‹ Voyage pittoresque dans les grands déserts du Nouveau-Monde [microforme]Chapitre 128 sur 137 · RONDE NEIL · texte numérisé non relu

RONDE NEIL

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lement de compromettre leur prestige aux veux de la foule impatiente, éloignent autant qu'ils le peuvent le commencement de cette cérémonie, dans l'espérance d'un changement dans l'atmosphère, Comme la danse du buffle, imaginée pour attirer ces animaux, le rite que nous signalons est toujours couronné de succès, par la simple raison qu'il dure jusqu'à l'arrivée de la pluie.

Le jour indiqué pour l'ouverture des cérémonies, douze ou quinze jeunes gens qui ont le plus de confiance dans le pouvoir surnaturel de leur médecine, et qui ne sont point arrêtés par la peur d'exposer leur réputation, se rendent en procession dans la grande loge de médecine, espèce de cabane sacrée où se trouvent les prêtres de la tribu qui chantent, gesticulent et font brûler des herbes odorantes pour se rendre favorable le Grand-Esprit, La fumée s'échappe par l'ouverture pratiquée au sommet de la cabane et s'élève dans l’espace comme un encens agréable vers le trône de l’Étre suprême, Un des jeunes gens monte sur le toit de la cabane sacrée , où il était resté tout un jour avec son bouelier, son arc et ses flèches ; il récite des prières sur son woampum, qui lui sert de chapelet, ensuite il conjure le ciel de l’exaucer, il le menace, quelquefois il prononce de longs discours à la peuplade assemblée qui l'écoute avec anxiété : il lui dit qu'il est le favori de celui qui réside dans le soleil et commande au tonnerre et aux nuages; il promet à la foule que l'éclair attiré par son bouclier fendra bientôt la nue et qu'il fera pleuvoir par la force de sa médecine, ou qu'il descendra au coucher du soleil pour vivre avec les vieilles femmes et les chiens; puis il tire une flèche de son carquois et la lance dans les airs pour crever des nuages imaginaires. Si la pluie tombe dans la journée, le héros est fêté par la tribu et reçoit le titre d'Aomme-médecine; dans le cas contraire', il est tourné en ridicule par sa tribu : on dit que sa médecine ne vaut rien, et il rentre dans son wigwam cacher sa honte et son désespoir.

Plusieurs nations indiennes du nord et de l’ouest de l'Amérique septentrionale ont des solennités annuelles, instituées soit à titre de commémoration d’un grand événement, comme la danse du déluge, soit à titre de propitiation, comme la danse religieuse des buffles, qui diffère de celle en usage aux époques de famine, et enfin à titre d'expiation, comme la fête des suppliciés. Chez les Mandans, ces grandes fêtes de

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propiliations ot d'expiations durent quatre jours a promere est un sacrilice à l'esprit des vaux, on souvoenn du déluge, et la soconde n'eut qu'une affrouso boucherie imspiroe par dos sentiments religieux dines des sauvages, À l'ouverture de cos Tétes on aperçoit sur Phonson un honmo qui so dise vors lo ville, est nu et peuuton blanc: eur sos épaules 1 porte du manteau ut ave la poau de quatre loups, ot a coil

fure so compose de poauxet de plumes de deux corbeaux: dans une main il diout avoe procaution un calumot, I so dinige vers la cabane do me

docine, dans laquelle ilentre sans oppositions ensuite appelle quatre homes qui doivent la preparer, la balavor et Porner avec des branche

de saule, des plantes aromatiques et des tôles de bulle ot des crues humains, Lorsque coct est tint, cet être mystentenx, appt lo Le premier homme où de seul survivant, parcourt le illage on érant au mate do chacune dus logos h venir, Los chels do lanallo sottont alors dl cho eux et lui demandent quiilest ol ce qu'il veut Le premter one lon raconte alors llastoire du doluges 4 tour dit comment les eaux cou

vraient toute la surface de la terre, que toutes les personnes furent noyés durant co désastre, ot que lui soula pu so sauver dans un gran canot qui s'est arrôte sue une hante montagne, à ouest de st demeur actuelle; qu'ilest vouu pour ouvre la loge de la médecine, 6 qu'il dont rocovoir dos prosonts pour dre sacrilios à losprul dus onu, sans quoi elles roviendront couvert terre et personne ne sera sante A le suite de co récit, chaque chef de cabane tt donne un éoutoat, une bac où d'autres cadeaux qui sont transportés à lu loge de le médecine, jus

qu'au soir du quatriéme jour, où ils sont jetes avec céremonte au plus profond do la riviore,

Lo second jour, lo même homme revient au loves du soleil à la tôt d'une cinquantaine de jeunes gens, marchant les uns à la suite des euros, Is sont tous nus ot points on blanc, en rouge où en jaune, 1 portent avec ous leurs armes ot ours sacs do meédesiees lorsque ont ponotre dans lintériour do la loge sacrée, dla s'assotent à terre de lons: des murs, Lour conducteur est au mieu deux, appelle un tiortlard

homme de médecine point on jaune, et institue maitre dou coromontos

ou le Caisant lonner à son calumels onaute ad lui socre la main on signe

d'adieu et lui dit : do vais retourner dans mes montagnes de l'ouest,

mais jo roviondrar sûrement l'année prochaine, Puis il quitte la loge et

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