‹ Voyage pittoresque à Naples et en Sicile [microform]Chapitre 61 sur 96 · IV · texte numérisé non relu

IV

dans le récit du siège de Syracuse par les Romains, que lorsque Marcellus se fut empare d'une des portes de la ville, qui lui avait donne entrée dans le faubourg de ïicha , il n'osa entreprendre le siège de cette forteresse, et plaça son camp entre Ticba et Neapolis. '

Le grand port de Syracuse, qui se trouve fermé par la petite ilc d'Ortygie, a cinq milles de circuit, cest-à-dire environ deux de nos lieues, et près d'une lieue d'étendue danssa plus grande dimension ; une forte chaîne en traversait l'entrée, qui a un demi-mille depuis la pointe de nie jusqu'au rocher Plemmyrium , où était construite une nouvelle forteresse. On aperçoit encore les restes de cet ancien fort, à l'extrémité du promontoire, dans un lieu appelé aujourd'hui

// Modio, C'est de cet endroit même qu a ete prise notre vue générale de Syracuse.

De l'autre côté de l'Ortygie, entre cette ile et une partie de l'Achradine, était placé le petit port de Syracuse, autrefois nommé Portus iMarmoreus ; on lui avait donné ce nom , parce que ce second port était pavé de marbre, et orne d'une quantité considérable de statues. On sait

. Itaque Marcellus postquam ad inceptum irritum fuit ad EurjZm, signa referri jussit. Et peu .^rks : Marcelius ut Eunalumneque iradi, nequc capi vidii passe , mter NapoUm et Ticham ( nomina partiuni wbis ci instar urbium sunt) posait castra, (Tit-Liv. , Lib. V> dec. III.)

EN SICILE. 3yi

que Verres fit enlever toutes ces richesses et les envoya à Rome. Nous lisons dans la description de r^tique Syracuse par Mirabella , ainsi que dans Fazelli, que, de leur temps, on voyait encore le long des murs qui bordent la ville de ce côté, et dans le fond du port, des parties entières de cet antique pavé de marbre. '

Nous bornerons ici la description de ce plan de Syracuse, puisque nous devons entrer dans le détail de ses ruines et des différentes parties qui composaient la ville antique, à mesure que nous décrirons les vues que nos dessinateurs en ont prises sur les lieux.

Un des premiers objets de curiosité de Syracuse, et un de ceux que nous avions le plus d'empressement de voir, était la fameuse fontaine d'Aréthuse, si connue dans la fable par la métamorphose de la nymphe de Diane, et par celle du fleuve Alphée. On sait que cette déesse, pour soustraire sa compagne favorite aux poursuites

' Rec te autem et ex vero scripsit Fazellus , Hist. Sic. , L. IV, dec. I , fundum istius portus quadratis lapidihus fuisse constratum , unde forte Marmoreus dictus. Nostris etiam temporibus aliquoties exsiccatus quum fuerit , ipse intrans fundum pavimentatum fuisse inveni , multosque ibi grandissimes quondam in illum usum lapides. (Mir. , p. 22.)

Ce Vincentius Mirabella était d'origine française. Ses parens s'étaient établis à Naples vers i4oo, et celui-ci , homme très savant, mourut à Motica en Sicile en 1624. Son ouvrage sur Syracuse est infiniment curieux.

Fontaine

d'Aréthnse,

n*» 5ia.

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