‹ Voyage en terre sainte (volume 2)Chapitre 67 sur 85 · II · texte numérisé non relu

II

tin un peu plus de temps que nos btgages, ce qu'il eu faut pour expédier un dernier déjeuner en compagnie de nos amis, et, à une heure après midi, nous sommes tous à bord.

Quand on vient de passer quelques mois à partager les mêmes plaisirs et les mêmes misères, on ne se quitte pas sans un véritable serrement de cœur ; aussi y a-t-il dans les adieux que nous échangeons avec Salzmann et Gaillardot une douleur qui , pour être cachée , n'en est pas moins vive de part et d'autre. Tous nos amis de Beyrouth sont venus à bord prendre congé de nous et nous donner une dernière fois la main.

J'ai eu bien vite fait connaissance avec le commandant de YEuphrate* M. Stoltz, lieutenant de vaisseau. C'est encore un des modèles exquis de politesse, de prévenance et de dévouement au devoir qui pullulent dans la marine française.

Les opérations commerciales et forcées de YEuphrate ont dévoi^ de longues heures, malgré le bon vouloir du commandant, malgré l'activité phénoménale de l'équipage. Aussi n'avons-nous pu déraper qu'à neuf heures du soir; une réunion charmante nous attendait, ce soir même, chez Tune des femmes les plus aimables de la colonie, et nous n'en avons vu que de loin les lumières, hélas! en doublant le ras Beyrouth. Enfin, nous voyant en mer par le plus beau temps du monde, nous avons oublié tous nos déboires des jours précédents.

te janvier.

Le lendemain matin, de bonne heure, et après une nuit excellente, nous pouvions mouiller devant Jafla. Notre ami, M. Philibert, Botros et son neveu Mikhaïl, qui nous avaient

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