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«ILGDBSION OB MM. 8AUBUMN ET M^USS A flâaQM*
Partis de Jérusalem le 20 novembre, an lever du soleil, nous arrivâmes à Hébron^pon compagnon et ami Cb. Mauss et moi,' le inôme
% ver; quatre heures. Nos tentes forent dressées dans le cimetière il face à la ville. Au premier aspect, vue de loin, la célèbre enceipie de la mosquée, avec ses pilastres engagés et sa corniche^pi forme de bandeau plat, parait être une construction peu ancienne et sans caractère déterminé. Cette impression se modifie complètement lorsqu'on se trouve au pied de ces vénérables murailles. Alors, au contraire, on est frappé de leur aspect de haute antiquité. L'appareil est le même que celui du Haram de Jérusalem. Les blocs sont de même dimension, leur bossage offre le même caractère; seulement, à Hébron, ce bossage n'est pas exécuté par les mêmes moyens que ceux employés à Jérusalem. Au lieu d'être fait à la brette, il est piqué, non pas à la boucharde, mais à la pointe. Les bandes lisses sont obtenues, comme à Jérusalem, par un ciseau plat, entaillé, qui prend toute la largeur de la bande. Quelques-unes des assises inférieures présentent sur leur surface des masses réservées,, grossièrement arrondies et formant saillie d'environ trente centimètres. 11 est probable que la tradition du pays ne se trompe pas et que l'enceinte du Haram d' Hébron est bien l'ouvrage du roi David.
Nous avons pu, au grand scandale de la population, et non sans quelques dangers, dessiner et mesurer les parties accessibles de Texte-
rieur de l'enceinte. Quant à pénétrer dans l'intérieur, il n'y fallait pas songer. Plus heureuses que nous, quelques .personnes de la suite du prince de Galles , qui furent admises à visiter l'intérieur du Haram , purent de mémoire faire quelques dessins, et reconstituer un plan qui nous donne une idée de la disposition intérieure du Haram. Nous devons à l'obligeance du docteur Holle la communication d'un essai de plan qu'il put faire, d'après nature, dans des circonstances exceptionnelles. Malgré son imperfection et son exécution toute primitive, nous n'hésiterons pas à publier quelque jour son dessin en fac-similé, à titre de document à consulter. Le plan que nous donnerons nousmême est le résultat du travail de ceux qui noiis ont précédé, travail corroboré ou modifié par nos observations personnelles. Nous devons ajouter qu'il est loin d'être infaillible.
Le tombeau de Khalil, du bien-aimé, d'Abraham, était probabler ment disposé comme tous les tombeaux judaïques d'une certaine importance. Il consistait en une chambre dans laquelle étaient pratiquées des niches en nombre correspondant à celui des membres de la famille qui devaient y être inhumés. Cette chambre, peut-être précédée d'un vestibule , avait été taillée dans une partie saillante de la colline qui s'élève, en pente douce, derrière Hébron. Quand David voulut consacrer ce lieu vénéré, il profita de la disposition naturelle du terrain et entoura d'un mur en pierres énormes cette partie saillante, ce cap dans lequel était excavée la chambre sépulcrale, de manière à former ainfî une plate-forme sur laquelle il éleva probablement un sanctuaire. Cette disposition existe encore aujourd'hui; le massif du Haram est isolé de trois côtés, au sud, à l'ouest et au nord. A l'est, il se relie à la colline avec laquelle la plate-forme est de plain-pied. La partie sud de l'enceinte, qui seule est accessible et visible dans tout son développement, présente les particularités suivantes, qui se reproduisent probablement, sauf de légères variantes, sur les deux autres faces, La base du mur, jusqu'à une certaine hauteur, est unie. Ce n'est qu'arrivée à une élévation de quatre ou cinq mètres que .cette base se termine par une retraite en plan incliné, sur laquelle posent les pilastres qui suivent le même plan que la base, et forment ainsi une saillie de vingt centimètres sur le mur en retraite.
Le sol intérieur de la plate-forme doit correspondre à la retraite et se trouver de niveau avec elle.
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L'entrée primitive de la chambre sépulcrale se trouva»! condamnée par le mur ili- l:i face ouest iiu massif, on en pratiqua une autre qui, du mieau lie la plan 1 - l'orme, s'ouvre sur un escalier taillé dans le roc et qui coudait au tombeau {l'Abraham. L'entrée primitive, nous dit- «a, eî toujours viable. C'est un long couloir, muni dans 11- tond; des lampes uni] iIj reuses y brûlent jour et nuit. L'accès en esi sévèrement défendn, mène aux musulmans qui n'appartiennent pas a «ne secte pnrticulière.
, . Sur les deux faces sud et nord du massif se trouvent des usca- )jfjfe|E a pi>'-s l'avoir contourné, conduisent à une porte pratiquée 'fl||e mur est. Nou» n'avons pu pénétrer jusque-là, et les rensei- «neœei recueillis à sou sujet n'ont rien pu nous donner de Estelle contemporaine du grand mur d'enceinte, est-elle postérieure; Nous l'ignorons.
Wdili'v, aujourd'hui transformé en mosquée, qui se trouve il... la part: sud d< la Wtrf nous parait avoir été i\\n< basiliqi HMae. Je n'y ni trouvé aucun des caractères qui distinguent le* 1$Êrt élevées en Palestine par les croisés, Les traces des culmines formait^ l'expnarlhex sont encore visibles. Dans l'intérieur de la mosquée, l'on fait voir les Cénotaphes d'Abraham, de garas, d'Isaac <■( ik- MhajEc ceux de Jacob et do Lia se trouvent placés sous dwu* petites coupuluà situées à . autre extrémité du la cour.
Nous aurions désiré pouvoir reproduire, par la photographie, la face sud de l'enceinte; cela nous a été complètement impossible. Quelques fanatiques avaient déjà ameuté la populace; on nous insultait. Une explosion était inévitable si bous avions persisté dans nos investigations; nous dûmes battre en retraite, et nous contenter de quelques mesures prises à lu hâte. Nous eûmes plus de succès du côté nord. Il nous fut possible, en nous glissant à travers des plantations d'oliviers et de vignes, de nous approcher suffisamment de l'enceinte sacrée pour pouvoir en faire une épreuve. Malheureusement sur cette face les blocs, d'une dimension fort remarquable du reste, n'ont plus ces proportions majestueuses qui caractérisent les côtés ouest et sud. De plus, leur encadrement disparaît dans une couche de chaux appliquée par les Arabes pour raccorder la construction judaïque avec un mur de construction récente qui, de ce côté, couronne la plate-forme d'une série de créneaux.