‹ Voyage en terre sainte (volume 2)Chapitre 17 sur 85 · II · texte numérisé non relu

II

50 stades d'Hécatée? que nous devons à plus forte raison rejeter ce chiffre, et passer outre.

Eusèbe nous a conservé, sur l'étendue du circuit de Jérusalem, deux renseignements, dont l'un au moins a une valeur que Ton ne peut guère contester. Nous allons les examiner successivement.

Le premier (Prœp. Evang., lib. IX, c. xxxv) est dû à Timocharès, historien d'Antiochus, qui donne à Jérusalem un périmètre de quarante stades (<p7î<yl... ri 'lepo<7o>u[xa r^v (jtiv rapt(jL6Tpov eyav <rra£touç m')'. Disons tout de suite que ce chiffre précis de quarante stades est, à bon droit, suspect. D'ailleurs, 40 fois 185 feraient 7,400 mètres, et il n'en faut pas plus pour que je m'attribue le droit de mettre ce chiffre au rebut.

Le second renseignement ne peut pas être traité avec le même sans-façon , car celui-ci émane de Yagrimensor ou arpenteur de la Syrie. Le voici (Prœp. Evang., 1. IX, c. xxxvi) : « L'arpenteur qui a mesuré la Syrie dit, dans le premier « livre de son travail, que Jérusalem est bâtie sur un lieu « montueux et raboteux (iit\ (AeTecopo'i re xat Tpa^woç totcou) ; il « ajoute qu'une partie de ses murailles est construite en « pierres polies (àxo Xtôou £e<7ToC), mais la plus grande portion « en moellons (va $ï i&ei'uva ârco yaXtxoç) ; il dit enfin que le « périmètre de la ville est de vingt-sept stades. »

Vingt-sept stades olympiques de 185 mètres nous donnent 4,995 mètres en tout, tandis que 27 stades juifs de 140 mètres seulement ne nous donnent plus que 3,780. Si nous rapprochons ce chiffre de celui que la mesuré directe nous a fournie sur le terrain (soit 3,900 mètres) , et si nous tenons compte des petites différences de détail qui existent forcément entre le tracé actuel et le tracé mesuré à la corde par l'arpenteur de Syrie, nous trouvons un accord tel que nous devons nous tenir pour satisfaits. Nous admettons donc que cet ingénieur, par

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