‹ Voyage pittoresque autour du monde [microforme]Chapitre 20 sur 50 · Lalim. 10. Fabatat · texte numérisé non relu

Lalim. 10. Fabatat

Is ne comptent pas au-delà. Pour exprimer onze, douze et davantage, ils recommencent par un, deux, etc.

\pres avoir visité cette le. qui ne différe en rien des autres, nous sommes allés aux cabanes qui sont situées à la côte sous le vent, de même que toutes les habitations des groupes que nous avons vues ensuite. Nous y avons rencontré plusieurs femmes et des hommes qui chantaient:; de jeunes filles battaient du tambour : c’était un morceau de bois creux, couvert à une extremité d'une peau de requin, que Fon frappait avec La main en trois temps rapprochés , puis lon recommencait pl I, fig. 6.

Ces insulaires, ainsi que nous avons eu souvent occasion de l'observer., chantent sur le méme air toutes leurs chansons , qui

renferment les traditions et les principaux évenements de leur

pays. Aodante Lento,

Suis.

Quand nous revinmes dans cette ile, en retournant en Europe,

[ls ont aussi de petits airs courts et

les habitants avaient composé de grandes chansons sur notre pre.

micre visite; il y était question de la grandeur du vaisseau, de li quantité de fer qu'il contenait, de nos habits, de tous les noms qu'ils avaient appris, et de plusieurs mots de la langue russe. Ds chantaient ces chansons d'un air Joveux mèlé de respect, Tout le monde faisait chorus, et ils continuaient de la sorte pendant plusieurs heures de suite. Ces chants sont accompagnés de mouvement des bras et des mains: les chansons plus vives le sont de claquements de mains précipités. Enfin, nous avons souvent entendu leurs chants de guerre ; alors ils prennent leurs lances à la main, les agitent d'une maniere terrible; leurs VEUX étincellent; les femmes font chorus, et tout le monde a l'air de perdre Fesprit à force de crier. Apres un exercice st violent, ils ont besoin de plusieurs heures de repos pour reprendre leur gaieté,

Le 8 { 0) Janvier, nous avons laissé tomber l'ancre devant Otdia , la principale ile de ce sroupe, et qui lui donne son nom. Comme nous Favions découverte les premiers, nous crümes pouvoir lui donner celui du protecteur éclairé des arts et des sciences, qui avait entrepris à ses frais notre expédition ; et en conséquence, ces iles furent nommées es Romanzoff. Otdia est situé par 9° 28 0° nord, et 189" 4% 45" à l'ouest de Greenwich 192° fo" de Paris

Ayant débarqué dans cette ile, nous y avons trouvé à-petrprés quatre-vingts habitants des deux sexes, v compris les enfants ; cest la plus forte population que nous avons rencontrée dans ce groupe. Nous avons ensuite calculé qu'elle ne S'y éleve, en tout, qu'à cent cinquante personnes.

Nous avons retrouvé à Otdia, le chef que nous avions vu le

5 du mois, et qui réside dans cette ile. F<e nomme Rartk, mot

qui se prononce aussi Larik. La coutume d'échanger son nom, comme marque d'amitié, y existe conne dans la plus grande partie du Grand-Océan. Larik changea de nom avec M. Kotzebue: un autre insulaire nommé Laghidiak donna le sien à M. Chamisso ; chacun de nous prit de mème celui d'un insulaire qui se disait son ami. Ceut été par exemple, commettre une grande inpolitesse de donner à M. Chamisso son vrai nom en présence de Laghidiak, et par conséquent de ne pas appeler celui-ci Char misso dans le méme tas.

Les insulaires avaient des morceaux de fer; on leur demanda comment ils se les étaient procurés ; ils répondirent que la mer jetait souvent sur leurs côtes des pieces de bois auxquelles tenait du ter. Effectivement, dans nos excursions, nous aperecümes sur une ide, un bloc de bois qui paraissait avoir appartenu à un navire, on Y voyait encore du fer, Îles vagues l'avaient jeté sur le rivage.

Lile à plusieurs citernes. L'on + voit, ainsi que dans les autres, beaucoup de rats, que les habitants nomment gluidirik ; is appliquaient le méme nom aux quadrupedes que nous avions à bord, et les appelaient ghaidiik lip grands rats), nous leur avons laissé deux cochons.

Ce nest quapres deux jours invitations réitérées, que Îles insulaires se hasarderent à venir nous voir à bord. Ce qui les frappa le plus, fut là grandeur et larrangement du vaisseau, les gros canons de fer et les ancres. LS appelaient le fer mel. Hs prirent beaucoup de plaisir à regarder la boussole et en comprirent tout de suite l'usage; ils la tournérent de côte et d'autre, et nous dirent que dans ces parages il se trouvait encore quatorze groupes iles semblables à celui d'Otdia, et nous indiquerent leurs posions avec la boussole. L'un d'eux qui paraissait avoir Île plus

d'intelligence, leur expliqua l'importance de cet instrument.

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