CONNUE SOUS LE NOM
f)E CARTE DE PEUTINGER.
des anciens Romains,
1 ragraent de \J^ monuiTieiit anticiue dont il nous reste à
laCarlelheo *
dosienne, nous occuDer, cst la fameusc table Tliéodosienne, ou carte de reutinger, dont nous ayons parle quelquefois dans le cours de ce Voyage, et que
' Nous devons à l'un des artistes qui ont entrepris avec nous ce voyage une petite composition inspirée par la carte Théodo- Voîepablîqoe sienne; cet itinéraire des anctens chemins des Romains devait lui rappeler la forme, la solidité, la magnificence de leurs voies publiques, et c'est ce qu'il a voulu représenter.
Il suppose, dans l'éloigucment , une des anciennes portes de Rome : à quelque distance de la ville on voit, sur le bord du chemin , une des colonnes milliaires qui servaient à indiquer le nombre des milles , à compter depuis le miUiaire doré placé au milieu de Rome même; et des deux cotés du chemin {inmargines) sont placés, de distance en distance, quelques tombeaux, suivant l'usage connu des anciens ; quelquefois ils y plaçaient aussi des thermes , représentant ou Hercule ou Mercure , comme les dieux tutélaires des voies publiques. L'artiste n'a point oublié d'indiquer quelques unes de ces pierres élevées sur les bords du chemin , de dix en dix pieds, pour servir aux voyageurs à monter à cheval ou à en descendre. '
C'est cette principale colonne railliaire, ce milliariiim aitreum dont nous venons de parler , qui est gravée au centre de
* Histoire des grands Chemins de l'Empire romain , par Rergîer.
CARTE THÉODOSIENNE. 235
nous avons promis de faire connaître. Au premier coup d'œil, cette carte paraîtra sans doute bien incorrecte et bien étrange ; mais malgré tous ses
la planche n* 4oo de notre Atlas. Les différentes inscriptions Colonne mîldont elle est chargée indiquent qu'elle fut placée, en premier ^>»»''^ » J^as-relieu , sous Vespasien , dans le premier siècle de l'Empire , ce dailles antiprince ayant été , après Auguste , un de ceux qui s'occupèrent ^-"^'' I 1 J un- . 1 r n" 400.
le plus de son embellissement.
On voit, par une seconde inscription placée sur le fût de la colonne, que , peu d'années après, l'empereur Nerva fut obligé de la rétablir. Et enfin , par la troisième , que, sous le règne d'Adrien , des huissiers ou appariteurs du sénat et des premiers magistrats , viatores , firent élever cette même colonne sur un piédestal de marbre.