GS
ROME
Jusqu'à cette époque (milieu «lu xvr siècle), la Renaissance montre de la sobriété dans l'ornement et dans l’emploi des membres de la construction. Cela est visible chez Bramante et Raphaël, comme chez Brunei lesco et Alberti. Les pilastres, les frontons, les corniches ardent une certaine réserve, se tiennent à leur place. Ou ne pense pas encore qu'il soit nécessaire de multiplier les membres de la construction pour donner de la richesse aux façades. Il y a dans ce style quelque chose d'un peu sec qui n’est point déplaisant. Les profils sont beaux et ont de la pureté aux mains des maîtres.
Mais celle sobriété, qui n’est souvent qu'absence de défauts, entraîne avec elle une grande terreur du relief. Chez Bramante, comme nous l'avons vu, les façades sont plates; les pilastres s’enfoncent dans les murs; les cadres des fenêtres en sortent à peine. Cela est infiniment distingué, mais n'est guère vivant. Les Grecs, dans l'antiquité, et les Français, au xuf siècle, ont eu un autre sens du
relief profond et vigoureux, de la lutte magnifique sur les façades, de l'ombre et de la lumière.