‹ Voyage pittoresque dans les grands déserts du Nouveau-Monde [microforme]Chapitre 13 sur 137 · CE STE · texte numérisé non relu

CE STE

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DANS LES DÉSERTS DU NOUVEAU MONDE, Hu

pologiques cette vérité de l'uni'‘ de l'espèce humaine, qui se dégage aujourd'hui comme vérité scientifique d'un débat où la contradiction ne lui a pas été épargnée, Aux cosmogonies de l'antiquité paienne la Bible oppose sa cosmogonie monothéiste, si simple, si sobre de détails, en si parfait accord, par la notion d'harmonie et de progrès qui la résume, avec les résultats généraux les plus incontestables des sciences naturelles,

Nous résumons tout ce que nous avons dit dans les chapitres précédents. en rappelant que le type physique et général des Indiens de l'Amérique septentrionale ressemble davantage par sa couleur, la forme du crâne et d'autres caractères anatomiques aux Asiatiques orientaux qu'à toute autre nation du globe. Ces Indiens appartiennent comme nous à la grande famille humaine créée par Dieu dans l'Éden. Malgré les détails que nous avons donnés sur les émigrations primitives des anciens peuples, nous ignorons l'époque précise de ce premier mouvement de familles ou de peuples d'un monde à l’autre. La grande route que les émigrés ont suivie en grande partie est celle qui unit l'Asie à l'Amérique, non-seulement au détroit de B'ring, mais bien mieux encore au moyen de deux chaînes d'îles, savoir : les Kouriles qui vont du Japon au Kamtchatka, et les Aléontiennes qui réunissent le Kamtchatka à la péninsule d’Alasca dans l'Amérique russe vers le 55° degré de latitude nord. Ces communications sont bien plus faciles que celles qui existent entre les colonies malaises et les îles intertropicales de l'océan Pacifique, et pourtant il est certain que les îles de Sandwich et d'Otahiti ont été peuplées par des Malais venus en pirogue de leurs colonies. D’autres émigrés sont venus de l’est par le nord de l'Europe, l'Irlande, l'Islande et le Groënland; d’autres enfin sont àrrivés dans l'Amérique centrale poussés par les vents alizés et les grands courants sous-marins. Lorsque toutes ces populations se furent multipliées au point de ne pouvoir plus trouver dans les productions naturelles du pays une nourriture suffisante pour une grande agglomération d'hommes, elles se sont éparpillées sur la surface du continent américain, jusqu’à leur arrivée dans des régions où le climat et les ressources naturelles leur promettaient un développement considérable et des conditions de bien-être. Voilà pourquoi le Mexique, le Pérou et la vallée du Mississipi ont été les endroits les plus peuplés du nouveau monde. Les

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diverses communautés qui résultèrent de ces séparations prirent un

genre de vie différent les unes des autres selon la qualité du sol, la fi contiguration et le elimat du pays. Les unes vivaient du produit de la | chasse, d'autres élevaient des animaux, et d'autres enfin se livraient à

l'agriculture, Ces différences et ces localisations agirent considérable-

ment sur la constitution physique et la coloration de la peau des indi- À vidus,

ILest à regretter que la philologie indienne n'ait encore amené aucun résultat sérieux sur l'origine des Indiens, Cependant les tables comparatives des langues indiennes et asiatiques dressées par le père Santini et MM. Burton et Abernethy ont une valeur qu'il faut constater, ainsi que le calendrier des Aztèques, des Kalmouks et des Tartares, dont les mois sont désignés sous des noms d'animaux à peu près semblables. M, de Humboldt montre l'analogie qui existe entre le calendrier mexicain et te, celui des peuples d'origine tartare dans le tableau suivant,

ZODIAQUE DES TARTARES MANTCHOUX., ZODIAQUE DES MEXICAINS,. AE Pars, Tigre. Ocelotl, Tigre.

Faoulai, Lièvre, Tochli, Lapin, lièvre, ne Mogai, Serpent. Cohuatl, Serpent,

, } | Petehi, Singe. Ozomatli, Singe.

il } Nokai, Chien, Itrzumtli, Chien.

l' A: Tukia, Oiseau, poule. Quauhtli, Oiseau, aigle.

Les signes du zodiaque tartare, retrouvés dans le calendrier mexi- ( cain, remarque M. de Humboldt, suffisent pour prouver que les peuples À des deux continents ont puisé dans une source commune leurs idées astrologiques. Si l'on consulte, dit le père de Sonet, les ouvrages entrepris au commencement de la conquête par des auteurs espagnols ou in- à diens, qui ignoraient jusqu’à l’existence d'un zodiaque tartare, on verra

qu'au Mexique, depuis le septième siècle de notre tre, les jours s’appe- 4 laient tigre, chien, singe, lièvre ou lapin, comme dans toute l'Asie i orientale ; les années portaient encore le même nom en thibétain, en $ tartare mantchoux, en mongol, en kalmouk, en chinois, en japonais, Ÿ en courlan, dans les langues du Tonkin et de la Cochinchine... Mais les i

zodiaques tartares et mexicains ne renferment pas seulement des animaux

propres aux climats que ces peuples habitent aujourd'hui, on y trouve 4 aussi des tigres et des singes. Or ces deux animaux sont inconnus sur

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