un gris- blanchâtre, que nous avons aussi trouvée en place au bas de la chapelle de Saint-Joseph de Santu lussurgiu et qui forme le sol du village de ce npm. C.ette roche est recouverte par
üontr Ffrru c*t uu wtcan ancien.
l>>mp3raison.
044 CIIAr. \¥. — BOCÜfiS SA8ALTIQUBS.
une iavc péridolique, é|;alement grise, mais de couleur plus foncée, qui se délite en boules cl en rosaces (tança ne(/ia); enfin, soit du sommet, soit des lianes de celte montagne, a eu lieu l'émission d'une troisième substance, qui est péridolique, noirâtre et souvent boursoufllée, et qui offre tous les caractères de la roche, qui constitue dans l'ile les plateaux basaltiques proprement dits. *
Nous n’avons jamais pensé <le vouloir donner le nom de volcans à ces derniers plateaux, mais nous ne pouvons pas nous empêcher de regarder le Monte Ferru comme une montagne volcanique sui generis, qui a produit, dans son dernier paroxismc, une quantité de lave basaltique, lorsque la même matière sortait également du sol sarde dans d’autres conditions. C’est pour nous un volcan , mais un polcan ancien, du sein 'duquel l’émission de la matière en fusion ne s’est pas renouvelée après la période basalliqrie qui fait l'objet de ce chapitre.. Cette émission a été suivie d’un grand bouleversement dont les traces sont incontestables en Sardaigne. Alors furent morcelées les grandes nappes basaltiques et elles furent réduites à des fractions isalées ; alors se licent de grandes crevaisses dans la lave noire, qui est la plus récente; alors enfin., disparurent plusieurs .traces de bouches d’éruption, dont un oeil exercp observe pourtant encore quelques vestiges.
C'est après ce dernier cataclisme qu’a dû commencer l'ère.des volcans modernes, dont nous ne contestons pas les véritables caractères. Le Monte Ferru est, à notre avis, dans l’ordre inorganique, vis-à-vis des volcans actuels, ce qu’est, dans l’ordre organique une espèce éteinte vis-à>-vis d’une autre espèce encore vivante do même genre; par exemple, l’ours des cavernes, (spelæus) , qui est une espèce perdue, ne porte pas moins le même nom générique que l’Ours brun qui est vivant ; ainsi pourquoi ne pourrionsnous pas appeler le Monte Ferru un volcan ancien 'de Té? imque basaltûjtir, tout en admettant. la locution de formation
MACOMEB.
basaltique, appliquée à tous les terrains qui entrent dans le cadrç de ce chapitre?
■ La roche , sur laquelle est b&ti le village de Macmner, Rorlir liaHaIlit|u(^ passe à une dolérite d’un gris foncé, qui enveloppe bien »"'"«■ souvent des fragments de quartz d 36. Ces fragments sont quelquefois plus volumineux que le poing et même qu’une tête d'enfant nouveau-né; ils sont blancs et frittés. Tout annonce qu’ils ont été arrachés du sol inférieur, lorsqu'il a été traversé' par la lave; ce sol était probablement composé de roches siluriennes et granitiques, dans lesquelles abondent les filons de quartz. Un peu plus bas des maisons et sur la nouvelle roule transversale qui conduit de Macomer à- Borliyali, nous avofts rencontré, au premier détour avant d'arriver à ce dernier village, une roche basaltique d'un gris foncé, toute etoilce de points violacés d 37. Elle est absolument semblable, à celle que nuus avons recueillie à la chapplle de Saint-Joseph de Sautu Lussurgiu. On aurait peut-être motif d'en conelure que c'est de ce dernier point que doit être venue an jour la grande nappe de lave de celte espèce, qui s’est étendue en forme de plaine légèrement inclinée vers le Tirse, en s’appuyant sur la base méridionale de la chaîne du Marghine. Nous avons déjà dit ailleurs (Il comment le tracé de cette nouvelle route, qui longe le pied du Mwrghine, ait été fait sur la limite du basalte et du trachyte, tout le long d’une ligne presque horizontale; on pourrait croire que la matière dont est formée cette grande nappe basaltique appartient à une seule coulée, qui aura en quelque sorte nivelé en un plan presque uniforrbe tout cet immense espace de terrain , dont se compose la plaine actuelle de Sedilo et des lieux voisins. Or comment expliquer qu’une aussi grande masse de matière, toute identique , ainsi répandue uniformément, aie pu sortir de
(1) Chapitre Xlf»
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plusieurs humbles crevasses rcslées inconnues , tandis qu'un vide trés-considérable se manifeste dans le point occupé aujourd'hui par le village de Santu Lussurgiu , où nous avons cru reconnaître les traces d’un vaste cratère et où noùs trouvons en place les mêmes substances qui forment la plaine de Sedilo?
c4mpM« La lave basaltique, que nous avons laissée à Sindia, s'étend vers le nord et nord-est, de manière à cerner le territoire de Macomer des deux cêtés; elle constitue le plateau dit de la Campeda et elle se rattache à la montagne de Saucco; c'est en effet de ce dernier point élevé que parait être sortie la large nappe basaltique qui lùaintenant se termine brusquement à S. Sinuone au-dessus de Bonorva et qui se prolonge fortement à l'est de ce dernier village r au pied des monts du Goeean» occidental. C'est une portion de ce grand plateau , qui est représentée dans notre planche VI, hg. I, par les lettres LL' elle y forme le premier plan de la vue en question, prise de la cime du Monte Rasu; ce plateau s'appuie principalement sur les terrains siluriens modifiés ou sur les trachyles anciens.
piamdtUuria,. Dc l'autro côté de Bonorva, c'est-à-dire, à l'ouest du Campo Giavesu, la nappe basaltique, qui probablement couvrait aussi un grand espace de terrain , n’est plus représentée que par des fragments de plateaux, composés d’une lave péridotique exactement pareille à celle que nous venons dc signaler à l’est du Campo; elle forme d’abord le territoire du Planu de Ifurliu, qui est intimement lié à la plaine basaltique de Siiulia. Nous plaçons le Planu de Murtas dans les terrains en question , quoique plusieurs monticules arrondis et groupés ensemble, qui s’élèvent de celle région , nous paraissent devoir être rapportés à une époque plus récente que celle dont nous nous occupons dans ce chapitre.
ptidrit. Le plateau basaltique de. Planu de Marias se lie à son tour avec un lambeau du même terrain qui couvre une
MMUA. PUZZO MA66I0KE. CIAV^. KEaEMUI.B.
pftrtio du sol de Padria, village bâti au pied de trois monticules dits Très Montes, qui. sont formés de 'roche basaltique, ainsi que le plateau de S. Pietro. Cette roche noire et cellulaire a tous les caractères de celle du mont de S. Simeone de Bonorta. Du plateau de Padria on peut se rendre presque en plaine aii village de Puzso Maij^iore, où se trouvent des indices de cratères plus modernes que la lave basaltique; mais celle-ci ne laisse pas de s’y montrer, surtout dans les environs du village de CosAoine, où elle parait n'être qu’une continuation du plateau de S. Simeone de Bonorta, dont elle est maintenant séparée par la profonde vallée de Semestene,
La colline isolée, sur laquelle est bâti le village de Giave, est formée de terrain tertiaire marneux; celui-ci repose.'sur le trachyte ancien et il est recouvert à son tour par la même assise de lave basaltique, qui couronne les plateaux environnants. Cette nappe basaltique forme le haut du mont, qui a été ensuite légèrement bombé an sommet, où parait 'exister la trace d’une émission de lave plus récente, dont il sera question dans le' chapitre suivant. Ce plateau, nommé le Prato di Giave, est formé de ^asalte noirâtre et celluleux comme celui de S. Simeone de Bonorva. La même roche couronhe également quelques monticules isolés, qui surgissent autour du Prato et qui en furent détachés par une forte érosion. Ce basalte affecte une structure grossièrêment prismatique, qu’on voit trèsdistinctement en parcourant la grande route. Nous avons indiqués ces plateaux sons le nom général de Mont de Giave, dans notre pl. VI, fig. t.
Presqu'en face de cette colline, un peu plus vers le NO, s’élève un autre plateau basaltique au-dessus du village de Keretmle; c’est une nappe étroite et alongée du nord au sud, qui est fort probablement le résidu d’une bien plus grande coulée. La roche, qui la compose, est noirâtre, péridotique et un peu bulleuse. C’est sur son bord oriental qu’à surgi le magnifique cratère éteint de
Gtat'f.
Krrtmide,
Uonlr Prino.
Monte Amna.
Monte Sanie,
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Monte Cucureildu, qui a vomi une lave péridolique plus récente, dont il sera question dans le chapitre suivant (voyez planche VI, fig. 1, 2, 3.)
Plus an nord du plateau basaltique de fieretniile- s'élève le Monte Pelao, qui est une masse isolée, formée également* de terrain tertiaire marneux , recouverte par une nappe basaltique. Nous ne saurions séparer par la pensée celte nappe de celle qui couronne les plateaux de Giave et de Keremtde; mais du centre du Monte Pelao s’élève une bosse arrondie, dite Monte Mannu (Mons magniis), qui est le reste d'un cratère éteint; c’est paç là que s’est déversée sur le Pelao une coulée de lave plus récente, qui a couvert en quelques points la nappe basaltique plus ancienne (voyez la môme planche VI).
En face du Monte Pelao, vers Torralba, au-delà de la route royale, on voit s'élever un monticule isolé, à base calcaire , recouvert de lave basaltique ; on le nomme Monte Arana. Le basalte de ce rocher est en tout pareil à celui qui est coupé à pic sur le bord oriental du plateau du Monte Pelao; mais il prend au Mente Arana des formes prismatiques plus prononcées et plus régulières; l’altitude de icette butte est de p20 mètres, tandis que le bord du plateau basaltique du Monte Pelao, mesuré au-dessus du village de Buunanaro, est de 715 mètres; ce qui.fait une différence de 195 mètres, sur laquelle nous reviendrons ci-après.
Par une espèce de compensation, une portion de la même coulée atteint une altitude de 753 mètres en couronnant la cime du Monte Santo, qui se présente en forme de cône tronqué , que l’on voit à droite de la route royale en allant vers Sassari. Comme nous sommes portés à croire que la nappe basaltique des trois monts Pelao, Arana et Monte Santo ne formait jadis qu’une seule coulée, qui s’est étendue en plan horizontal sur le terrain tertiaire, nous pensons que ces monts furent séparés par une eanse puissante, qui a jmrté leurs sommets à des hau-
MEUO MONDO. L4 POPULEMA.
leurs (lifTérentes, sans que cela inGrme en rien ce que nous pensons sur leur origine coinmuncL. Le basalte du Monte Santa est d’un gris noirâtre; il s’approche à la fois de ceux du Moule Pelao et de Macomer, avec les([ucls il s’assimile encore par les fragments de quartz fritté blanc, qu’il renferme également dans son sein. L’épaisseur de cetle coulée, peut être de 10 mètres environ; sur celte, cime est bâtie une chapelle dédiée à S. Ella, œuvre des anciens bénédictins; le plateau basaltique, qui peut avoir an plus 300 mètres de long, n’en compte que vingt ou 30 de largeur.
Lorsque de la Cantoniera de Monte .Sanlo, qui est placée Uf.zo yomi,.. sur la roule royale, au pied occidental de la montagne de ce nom, on se dirige vers Codrongiamis , on rencontre à droite une petite église d’une architecture très-ancienne, qui porte le noua singulier de Mezzo Mondo (demi monde).
Celte église se trouve placée dans une espèce de plaine, ou plutôt dans une vallée dominée au nord par un plateau recouvert de lave basaltique; éelui-ci eet séparé par une forte crevasse d'un autre plateau semblable , d’où descend un courant de lave basaltique noire, traversé par la route royale, qui forme en ce point un coude, non loin de la Cantoniera de Figumja.
Cës débris d'une ancienne nappe basaltique) très-pro- i.< bablement continue jadis, se lient avec les restes d’une gibbosité fort remarquable, qui dans son ensemble prend le nom de Sa Pupulema; on y voit les indices d’un renflemenl-du sol en forme de vessie, qui s’est opéré dans la roche tertiaire recouverte d’une couche basaltique. 'Vers l’est le sol qui a été soulevé , a conservé extérieurement «a forme bombée en vessie. On suit cette forme bombée depuis le sommet du monticule jusqu’à sa base, qui se termine en surface plane. Du côté de l’ouest on voit un enfoncement flanqué de deux cimes, qui se fondent d’une part dans la plaine par une pente douce , et qui de l’antre r.nuronnent deux escarpements placés en simélrie, en face
Digillzed t , Googic