CONCLUSION
quel il se lie -d’une manière insensible , porte le nom de Ibba tnanna ou Gibba manna (grande gibbosité) , par opposition à un monticule voisin , qui se trouve vers le SE et que l’on nomme Ibba piticca (petite gibbosité). La Gibba matma se compose de scories noirâtres ou roussatres, ce qui, joint à sa forme, indique le point par lequel la matière basaltique s’est répandue tout-à-l’entour: la petite Gibba est formée de basalte plus compacte; c’est peut-être le résidu d'un rendement analogue à celui du Morlale d’Orosei. Tout le plateau proprement dit est sillonné par des vallons, qui indiquent un notable dérangement du sol après l’époque de l’émission du basalte.
Avec là coulée de Bari nous terminons l’énumération fastidieuse de toutes les localités de la Sardaigne, où nous avons reconnu l’existence de la roche basaltique, dont les caractères minéralogiques et géologiques sont généralement uniformes. Ces caractères ressortent d’euxrmêmes par la simple exposition des faits; c’est pourquoi nous croyons inutile toute digression sur cp sujet. Nous nous bornerons à signaler encore deux autres faits remarquables, relatifs à la distribution de ces mêmes roches Sur le sol de l’tlc.
Le premier de ces faits consiste en une espèce de répulsion, qui semble s’être manifestée entre les basaltes sardes et les trachytes amphiboliques et phonolitiques, qui les ont précédés sur la surface de l’Ile. Il suffit de jeter un coup d’œil sur notre carte géologique ou de comparer entre elles les deux Cgures 7 et 8 de notre planche II b, pour reconnaître que les basaltes ne dépassent pas, dans la partie méridionale de la Sardaigne, une ligne qui serait tirée de Guspini à iVurrN, en passant par Sardara; cette ligne laisse tout-à-fait maîtres du so| les groupes du trachyte amphibolique et phonolitique de Sarrenti, de Monastir, de Sançoe, de Pula, de Monte Narcao et du sud de l’tle de S. Anlioco. Il n’y a d’exception que pour les conglomérats de VArenentu, qui sont traversés
Conclution de ce cbaptire.
R^pubiuu.
Pféf^nre
ou voisiiiai'e de mer.
070 CBAP. XV. — KOCRE8 BASALTI()UES.
par les dykcs basaltiques. Vers le nord, les basaltes s'arrêtent également au point où surgirent les groupes ‘du trachytc phonolitique d'0«i/o et de Cuoumta, avec lesquels ils n'ont aucun contact direct. '
Le second fait, qui nous parait plus impditant que le premier cl jque l'on peut également vérifier au moypn de la comparaison des deux figures 7 et 8 de la môme planche, c'est qu’à part les roches basaltiques des environs de Dorgali, de Gonone et de Bari, toutes les autres sans exception reposent sur le terrain tertiaire, subapénnin , qui dans l'ordre chronologique des formations à précédé immédiatement l’émission des basaltes sardes. Or, comme dans un grand nombre de points, la stratification de ces terrains est concordante avec le plan de la nappe basaltique qui les recouvre, nous pouvons en conclure que ces coulées furent en partie sous-marinés et que l'eau de la mer peut fort bien avoir joué, un rôle important dans l’émission , F expansion et le refroidissement de cette matière. Quant aux basaltes de Dm-gali, de Conone et'de Bari, qui reposent sur le terrain crétacé ou sdr le •granité, nous ferons remarquer qu'ils sont tous placés trèsprès de la côte actuelle, dont les limites paraissent être les mêmes qu’elles étaient avant la mer de l'époque tertiaire Subapennine. Le territoire d'Orosn est le seul de toute la côte orientale de File, qui ne fut pas émergé alors; puisque c'est le seul endroit de ce vaste littoral, depuis Cagliari jusqu’au cap de La Testa, où il existe un lambeau de terrain tertiaire.
: ■ 'i .Ut;
.. iM.r*- lifp
. ~~ 7 '-if il -.' t!t
■ if. ^
, ,4 ’ — . i*. . . i iJi . • : 'b
r'i 'l'it ; yi’-'.' I Xff'W-
DÉNintATION POSTÊRIEVni: AUR BtSALTBS. C7I