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objets d'une vénération profondément enracinée chez les populations celtiques sont ordinairement situés dans des endroits pittoresques, sur le flanc des montagnes ombragées de sapins et de chènes séculaires, au milieu des rochers recouverts de bruyères, dans des solitudes sombres ou mystérieuses, où la brise et de minces filets d’eau murmurent sans cesse, où la voix de l’homme trouve un écho fidèle et toujours prêt à faire retentir la natuie des chants et des cantiques inspirés par la piété des peuples.
C'est un fait d'une grande importance de savoir répandu dans le nouveau monde un culte aussi ancien et aussi général que celui des sources et des puits. Lors même que l’on n’admettrait pas une commune origine de cette pratique religieuse, il est du moins irès-curieux et d’un haut intérêt de voir que des peuplades indiennes, mues par le même principe de gratitude que les peuples orientaux de l'Afrique et de l'Asie, expriment ainsi leur reconnaissance à l'Éternel pour les bienfaits que l'eau leur procure. Leur intelligence peu développée leur fit croire qu'il y avait des esprits qui présidaient aux fontaines et aux sources, que ces esprits invisibles planaient autour d'elles, et recevaient avec plaisir les offrandes que les hommes leur faisaient pour les remercier et se les rendre prenices. Les Zuñis surtout ne faisant pas usage de l'irrigation artilicielle pour arroser les champs, leurs récoltes dépendent entièrement de la pluie; aussi croient-ils que s'ils négligeaient leurs offrandes annuelles à l'esprit des sources, leurs récoltes seraient détruites par les sécheresses. IL est hors de doute que si les populations du Pérou, de l'Amérique centrale, du Mexique et du Nouveau-Mexique n'avaient pas eu leur destinée changée par la conquête espagnole, les fontaines auraient pris chez eux le rang mythologique qu'elles occupaient en Égypte, en Grèce et à Rome.
Ici nous terminerons notre esquisse sur les religions des Indiens et les rapports qui existent entre les institutions religieuses des nombreux peuples qui couvrent ce vaste hémisphère. En concluant, nous ajouterons que, chez tous, les lois morales et divines ont une sanction au delà de la vie présente. Les bonnes actions doivent être récompensées par un bonheur éternel, et les mauvaises actions par des misères sans fin.
Le ciel est pour les Peaux-Rouges un beau pays de chasse, situé vers