CHAP. XV. — BOCHES MSALTIQCBS
l’un de l'aulre, comme on penl le voir dans la figure suivante • et dams la coupe b. '
• Fig. 116.
• Im Pupulema. h
t temin tertiaire lonleTe; b roche baaaltiqoe noire, poreuae.
Le Cotorm Du Campo Lanaro, où surgit la Pupulema, jusqu’au village de Codrongianus, le sol parcouru par la route toyale est uniquement tertiaire, mais lorsqu’après avoir dépassé ce pays et après avoir opéré la descente, on entre > dans une autre plaine, dite le Campa Mêla, alors on voit sur la droite de cette roule l’extrémité d’un plateau basaltique, qui y arrive en serpentant du vill^e -de Ploaghe et qui s’étend indistinctement, soit sur le terrain tertiaire, soit sur le tufà ponceux, et soit même, vers le nord, sur le trachyté ancien. Celle coulée porte le nopi de SüColofu; elle est formée d’une lave basaltique passant â la minosite, de couleur gris-foncé; en quelques points elle est très-poreuSe ; ses vacuoles sont tapissées de carbonate de* chaux et même d’aragonite •! 28.
c.,„. Tout près de l’extrémité supérieure de celle coulée àts.iiaun. formé de scories fraîches , dit Afonte di S.
Malleo, dont nous parlerons dans le chapitre suivant. Nous avons d’abord pensé que le Colora pourrait être d’un âge géologique plus récent que les nappes basaltiques qui forment l’objet de ce chapitre; mais comme les flancs de. celte coulée légèrement inclinée sont tous coupés à pic, ce qui l’isole lout-à-fait de trois côtés et la sépare des autres terrains par deux vallées latérales qui sont larges et profondes, nous avons reconnu que cette lave, qui a tous les caractères du basalte ancien, s’est répandue sur
j Àlfihrni.
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le sol qa’elle recooTre, dans les conditions de celles décrites jusqu^ici et quelle a subi ensuite une grande dénudation ; çe qui éloigne toute comparaison avec les produits dgs cratères plus récents.
Le dernier point de la Sardaigne septentrionale, oü nous Buuir tir Saxfari ayons rencontré des traces de coulée basaltique proprement dite, se trouve sur une colline, dont nous avons négligé de connaître le nom à cause de son peu d'importance et qui est maintenant traversée par la nouvelle route provinciale dirigée de Sassnri à AI()liero. On rencontre ce débris de coulée, sur le sommet de celte colline tertiaire, que l’on .gravit sitôt après avoir passé le pont de Mulafa, en sortapl de Sassari. C’est une nappe qui paraît avoir fort peu d’étendue; elle est alongéc et dirigée Ir-peu-près de l’est à l’ouest. Le basalte noirâtre péridolique dont elle se compose est pareil à celui que nous avons décrit jusqu’ici ; il parait cependant avoir coulé sur une mince épaisseur, car il se délite en fragments de peu de volume, qui prennent l’aspect de blocs transportés sur le terrain tertiaire; mais en examinant ces pièces avec soin, il est facile de reconnaître que telle n’est point leur origine ; peut être la matière dont ils sont formés, sera venue au jour à travers une petite feote voisine, dont les traces sont complètement elTacées.
Aptès avoir achevé l’énumcralion de toutes les localités Biuim où nous rencontrâmes des nappes plus od moin^ étendues de lave basaltique, tant à l'ouest que dans la partie centrale de l’tle, dans la direction N-S, il nous reste encore à compléter ce chapitre par l'indication de quelques points de la partie orientale, oü les basaltes sont également venus au jour après la déposition du lèrcain tertiaire pliooène. ^
La première nappe de celle nature, que l’on rencontre lorsqu'on se rend de Nuoro à Orosei (I), en passant par
(1) Depuis que nous avons parconru ces régions, on y a ouvert
Êptirwiir
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r.llAP. IV. — ROCHES MSVLTIOCRS.
Olieim , se trouve' presqu’au niveau de la plaine avec laquelle clic Gnil par se confondre d’un côté; tandis que (le l'autre, où elle fait face à la fontaine dp Cologonr, dont il a été question ci-dessus page 20 1, elle $e présente en une masse horizontale , dont le flanc escarpé est divisé en colonnes prismatiques verticales.
Il parait (|uc lorsque la roche basaltique a Coulé en cet endroit, le sol granitique, sur lequel elle s’est épanchée, présentait déjà des dépressions notables; de façon que celte nappe, qui est horizontale à sa surface, varie considérablement en épaisseur d’un point à’ l’autre. L’escarpement vertical, qui fait face au Cologone, prend le nom de Marijine ilt Gtillfi (bord du (lullci). Il est forme d’une roche basaltique noirâtre péridolique, absolument pareille à celle que nous avons décrite jusqu’ici; mais elle prend une structure prismatique plus décidée que celles des roches semblables des autres localités. Nous allons d’abord donner, ci-dessous le croquis de cette colonnade,. que nous avons pris en passant près de là.
Fig. tl7.
Murgine de Gullti.
Les prismes du Marg'me de Giillei, sans être tout-à-fait réguliers comme ceux de l’Ecosse et de l’.lurerÿiie, sont
ta granit, roule m>alp, qui joint ta >itle de A'uoro au village d'Ormri; elle lai»«e le Aftirghir de Giillri à G Lilnnielrea de dUlanee, ver» le SK.
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by Googli
MABCINB BB «ULLBI.
cependant assez uniformes; ils sont presque tous pentagones. En^pielques points où le terrain granitique, qui les supporte, fait une forte dépression, nous en avons vus qui atteignent plus de 20 mètres do hauteur verticale; du côté opposé, c'est-à-dire vers la plaine, la même nappe ne dépasse pas un mètre de puissance. Il est évident que. celle dilTércnce d’épaisseur provient des irrégularités du sol inférieur préexistant et de la tendance naturelle de la lave en fusion à s'étendre horizonlalemeiil à sa surface, après avoir rempli les dépressions inférieures du terrain sur lequel elle’ s’est moulée.
Entre le mur vertical prismatique et (e lit du torrent, qui coule du Cohgone, il existe aujourd'hui un vide considérable occupé par le. terrain granitique; celte dernière roche supporte d’un côté la nappe basaltique et de l'autre le calcaire cl la prétendue dolomie des monts crétacés du Cologone et d'OIiena. Il est probable que la colonnade basaltique figurée ci-dessus dans notre lig. 115 appartenait jadis à l'intérieur de la coulée, qui aurait été beaucoup pins étendue vers le sud qu’elle ne l’est aujourd'hui; les prismes de l’escarpcmenl actuel du Gultei furent mis au jour par celle même dénudation générale, dont il nous reste des signes évidents et qui a eu lieu en Sardaigne après l'expansion des basaltes.
Quant au point duquel Ig matière en fusion, qui a formé ces prismes, peut être sortie pour sc répandre en plan horizontal sur le granité, nous n’avons recueilli aucune donnée pour le fixer dans un endroit plutôt que dans un autre; nous ne serions cependant pas éloigné de croire que celle émission aie pu partir d’une localité voisine, où existe une dépression du sol dans la plaine et qui est occupée aujourd’hui par un étang. Au reste , rien n’empêcherait de rattacher le point d’on serait venue celte lave à un monticule conique, qui se trouve un peu plus loin vers l’est, nommé Gtillei Muni, dont il sera question ci-après.
iVmiilalutH.
Orifire.
cmp. XV. — ROCHES HASALTIODES.
PUleiili Si du Margine de GuUei, au liéu d’aller de suite vers r i.ocij,. gg pgg(j d’abord vers le village de Lœuli , on
voit sur la gduche du chemin deux ou trois coinnès granitiques isolées et plates, recouvertes Iv un même niveau par une nappe de roche basaltique horizontale. Nous observâmes en passant prés de là, sur un de ces plateaux, une gibbosité, que nous avons lieu de regarder comme le point par lequel s’est échappée la matière <|ui les recouvre. Nous crûmes également reconnaître, d’après leurs niveaux actuels, que ces plateaux étaient jadis réunis en une seule nappe.
oroj«. Le village tl’Orosc», dont nous avons déjà fait mention pour ce qui regarde les terrains nummulitiqucs et tertiaires, est bâti sur le versant méridional d’une colline isolée, formée d’un dépôt subapennin, recouvert horizontalement par une nappe basaltique, comme on peut le voir dans notre iig. 43, page iii ci-dessus, et 6g. 4, planche VI. Nous rappellerons seulement aü lecteur que le terrain tertiaire dont il s!agit, est bien caractérisé par ses coquilles subapennincs. Un peu plus vers l’est, le basalte parait reposer directement sur le puddingue granitique et nummulitique , dont il a également été question dans le chapitre VI, même page iH.
Le basalte d’Orojsei a tous les caractères qui constituent uiMiii.jur. véritable coulée, qui s'çst répandue sur un plan horizontal préexistant. En quelques points cette roche devient tabulaire, on la dirait stratihée; ailleurs elle prend des formes grossièrement prismatiques ; tantôt elle est compacte, tantôt elle contient des bulles orbiculaires; mais sa structure est toujours serrée et elle passe rarement à l’état de scorie, si ce n’est à sa base.
Autro plalrjux Lorsqu’on arrive au sommet du plateau en question, biMiu.|ue.. présente en terrasse au-dessus du village , on voit
se développer devant soi le cours du Oeuve qui rase le pied de cette colline et sur sa rive septentrionale on voit paraître d’autres plateaux de lave lout-à-fail semblables
PLATKAUl B.iSALTIOMiS.
à celui sur lequel on se trouve ; ils sont tous livelés à un même plan. Si l’on porte ensuite les regards vers Orotei, on remarque une coupe verticale naturelle, produite par un ébouleœent, qui laisse voir les bancs sablonneux . et marneux dont se compose la partie supérieure du lerrain tertiaire ; ceux-ci sont cuits et modibés à leur point de contact avec le basalte. Les rapports, qui existent entre ces terrains, peuvent se démontrer par la coupe suivante.
Fig. tl6.‘
I ■«blon* fouilifiTes rah>peonioa; I* marnei et grba iertiàiret, modifiêi à leur point de eontact arec le baaalle ; t scories basaltiques; 6 basalte compacte; ù' basalte celluleux.
Pour voir l'ensemble de ces plateaux des environs d’Orosei, nous renvoyons le lecteur à- la Vue géologique de la côle orientale de l’ile , qui se trouve dans notre fig. 4 de la planche VI de l'atlas joint à cc volume ; il y remarquera, en second plan un de ces monts horizontaux, qui se trouve derrière celui qui domine le village. Nous avons dû le bgurer dans notre dessin sur un plan Un peu plus élevé que l'autre, pour le rendre visible, mais dans le fond, ils sont au même niveau.
C’est sur ce plateau plus reculé et distant trois quarts d’heure de chemin d’Orosei, que s’élève la hutte singulière du Mortale; pour y parvenir, on doit d’abord passer le fleuve, puis on suit un vallon ou plutût une crevasse creusée dans le sol tertiaire, qui forme la base du plateau. Lorsqu'on arrive près de son sommet, on commence à voir paraître la partie inférieure de la coulée basaltique ;
Renvoi ï U |>l. VI,
Moritt/e.