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CHAPITRE CINQUIÈME

Martigny. — Les montagnes. — Les villages. — Le travail agricole. — Patience et courage des Valaisans. — La route du Saint-Bernard. — La Dranse. — Saint-Pierre. — L’auberge de Napoléon. — Le déjeuner. — Les roses des Alpes. — La cantine. — La chambre de l’aristocrate. — Les muletiers. — Désert et. aridité. — L’ascension dans les neiges. — Aspect du couvent. — L’entrée dans la maison. — Le souper. — La maison de refuge de l’Arlberg. — Légende de Saint-Bernard. — Fondation et agrandissement du couvent. — Révolution du Valais. — Ressources actuelles des religieux. — Offrandes des voyageurs. — Organisation de la communauté. — Fatigues et souffrances des religieux. — Le jeune clavandier. — La messe dans la chapelle. — Les œuvres du couvent. — L’infirmerie et le pauvre ouvrier. — Les chiens du Saint-Bernard. — Le vaillant Barry. — Retour à Marligny.

Martigny est une petite ville de onze cents habitants, où l’on 11e compte pas moins de cinq hôtels de premier ordre et plusieurs auberges secondaires. Ce n’est point la population indigène, si modeste en ses habitudes, qui peuple les grandes salles de ces hôtels : ce sont les étrangers. Martigny est le point de jonction de plusieuis importantes voies de communication : du nouveau chemin de fer qui touche au lac de Genève, du sentier de Chamouni, de la route d’Italie par leSimplon el de la route du Piémont par le Saint-Bernard.

Elle est agréable à voir, cette petite ville. Pour me servir d’une expression allemande, elle est vraiment freundliche , c’est-à-dire qu’elle a une amicale physionomie qui [fiait aux regards et attire la confiance. Plus d’un voyageur y est arrivé, ne songeant qu’à la

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