‹ Voyage en terre sainteChapitre 21 sur 53 · LA TOUR ANTONIA · texte numérisé non relu

LA TOUR ANTONIA

tant, nous nous sommes donné rendez-vous pour le lendemain matin. Barrère nous fait les honneurs de la première visite au Haram-ech-Chérif ; je vais donc enfin admirer de mes yeux les merveilles archéologiques que renferme cette enceinte sacrée.

31 octobre.

On comprend mon impatience de voir commencer cette reconnaissance préliminaire. Allais -je trouver la preuve que je m'étais trompé? Allais-je, au contraire, être confirmé par ce que je verrais dans mes anciennes idées, dont renonciation m'a valu tant d'attaques, petites ou grandes, amicales ou envenimées? Avant neuf heures nous étions tous arrivés au consulat et nous nous étions empressés de gagner l'entrée du Haram placée dans la cour même du serai. Je n'essayerai pas de décrire la vive émotion que je ressentis en franchissant le seuil de cette porte qui, il y a treize ans, était restée si bien fermée pour moi.

La première chose que nous étudiâmes fut le mur taillé dans le roc et qui garnit l'angle nord-ouest du Haram sur ses deux faces. Evidemment c'est là l'escarpe du massif de rocher sur lequel fut placée la tour Antonia. Dès lors celle-ci était forcément en dehors de l'enceinte actuelle, sur le rocher que nous avons devant nous, et elle occupait une place bien voisine de la caserne attenant au serai. Nous sommes donc en possession de deux jalons certains pour arriver à déterminer sa position : l'escarpe existant à l'intérieur du Haram, et la contrescarpe retrouvée chez les daines de Sion.

Suivant Josèphe, le rocher qui supportait Antonia était revêtu d'une sorte de glacis construit. Or, à 104 mètres

de l'angle nord-ouest du Haram-ech-Chérif, se voit encore enclavé, dans la face nord du Haram, l'angle de ce revêtement. Il est formé de cinq assises de gros blocs, dont les trois intermédiaires peuvent seuls être mesurés. Ils ont régulièrement lm,10 de hauteur, et chacun d'eux est entaillé, à sa partie supérieure, de 20 centimètres qui donnent un ressaut sur lequel s'aligne la grande face du bloc suivant. On a prétendu que ces retraites successives étaient réservées spécialement aux assises des murailles destinées à contenir la poussée des terres placées derrière elles. Ici elles contiendraient la poussée du roc. On fera donc bien d'abandonner cette explication et d'en chercher une autre.

Sur la plate-forme intérieure qui s'étend au bas du massif parait un arasement du rocher affectant la forme d'un angle droit dont les côtés comportent une assez grande épaisseur de roche. Qu'était-ce que cette coupure? Je l'ignore encore et je doute que nous parvenions à le deviner d'une manière plausible. De là nous sommes allés visiter les ruelles couvertes qui débouchent sur la voie Douloureuse. Toute cette face du Haram présente des constructions arabes fort anciennes, souvent très-élégantes, mais qui sont dans un déplorable état de dégradation.

La Coubbet-es-Sakhrah a eu bien vite l'honneur de notre visite, et, après avoir examiné rapidement la face occidentale de la plate-forme qui supporte aujourd'hui la mosquée, comme elle a supporté jadis le Temple de Salomon, nous revenons à la pointe nord-ouest de cette plate-forme, qui n'a pas changé de position ni de forme, puisque là elle est taillée dans le roc vif; nous passons des babouches pardessus nos chaussures, et, une fois cette précaution prise, il nous est permis de monter sur la plate-forme par l'escalier, aujourd'hui entièrement dégradé, qui fut taillé en ce point

LA SAKIIRAH. 4*4

dans le roc. 11 n'entre pas dans mon sujet de donner ici une description de la Coubbet-es-Sakhrah ; tant d'autres voyageurs se sont acquittés de ce soin avec le talent et la précision désirables, que ce serait m'exposer à des redites qui n'apprendraient plus rien à personne. Contentons-nous donc de dire que cette vénérable mosquée est un des plus magnifiques monuments de l'art arabe, et qu'il fait une très-grande impression. Toutes les baies qui y jettent un peu de lumière sont garnies de verres de couleur, de sorte qu'il ne règne à l'intérieur de l'édifice qu'un demi -jour qui porte involontairement au recueillement et qui impose le respect. Une large allée fait le tour du monument, et est séparée par une grille de la roche sacrée, du fameux Lapis pertusus, sur lequel les Juifs venaient prier, h prix d'or, à l'époque où le Pèlerin de Bordeaux visita Jérusalem, c'est-à-dire en 333. N'oublions pas que cette roche, regardée par les musulmans comme suspendue en l'air par un miracle perpétuel, était le réceptacle des immondices de la ville, lorsque le khalife Omar vint y faire sa prière, après qu'il se fut rendu maître de Jérusalem. N'oublions pas non plus que le Pèlerin de Bordeaux vit debout les statues équestres d'Adrien et d'Antonin, élevées à très-petite distance du Lapis pertusus, et que saint Jérôme nous apprend que ces statues avaient été consacrées sur l'emplacement même du Saint des saints. Il est donc certain que la Sakhrah a supporté tout autre chose, et je suis, pour ma part, très-disposé k croire que là était l'autel des holocaustes, le grand autel de bronze. Nous sommes descendus sous la roche, dans une espèce de sanctuaire musulman, où se voient de petits ornements de sculpture placés aux points où les croyants prétendent qu'ont prié Abraham, David, Salomon et Mahomet. Les murailles de cette chambre inférieure sont peintes à la

m VOYAGE EN TERRE SAINTE.

chaux , et , au dire des sectateurs du prophète, ces murailles n'ont aucune épaisseur et ne supportent en rien la masse énorme qui leur sert de plafond; je le veux bien, mais

alors, derrière ces murailles postiches, la roche elle-même s'abaisse et se relie au massif du mont Moriah. D'en bas on voit l'orifice inférieur du large trou rond qui traverse la Sakhrah, et dont l'orifice supérieur se montre en haut, à l'ouest et un peu au sud de la surface de la roche. Là, sans aucun doute, fut la. citerne qui alimentait bêtes et gens, employés sur l'aire d'Arnan le Jébuséen. Au-dessous encore de la chambre inférieure est placée une seconde caverne dont l'entrée est fermée, et où, toujours au dire des musulmans, les grands fleuves de l'Orient, l'Euphrate, le Tigre et le Nil, prennent leur source. Inutile de les contrarier sur ce point de géographie, où la science vraie reçoit une si rude entorse. Les marbres les plus beaux et le bronze ornent toutes les murailles de la Coubbet- es -Sakhrah, et j'ai remarqué les plaques de revêtement inférieur des architraves qui toutes présentent les pampres et les raisins de l'ornementation judaïque. Il est bien possible que des débris des plaques de métal qui ornaient le temple d'Hérode aient donné aux musulmans l'idée d'employer ce mode de décoration. Qui sait même si, parmi celles qui existent aujourd'hui, il ne s'en trouve pas qui aient réellement appartenu au Temple des Juifs? S'il ne m'est pas possible de le dire, je puis au moins affirmer que le stylobate polygonal de marbre blanc qui sert de base à la mosquée comporte, à l'extérieur, des débris sculptés qui ne sont pas de travail arabe , et qui , retrouvés sur place , auront été utilisés par les architectes des khalifes. Je veux parler des plaques de marbre auxquelles on a enlevé ici la moulure supérieure, là la moulure inférieure, afin de les ajuster à la dimension voulue, et sur lesquelles se voient des couronnes,

COUBBET-ES-SÀKHRÀH. 123

des vases et des entrelacs. Comme ces morceaux ornés sont placés au hasard et sans aucune symétrie dans le revêtement du stylobate, il faut bien admettre qu'ils n'ont pas été ciselés pour être mis là; et, d'ailleurs, les mutilations irrégulières qu'ils ont subies nous fournissent une preuve, à mon avis irréfragable, que ce sont des matériaux précieux qu'on a remis en œuvre, en les empruntant aux ruines que les architectes trouvaient sur place. Leur dimension en hauteur me porte à croire qu'elles ont servi à former le parement du Geision ou Thrinkos, ce mur sacré qu'il était défendu aux gentils de franchir, sous peine de mort. Quoi qu'il en soit, ces bas-reliefs seront dessinés, car ils le méritent. Disons tout de suite que, dans les amas de décombres qui avoisinent la mosquée d'El-Aksa, j'ai vu des débris de inarbre analogues, chargés de dessins du même style et du même art.

Rien de plus élégant que le petit pavillon soutenu par des colonnes et qui est placé devant la porte orientale de la Coubbet-es-Sakhrah. Les portes qui garnissent les sommets de tous les escaliers conduisant du terre-plein du Ilaram à la plate-forme sacrée, sont véritablement charmantes. Évidemment, les Arabes ont pris, deçà, delà, les colonnes et les chapiteaux qui les ornent, et ils ne les ont pas trop mal ajustés à leur œuvre. Nous savons, par les témoignages sacrés et profanes, que des portes analogues existaient aux mêmes points. On a bien raison de dire qu'en ce pays rien ne change, et que là, par exemple, où il a existé une porte dans l'antiquité, il y a gros à parier qu'on trouvera une porte aujourd'hui.

De la Coubbet-es-Sakhrah nous sommes allés à la mosquée d'El-Aksa, que nous avons visitée jusque dans ses recoins les plus obscurs, ainsi que la belle salle d'armes des Templiers, qui y fait suite vers l'occident. J'allais donc enfin voir, voir de mes yeux , ces substructions étranges , que les

uns attribuent à l'époque de Salomon lui-même, et les autres à une époque des plus récentes. J'avoue que j'étais quelque peu ému en repassant les babouches indispensables sans lesquelles il ne m'était pas permis de descendre l'escalier aboutissant à ces souterrains merveilleux. Je franchis au plus vite le seuil sacré, et je me trouvai dans une grande galerie fort sombre, dont le sol est recouvert de nattes de jonc. De gros pilastres carrés séparent cette galerie d'une galerie parallèle , qui se maintient horizontale, tandis que la première descend en plan incliné jusqu'à un escalier de quelques marches, par lequel on atteint une sorte de pièce carrée; au milieu de celle-ci se dresse, dans toute sa majesté, une colonne monolithe, avec chapiteau du galbe le plus étrange et d'aspect purement égyptien. C'est la fameuse colonne attribuée au temps de Salomon par une classe de voyageurs à laquelle je m'empresse de déclarer que je m'.unis plus que jamais, et au temps d'IIérode, tout au plus, par une autre, qu'avec non moins d'empressement et de conviction je déclare dans l'erreur la plus profonde. Pour moi, il en est des monuments comme des médailles : quand on a manié les unes et les autres pendant près d'un demi-siècle, et c'est mon cas, on a (ini par acquérir un tact tout d'instinct, un flair, si l'on veut, qui ne trompe pas souvent, et que seule l'expérience prolongée peut donner. J'avoue donc, cela dût-il paraître quelque peu empreint d'orgueil et d'amour-propre , que j'ai la faiblesse de m'en référer plus volontiers à mes appréciations d'âge qu'à celles des antiquaires, même les plus instruits , qui en sont a leurs débuts , et qui n'ont pas encore su s'affranchir de la tendance à ne douter de rien , dès qu'il s'agit de leur jugement personnel. Viennent les années, et les à peu près ne leur suffiront plus; les examens trop légèrement accomplis ne leur sembleront plus de mise, et leurs

SUBSTRUCTIONS D'EL-AKSA. 425

idées, prenant plus de prudente réserve, se modifieront : C'est le sort commun. L'archéologue qui débute, qui est encore à l'âge où l'on fait vite et beaucoup, croit, en toute sincérité, voir et comprendre mieux que son prochain; j'ai passé par là, et j'en suis revenu, Dieu merci! Mais, je le répète, il faut bien des années d'expérience pour s'affranchir de cette tendance , que l'on finit toujours par regretter d'avoir subie.

Revenons à la colonne monolithe à tournure égyptienne. Les uns m'avaient affirmé qu'elle était formée d'une seule pierre, et le vieux cheikh de la mosquée, en frappant dessus, s'évertuait à pousser d'une voix stridente le cri plaisant : Monilithe! ui, ui, ui! répétant ainsi ce qu'il avait entendu dire nombre de fois. D'autres affirmaient que cette colonne est faite de pièces et de morceaux ; je devais donc prendre mes précautions pour ne me laisser tromper ni par les uns ni par les autres. Les premiers seuls avaient raison. Abaque, chapiteau, fût, dé de pierre supportant le tout et implanté vigoureusement dans le sol, tout cela est d'un seul bloc. Monilithe! dirai -je comme le cheikh. Ce que l'on a pris pour un joint est purement et simplement un délit qui se manifeste dans ce bloc. Au reste, comme tout dans ce souterrain est empâté d'une série de badigeons successifs, il était facile de s'y tromper, si on ne construisait pas, ainsi que j'ai pu le faire, un échafaudage qui permit de sonder la pierre sur toute la hauteur de la colonne. Celle-ci supporte un second bloc, qui forme les naissances de quatre coupoles surbaissées, dont les douelles intérieures ont été recouvertes de délicieuses ciselures d'un art original, tout à fait sui generis. C'est encore le badigeon qui a fait méconnaître le style de ces ciselures, qu'on a considérées comme d'humbles plâtras arabes. Au pied même de la colonne, qui n'a

pas de base à moulures, régnait un pavage de mosaïque composé de gros cubes identiques à ceux qui se ramassent dans toute l'étendue du Haram-ech-Chérif, aussi bien que dans les remblais qui forment les escarpements occidentaux du Cédron. Nous avons eu soin d'en extraire quelques-uns comme échantillons du pied même de la colonne. Enfin , sur le fût de celle-ci j'ai eu le plaisir bien vif de trouver une petite inscription assez profondément gravée, et comportant quatre lignes d'hébreu carré. Nous verrons ce que cette inscription nous apprendra. Contentons-nous, pour le moment, de dire que celle-là ne saurait à coup sûr être postérieure au temps d'Hadrien. La pierre qui forme la colonne est de la pierre royale, maleki. Mais le feu a certainement passé par là, et il est facile, sous le badigeon, de reconnaître des traces de l'incendie qui a fait éclater le calcaire soumis à son action. Les coupoles elles-mêmes sont en maleki , et ont également souffert de l'incendie. On me permettra, je pense, d'attribuer cet incendie au siège de Titus.

Les retombées des coupoles s'appuient, au nord, sur une colonne engagée, dont le chapiteau présente des traces non équivoques de la même ornementation, c'est-à-dire de belles feuilles d'acanthe de Jérusalem, ayant assez l'apparence de palmes; au sud, sur un trumeau carré formant pilier, mais qui peut avoir été remanié. Celui-ci est formé de blocs superposés, dont les joints sont très -ouverts et par conséquent se distinguent au premier coup d'œil. Toute la partie qui avoisine le mur d'enceinte a beaucoup souffert et a été manifestement remaniée. Des colonnes insinuées dans les aisselles de la muraille primitive ont un caractère bizarre, peut-être même byzantin. Elles ont été destinées à soulager le linteau monolithe qui paraissait sur le point de céder. Toute cette partie est encombrée de pierres et assez difficile

SUBSTRUCTIONS D'EL-AKSA. 417

à étudier. La face du pilier opposée à la colonne monolithe doit être, dans tous les cas, d'une haute antiquité, car elle présente des inscriptions judaïques peintes en rouge, à peu près illisibles aujourd'hui, et conçues en écriture analogue à celle des papyrus de M. le duc de Blacas. Chacun sait que ces papyrus sont, avec toute apparence de raison, attribués à des Juifs qui habitaient l'Egypte à l'époque des Ptolémées. J'ai fait prendre des calques de ce qui se voit encore; mais malheureusement ces textes précieux ne pourraient être convenablement reconnus et utilisés que s'il était possible d'enlever entièrement le badigeon qui en recouvre la plus grande parlie.

A gauche de cette salle, qui formait le vestibule de la porte antique appelée par les voyageurs porte Sous-el-Aksa , s'ouvrait une porte latérale carrée, dans l'enfoncement de laquelle est aujourd'hui un petit oratoire musulman. Cette porte, qui conduisait dans les souterrains connus sous le nom d'Écuries de Salomon, est aujourd'hui murée de gros blocs, et par conséquent condamnée. Elle est certainement d'un style et d'un appareil postérieurs k ceux qui constituent les parties que je regarde comme essentiellement judaïques, et qui remontent, je le crois, au temps de Salomon.

On le voit, ma visite n'était pas infructueuse, puisque, du premier coup, je trouvais une foule de détails que les plus attentifs avaient laissé échapper. Tout cela sera levé et étudié avec le plus grand soin.

Après avoir examiné les substructions antiques existant sous la mosquée d'El-Aksa, nous avons été chercher, le long du mur méridional, l'entrée des souterrains nommés les Écuries de Salomon. Elle n'est pas commode, ladite entrée! c'est le plus admirable casse-cou que je connaisse. La première fois qu'on y passe, on est tant soit peu préoccupé, je l'avoue;

mais on s'y fait, et l'on finit par pratiquer ce passage presque comme une grande route de Syrie. Le fait est qu'il faut s'accrocher des pieds et des mains à des saillies fort étroites étagées le long de la paroi verticale du mur, et que le pied ne peut atteindre qu'à tâtons, puis se laisser choir sur un talus de décombres et de terres qui vous conduit jusqu'au fond des souterrains. Un petit arbre a eu la bonne pensée de pousser au-dessus du trou, dans l'interstice de deux assises, et s'il n'était pas là, je ne sais trop comment on s'y prendrait pour pénétrer dans ces souterrains si curieux. Un des caouas du consulat de France, grand et vigoureux gaillard qui ferait une lieue, je crois, en portant l'un de nous à bras tendu, nous fait un peu la courte échelle, si bien que nous arrivons tous en bas sans le moindre petit accident.

Ces souterrains sont magniQques, fort anciens sans doute, mais il est évident qu'ils ont été soumis à bien des remaniements. Des rangées de hauts piliers carrés, dont les quatre faces sont à bossage, supportent des voûtes en plein-cintre, d'une antiquité probablement médiocre. Chacun de ces piliers est muni sur Tune de ses arêtes d'un anneau taillé dans la pierre elle-même, et qui a évidemment servi à passer le

licou d'un cheval. De là, sans doute, le nom d'Ecuries de Salomon, que le vulgaire donne à ces substructions. Que les Templiers aient eu là leurs écuries, cela ne me paraît guère douteux ; mais, à coup sûr, ces piliers sont de beaucoup antérieurs à l'époque ou les Templiers étaient établis dans le Haram-ech-Chéri f.

Un nombre vraiment considérable de travées parallèles se parcourt ainsi. Le sol en est tout à fait onduleux, grâce aux terres et aux décombres qui se sont accumulés en certains points plus qu'en d'autres. Mais ce qui frappe, c'est

Page 1