‹ Voyage en terre sainte (volume 2)Chapitre 10 sur 85 · II · texte numérisé non relu

II

que, pour saint Jérôme, le Birket-Mamillah était l'étang supérieur, et le Birket-IJammam-el-Batrâk, le nouvel étang construit par le roi Ézékhias. Il en ressort de plus que cet étang fut couvert par une muraille, et enfin que le champ du foulon doit nécessairement être cherché vers l'emplacement du Birket-Mamillah, puisque l'aqueduc qui relie les deux piscines était sur le chemin du champ du foulon. Voila autant de faits acquis pour l'histoire topographique de Jérusalem. Quant à la piscine que saint Jérôme appelle « piscinam veterem , » j'avoue que je ne sais pas où il faut la chercher.

Enfin, au nord du temple, se trouvaient deux piscines très-étendues et à ciel ouvert, qui communiquaient entre elles. La première, vers l'est, n'est autre chose que la piscine probatique des récits évangéliques ; son vaste bassin est aujourd'hui encombré d'immondices et de débris de toute nature, et elle ne contient plus d'eau. La seconde, à l'ouest, servait de fossé a la forteresse Antonia, placée à l'angle nordouest de l'enceinte sacrée du temple, et elle s'appelait Strouthion. Lorsque Titus attaqua Antonia, il dut cheminer a travers la piscine de Strouthion. Celle-ci toutefois n'a pas disparu, et elle existe encore en grande partie sous les bâtiments avoisinant le Serai, qui a pris la place de la forteresse Antonia. Elle contient encore de l'eau, que Ton vient y puiser journellement, et doit être alimentée par une source probablement peu importante.

Voilà tout. Je ne parle pas des quelques piscines taillées dans le roc sous le péribole du temple, c'est-à-dire dans les flancs du mont Moriah. Celles-là étaient spécialement destinées au service du culte, et ne pouvaient en rien contribuer à l'alimentation de la population. De plus, en admettant qu'il y ait, comme on l'a prétendu, quelque source dans les flancs de la montagne sainte, celle-ci était loin de suffire.

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