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mier, place de même, proche et sous les murs 487.
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• Deprehenditur tamen Zeuxis grandior in capitibus articulisque , alioquin tantus diligentia , ut Agrigendnis facturus tabulam , quant in templo Junonis Lacinice dicarent , inspexerit virgines eorum nudas , et quinque elegerit , ut quod in quelque laudatissimum esset , pictura redderei. (Plin. , Lib. XXXV, c. IX. )
de l'ancienne ville; il est bâti sur le même plan, k l'exception du soubassement, qui n'est point aussi élevé, et des murs latéraux de l'intérieur d.^ temple, qui sont de chaque côté .ouverts de
six portes cintrées. '
On s'est heureusement avisé de loger depuis long-temps dans ce temple un vieux saint , dont l'autel et le culte ont fait naître, au moins dans le pays, une sorte de vénération pour ces ruines respectables, ce qui peut avoir contribue a les entretenir. Le saint qu'on y révère aujourd hui
Ixt.
. Il estasses difficile de savoir par quelle raison on a donne h cet édifiée le nom de temple de la Concorde, et s. c est bien le nom qu'il a porté dans TanUquité. Fazelli est pour l affirmative, et se fonde, pour le penser , sur un --bre anUque conservé dans la ville moderne de Girgentt , ou effeet.vement il est parlé d'un temple de la Concorde des AgrigenUns eleve et construit aux dépens de la république de Lilibée sans doute , prétend le même auteur, à la suite de quelque viclo.re remportée par ceux d'Agrigente sur les Lilibéens. Voici ce que porte l'ioseription antique: Concordiœ Jgrigentinorum sacrum, resvubUca LilibUanorum. Dedicantibus M. Atleno Candido.procos. , et Lucio Cornelio Marcello , Q.pro. yrctore. Nous penserions cependant, avec DorviUe, que cette mscnption, faite, k coup sûr, dans le temps oii les Romains envoyaient des magistrats en Sicile , loin de décider la question , ne peut que faire naître de nouveaux doutes, attendu que ces anciens monumens étaient fort antérieurs à l'époque ou la Sicile passa sous l'empire des Romains, et que depuis la pr.se et la destruction d'Agrigente par les Carthaginois, plus de deux siècles avant la première guerre punique , m les AgrigenUns, ni la petite république de Lilibée, ne furent eu état
est saint Grégoire , évéque d'Agrigente dans le sixième siècle, vers 56o. Un miracle opéré, (lit-on, par cet évêque, lui fit donner depuis le nom de saint Grégoire des Raves. '
Ce qu'il y a de plus miraculeux ici , et ce qu'on peut regarder comhie vraiment étonnant dans un pays sujet à autant de révolutions en tous genres, et surtout après plus de deux mille ans, c'est que ce temple possède encore en entier toutes ses colonnes, ses deux frontons, et qu'il ne lui manque que quelques parties de son entablë-
d'élever de pareils éditîces. Quare incertum, ut de reliquis ferefanis Siculis , cui deofuerit dicaium ; incertum quoque an Concordiœ unquam aliqua cèdes A^ri^entini fucril consecrata. Omnem illam fahulam. autem de impensis factis a R. P. Lilibilanorum ideo videntur excogitassc , quia ipsis Agrigentinis sciebant post tempora Carthaginensis non fuisse vires talium œdificiorum excitandorum , quos Diodorus testatur nec potuisse tectum Olympici perjîcere : et Diodori œtate , idesi œvo Augusti, œdes sacrœ vel exaustœ erant vel penitus destructœ per cre.bras urbis expugnationes : at post illa tempora neque Agrigentini , neque Lilibitani valuere talia templa extruere .- hoc autem te.mplum ex iis fuit quœ non penitus destructa, sed modo exusta fuerunt . (Dorville.)
• Dolendum tamen recentiores quasdam astructiones deturpasse pulcherrimum hoc monumentum. Nam jam olim idolo grœcanico successit sanctus Gregorius a Rapis , qui episcopus Agrigeiitinus fuit circa annum DLX , et cognomen hoc acccpisse dicitur, quod râpas ex horto collegerit per miraculum , quarum semina pridie sévisse t. Ofortunatum olitorem î etc.
(Dorville.)
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ment latéral et sa couverture. Cet édifice, élevé sur une éminence naturelle, est certainement un des plus beaux monumens qui nous soient restés de lantiquité, du plus grand effet sous tous les aspects, et d'une conservation rare et précieuse.
Du temple de la Concorde nous suivîmes les anciens murs de la ville, dont il ne reste que la partie posée sur la roche même ; elle servait de base et de fondation à ces fameuses murailles si élevées , que Virgile fait apercevoir à son héros, long-temps , il est vrai , avant qu'elles aient été bâties, puisqu'elles ne furent élevées qu'après la bataille d'Himère, et par les prisonniers carthaginois faits à cette bataille, sous le règne de Theron, et lorsque Gelon régnait à Syracuse, temps bien postérieur au voyage d'Énée; mais il voulait peut-être parler du château de Cocalus; bâti, comme nous l'avons dit, sur le haut de la montagne où est aujourd'hui Girgenti. '
Ces murailles, dans la partie intérieure, sont remplies de sépultures creusées dans le tuf et dans l'épaisseur même du mur, ce qui ne pouvait que les affaiblir considérablement et en amener naturellement la dégradation. On ne sait si cet usage ou la forme de ces sépultures
• Arduus inde Agragas osientat maxima longe Mœnia magnanimum quondam gcnerator cquorum.
viennent également des Grecs, ou si on doit les attribuer à d'autres temps et à d'autres peuples; mais on les rencontre principalement en Sicile, dans les lieux que les Phéniciens et les Carthaginois ont habités, et notamment à Solentum. Nous retrouvâmes sur le mont Toro , où campèrent pendant huit mois les Carthaginois, les mêmes sépultures. Elles sont creusées comme des espèces d'auges, l'une sur l'autre dans la muraille, et quelquefois une partie cintrée pardessus ; d'autres sont à pans, ou dans une forme circulaire, de quinze pieds de diamètre, avec un soupirail à la voûte, pour leur donner du Jour et de l'air. Ces antiques sépultures , creusées et entaillées sans ordre, sont si près les unes des autrès, qu'en beaucoup d'endroits leur séparation n'est pas de deux pouces. Comment pourrait-on penser que les Agrigentins, si recherchés et si magnifiques dans tous leurs monumens, et après avoir élevé les murs de leur ville avec tant de soin et de solidité, eussent eux-mêmes couru les risques de les détruire par des excavations aussi mal entendues et aussi multipliées?
Nous étions fort curieux de voir si nous ne trouverions pas quelques peintures antiques dans ces tombeaux, mais nous n'en pûmes découvrir le moindre fragment ; nous ne rencontrâmes non plus ni vases ni médailles. On nous assura qu'on y avait trouvé de longues épées à côté des corps.
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mais cette découverte ne peut fixer aucune idée sur le temps et l'époque de ces sépultures. Pi.n géomé- La célébrité de ce monument, et surtout sa :^t:S. conservation précieuse, nous ont engagés à donner uCoTcoldel les plans et les détails de son architecture. L ar- ^"S'„°i'' tiste qui les a levés avec la plus grande exactitude, a eu soin d'employer pour ce temple de la Concorde la même échelle que celle dont il s'est servi pour le temple de Segeste, afin qu on puisse comparer plus facilement ces édifices.
Tous les deux sont hexastyles, c'est-à-dire qu'ils ont également six colonnes de face à leurs portiques; mais celui de la Concorde a une colonne de moins sur la longueur; il n'en a que treize, et l'on en voit quatorze à celui de Segeste. Sa proportion est aussi un peu plus petite. Les colonnes du temple d'Agrigente n'ont que vingtcinq pieds onze pouces de hauteur, au lieu que celles de Segeste ont vingt-huit pieds et demi : du reste, quant au genre et au caractère de l'architecture, à quelques détails et quelques différences près sur la forme des colonnes, qui sont cannelées au temple de la Concorde, on doit voir qu'ils sont absolument les mêmes ; c'est le même ordre dorique, le fronton également surbaissé; les colonnes ont à peine aussi cinq fois leur diamètre de hauteur, même en y comprenant le chapiteau.
La seule différence qu'on remarque entre ces
deux monumens, c'est que le temple de Segeste n'ayant point été vraisemblablement terminé-ni consacré, comme nous l'avons déjà dit, il est resté absolument nu et ouvert en dedans, sans qu'on puisse apercevoir le moindre vestige d'aucune construction intérieure, au lieu que celui-ci indique, parla position des murs qui entouraient le sanctuaire, et celle des colonnes qui en décoraient l'entrée, quelle était la distribution presque généralement adoptée chez les anciens dans la forme et la construction de leurs temples.
Ce qu'on doit encore observer de particulier à celui-ci, c'est que les deux murs ou antes qui fermaient le sanctuaire, sont ouverts de chaque côté par six portes ou arcades percées dans l'épaisseur du mur. L'irrégularité qui se rencontre dans ces ouvertures, dont plusieurs sont percées en face des colonnes, a fait penser avec raison qu'elles avaient été faites dans des temps modernes, et que l'architecte ayant été obligé de s'assujettir à la construction du mur déjà élevé , n'a pu former ses ouvertures dans les entre-colonnemens comme elles auraient dû l'être; ce qui fait qu'il y en a plusieurs de masquées par les colonnes mêmes.