‹ Voyage pittoresque dans les grands déserts du Nouveau-Monde [microforme]Chapitre 129 sur 137 · LL AT D · texte numérisé non relu

LL AT D

out

caba

ro est un do no ux dans oriou ut 10, sur sos ot sa coil sine pat ne dome elle quatri

: branche dos crues le prenuter au alt lors de chers homme loin Ceux co nos lurout de un gran au domour equal dut sans quoi \ la suite uno hachi décerne jus

mio au plus

et à la tôt la suite dos paume, 1 squ'ils ou urro de ons un diortlard coromnonies du on sIRUO de l'Ouest,

Lo da loge el

DANS LES DESERTS DU NOUVEAU MONDE Nu

disparut bientôt à l'honison, Cette cabane de médecine est ordinmrement tros grande, los parois sont ornees do loull io, À distances égales sonil attachés on fuscoau, contre los pihors qui soutionnent le toit, le bouclier ot los armes dos jeunes gens étendus où assis att-doseus do louts armes, dans los postures los plus poubles, où de ne pas se laisser surprendre par lo sommets Au nuhou de la cabane so trouve le maltro des cote mones, spoctaloment charge de voiler, pres d'un fou allume an centre de la loge, à co que los jeunes gens ne puissent ni so bapper, nt man gor, ot boire, nt dotmir, ni CommUmqUerE ave les personnes du dehors pendant los quatre jours, Derricre co grave porsonnage on voit un loger cchalaudage composé de quatre poteaux porpendiculaires tros minces, plantes en torre el sur lesquels sont attachecs quatre autres pioces do bois transversales de deux metres de longuour. Dessous votte char ponte y a une espoco lo grenouille ou de tortue occorchee et ornée do rubans de couleur, Aupres de l'enmal crblematique on voit en core un couteau à scalpor et des males de rosean, longues comme des aus de bas, larges conmme le doigt et pointues aux deus ottrémites Vaux quatre angles do la charpente, on face dut haque poloan, se trou vont places à terre quatre têtes de bulles et quatre crnes humaine Le quatrieme jour, un des jeunes gens so présente dans ue état dificite à décrire, mais facile à comprendre, quand on songe aux quatre Jours do jeûne et insomnie que tous ont dû subir, L'homme au couteau saisit lo patient, après avoir ebreché son instrument peur rendre l'opé ration plus douloureuse sl smait entre ses doigts un pouce ou doux de chair dos doux côtes dos épaules où de la poitrine, qu'il traverse avec le couteau: les aiguilles sontensinte passées dans cotte blessure, otentin on enlove à doux mètres au dessus du sol le corps onsanglanté du pationt, au moyen d'une corde attachoe aux mailles, Au moment où 08 pods vont quitter la terre, on lui traverse le gras des bras ot des jambes avec huit mignilles do roseau, eton suspond à sos membres des Los de bulles, pour empêcher les mouvements que la douleur lui occastonnornt, Cotte operation so fait on cn où SX manutes, ot pons dant co tompe quatre vioillards chantent ot botteut du tambour sur dos oultros,

Uuo houroe après lo commencement de cette horrible cérémonie la

cabane offre nu spectacle épouvantable, dont lhorreur soulève le cœur

ne nee de à

LE Dr

dns té HARAS EMRATE meme dr,

Ve

| 4, if

de-dégoût et de compassion. Dix ou douze corps tout ruisselant de sang sont attachés à la voûte de la cabane; des hommes armés de bâtons les font tourner jusqu'à ce que les victimes volontaires de ces affreuses cruautés s'évanouissent; alors on les laisse retomber à terre lourdement, on leur enlève la corde, et ils restent dans cette position sans que personne puisse leur porter du secours, jusqu'à ce qu'ils reprennent l'usage de leurs sens. Mais ces épreuves ne sont pas encore finies, le patient se traine sur ses membres endoloris et percés des aiguilles de roseau, jusqu'à ce qu'il aille auprès d’un Indien, qui, assis près d’une tête de buffle avee un tomahawk en main, l'attend gravement. Le patient met alors son petit doigt sur ce singulier billot, et d'un coup de hache on le lui coupe; quelques-uns se font même couper ainsi deux doigts par pénitence. Dès que six ou huit des jeunes gens ont fini les épreuves de la cabane, ils se rendent avec le maître des cérémonies sur la place publique, où ils font autour du grand canot une ronde qui précède la Dernière course.

Pour cette scène qui termine les fêtes et les souffrances des suppliciés, ces malheureux se mettent en cercle autour du grand canot, à égale distance les uns des autres, et attachés par les poignets à des cordes de cuir, que les hommes les plus vigoureux tiennent entre leurs mains. À un signal donné, le cercle se met en mouvement et tourne avec la plus grande rapidité possible; mais les têtes de buffles encore attachées aux aiguilles de roseau des suppliciés les empêchent de courir; le jeûne, les tortures subies, les pertes de sang éprouvée et l’insomnie en ont fait des cadavres ambulants; ils restent debout le plus longtemps possible par des efforts inouïs d’une énergie sauvage; enfin la nature, domptée par tant d'épreuves, succombe, ces infortunés s’évanouissent, ils tombent; mais n'importe, on les fait toujours tourner dans le fatal cercle jusqu’à ce qu'ils soient entièrement débarrassés des têtes de buffles, ce qui n'a lieu généralement qu'aux prix d’affreuses blessures. Alors on les laisse tranquilles, évanouis, à moitié morts, étendus sans mouvement, et le corps souillé de terre et de sang. On ne sait ce qu'il y a de plus extraordinaire dans cette cérémonie, du courage et de l'énergie avee lesquels les Peaux-Rouges souffrent ces tortures atroces, dans un but purement religieux, ou bien de ce qu'ils n’expirent pas au milieu

de pareils supplices.

tri la qu ses de che Cor ter tUX

cad

qua

r'eu:

lage

se r

fices

doigl d’étd

les pl étoff, plac

ou jd

il ami

plem

guer

Costt

de sang Atons les affreuses rdement, que perit l'usage patient se e roscau, ie tête de tient met de hache ux doigts Épreuves uw la place

précède la

suppliciés, lt, à égale s cordes de rs mains, ne avec la > attachées courir; le somnie en longtemps la nature, anouissent, ans le fatal de buffles, res. Alors sais MOouequilya e l'énergie s, dans un au milieu

Les Dacotas et plusieurs autres tribus du Nord s'infligent dans un but également religieux un autre genre de supplice appelé l'épreuve du soleil et qui ne le cède guère au précédent en atrocité. Cet acte de pénitence est un moyen de parvenir au grade d’'omme-médecine. Le patient qui se résigne à cette épreuve est placé au centre du village en face d’une perche de huit à dix mètres de hauteur, plantée en terre et entourée des docteurs qui chantent en s'accompagnant du tambour, À un tiers de la perche sont attachées les armes du néophyte, un peu plus haut une tête de buffle, et à l'extrémité une corde pour y pendre le malheureux. On lui fait ensuite deux énormes incisions sur la partie supérieure de la poitrine, on passe dans ces incisions deux brochettes de bois, puis en tirant la corde que l'on lie à ces brochettes on abaisse la perche de manière qu'en se redressant le corps du patient soit enlevé jusqu'à ce que ses pieds ne fassent plus qu'effleurer la terre, Le pauvre aspirant au titre de docteur doit rester dans cette position depuis le lever jusqu’au coucher du sole’l, en tenant son sac de médecine à la main et en regardant continuellement les feux éblouissants de l'astre du jour. Pendant ce temps, la foule fait cerele autour des acteurs de la cérémonie et jette aux pieds de celui qui subit sans se plaindre l'épreuve du soleil des cadeaux, tels que hache, fusil, pipe, mocassins, ete., qui lui sont remis quand on le décroche à la fin du jour.

Outre ces coutumes religieuses et révoltantes, qui disparaissent heureusement de jour en jour et ne sont en usage que dans quelques villages du Nord-Ouest, les Peaux-Rouges, en esprit de pénitence ou pour se rendre favorable le Grand-Esprit, lui font très-fréquemment des sucrilices, qui consistent dans la section d’une ou de plusieurs phalanges des doigts, dans l’oblation d’un cheval, d’un chien favori, de morceaux d’étoffe, de viandes exquises, de fruits de la terre, d'armes, de peaux les plus précieuses, et surtout celle du buffle blane. Les peaux et les étoffes offertes au Grand-Esprit sont suspendues en haut d’une perche placée dedans ou dehors la loge de médecine; les armes sont enterrées ou jetées à l’eau : les animaux sacrifiés sont tués et mangés ou enterrés; il arrive pourtant que les chevaux, au lieu d’être tués, sont tout simplement mis en liberté. Celui qui sacrifie ainsi son cheval avertit les guerriers de sa tribu, qui viennent en procession et dans leurs plus beaux costumes l'accompagner jusqu'au milieu d'une grande prairie. Là le

cheval est dépouillé cérémonieusement de sa selle, de sa bride et de tous ses ornements, puis il est lâché par son propriétaire, qui ne peut plus le reprendre, l'animal appartenant désormais au Grand-Esprit,

Au premier coup de tonnerre qui se fait entendre dans le commencement de l’année, les Indiens lui offrent des sacrifices : les uns brülent du tabac, d’autres de la viande de buffle, et les plus craintifs ou les plus religieux se coupent des phalanges des doigts et se font des incisions dans les parties charnues de leur corps. Le tonnerre étant pour la majorité des Indiens la voix du Grand-Esprit, qui parfois abat les arbres, tue les hommes et les chevaux, ils en ont une grande frayeur et lui font des sacrifices pour en être épargnés. Les Dacotas prétendent que le tonnerre est un grand oiseau, et que les bruits sourds que l’on entend dans l'espace pendant les orages sont causés par un nombre immense de jeunes oiseaux qui répètent le coup frappé par le grand oiseau. Ce sont ces Jeunes étourdis qui, n’écoutant jamais les bons conseils, font du mal: le vieux tonnerre est bon et ne tue jamais personne.

Les Pawnies font des sacrifices à un sac de médecine ayant la forme d'un oiseau et qui, d'après la tradition, fut envoyé à leurs ancêtres par l'étoile du matin comme son représentant, avec ordre de l’invoquer dans toutes les occasions importantes, et de le montrer dans les cérémonies religieuses publiques. Avant les invocations ordinaires qui précèdent ces sortes de cérémonies dans toutes les tribus indiennes, les Pawnies remplissent un calumet avec les plantes aromatiques et sacrées contenues dans l'oiseau mystérieux et dirigent la fumée vers l'étoile. Dans leurs prières et leurs chants ils célèbrent le pouvoir de l'oiseau ; ils implorent son secours et ses faveurs avant de partir pour la guerre, la chasse, pour faire descendre en hiver les buffles dans leurs prairies et pour apaiser le Grand-Esprit.

Le Pawnies, que des auteurs érudits font provenir des anciens Mexicains, offraient des sacrifices humains; mais nous croyons que cette coutume barbare est actuellement abolie. Autrefois ces sacrifices se faisaient plus particulièrement au mois d’avril, c’est-à-dire à l’époque des semailles, afin d'obtenir du Grand-Esprit d’abondantes récoltes. Avant l'exécution on procédait à des danses religieuses accompagnées d’un repas mystique dans la cabane sacrée, puis on coupait en cérémonie un arbre qui devait servir à former le bûcher sur lequel devait périr la

che con gui effe retl ave riq

de et de ne peut prit.

‘ommen s brülent L les plus incisions ir la mas arbres, t lui font ae le tonend dans nense de . Ce sont t du mal;

la forme êtres par ‘invoquer les céréqui prénnes, les et sacrées s l'étoile.

l'oiseau ; guerre, la prairies et

ens Mexique cette es se faipoque des es. Avant nées d'un monie un

périr la

D EVE St a

victime, Tous ces préparatifs, trop longs pour être détaillés, duraient quatre jours. Le cinquième jour on se rendait en procession à l'endroit préparé par les jeunes filles où devait s’accomplir le sacrifice. Alors la victime, peinte en rouge et en noir, était attachée à trois poteaux placés au-dessus du bûcher; on lui brülait le sein et on la percait de flèches, puis on lui traversait le cœur, qu’on arrachait de la poitrine et qu'on dévorait tout saignant; enfin, on terminrait cet acte d'une horrible barbarie, soit en mettant le feu au bûcher, soit en mangeant la victime, dont le sang servait à ar:oser les semailles.

Les sauvages ne bâtissent pas de temple à leurs divinités, quoique la plupart des tribus non nomades aient une cabane appelée loge de la médecine, qui en tient lieu. Dans leurs sacrifices et leurs rites sacrés, ils n'emploient jamais le feu dont ils se servent pour leurs besoins ordinaires et journaliers, mais ils allument à cette occasion un feu sacré, qu’ils tirent du silex par la percussion, ou du bois par la friction. Les Natchez du Nouveau-Mexique et d’autres tribus méridionales ne laissent Jamais éteindre le feu sacré, qui était allumé par un de leurs législateurs à une époque immémoriale. Maintenant cet antique usage est tombé en désuétude depuis que ces populations ont perdu leur nationalité. Nous avons vu comment le feu sacré allumé par Montézuma s'était conservé pendant des siècles à Pécos jusqu’à nos jours. Le Grand-Soleil qui donna des lois aux Natchez leur donna également du feu sacré, qu'il lit descendre de l'astre du jour, et qui devait être éternellement entretenu au moyen du bois de noyer, dépouillé de son écorce. Ce feu brülait nuit et jour dûns deux temples, auxquels étaient attachés huit hommes choisis parmi le peuple pour l’entretenir sous peine de mort. Le divin législateur avait prédit aux Natchez les plus affreuses calamités si ce feu venait à s'éteindre dans les deux temples à la fois.

Des auteurs de mérite ont voulu voir dans l'institution du feu sacré chez les Indiens une preuve de leur origine asiatique ; sans nous associer complétement à leur idée, nous croyons pouvoir tirer de ce fait un argument en faveur de la marche des grandes émigrations anciennes. En effet, dans toutes les tribus du sud de l'Amérique septentrionale nous retrouvons des coutumes et des croyances ayant beaucoup d’analogie avec les usages et les rites religieux des Mexicains. On dirait que l'Amérique centrale a été le berceau du genre humain dans le nouveau monde,

581 VOYAGE PITTORESQUE ou du moins qu'elle fut le point de départ de la civilisation dans le nouvel hémisphère. Nous avons déjà touché ce suict en periant de la culture du maïs, dont l'origine est tropicale, et qui s’est répandu sur tout le continent, jusqu'aux régions les plus froides ; mais un feit nor: moins significatif et dont on peut tirer les mêmes conclusions est celui de l’uniformité des principaux dogmes et des rites religieux que l’on rencontre depuis le Mexique jusqu’au centre des États-Unis. On pourrait en quelque sorte par ce moyen suivre les traces de ces émigrations gigantesques qui, semblables au cours majestueux d’un fleuve immense, descendaient du plateau de l'Anahuac dans les prairies baignées par le Mississipi et ses affluents. Les tribus venues directement du nord au sud diffèrent des populations émigrées dans une direction contraire, non-seulement dans leur type individuel, dans leur organisation sociale etleur civilisation relative, mais encore dans leurreligion. Toutes peuvent avoir un caractère oriental ou européen, plus ou moins évident; mais toutes ne l'ont pas au même degré. Ainsi, pour ne parler que des différences religieuses qui existent entre les tribus venues directement du nord et celles qui ne se sont établies dans les régions limitrophes du Texas et de la Louisiane qu'après s’être pour ainsi dire naturalisées dans le Mexique ou l'Amérique centrale, novs ne trouvons pas dans les premières le culte des sources et des fontaines, si familier surtout chez les tribus à moitié civilisées du Nouveau-Mexique, et sur lequel nous ajouterons quelques détails à ce que nous avons déjà dit dans nos descriptions,.

On sait que le culte rendu aux puits et aux sources est d'origine orientale et qu’il remonte à la plus haute antiquité. Non-seulement les sectateurs de Baal, comme les Scythes et leurs descendants, professaient une vénération religieuse pour les sources et les puits, mais on retrouve également ce culte parmi les Hindous, les Chinois, les Manus, les mahométans, etc. Dans le dixième siècle on vit nn schisme s’élever au sein des Arméniens, dont quelques-uns étaient accusés de mépriser « le puits sacré de Vagarscriebat. » En Angleterre, sous les règnes de Canut et d'Edgard, on lança des édits contre ceux qui vénéraient les « puits saints. » Dans le siècle dernier, et même de nos jours, on fait encore en Irlande et en Écosse de nombreux pèlerinages aux « puits saints, » qui sont disséminés en quantité sur toute la surface des trois royaumes unis, Ces

dans le ant de la ndu sur

jet nor:

est celui que l’on n pourigrations mmense, es par le nord au ontraire, )n sociale s peuvent ut; mais des difféement du ophes du sées dans dans les tout chez uel nous

nos des-

d'origine ement les ofessaient à retrouve es maho-

sein des uits sacré t et d'Edsaints. »

n {Irlande sont disunis. Ces

Page 1