‹ Voyage pittoresque dans les grands déserts du Nouveau-Monde [microforme]Chapitre 133 sur 137 · CHAPITRE AVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE AVI

Do La elvilisation indienne sous Le point de vue amdileain ol sous le point de vue voligious,

Mauvais ayalômes employée, Dos imiseionnaires vivilisntoure Conmmorco d'objots de lue, Anvedote, Avenir dos Indione, Vonte dos lorros, Conduite du pouvornement américain envers les grandes tribune nurirolos, Histoire de la spoliation dos Creoke et dos Choerokive, Lraité de Schomerhern, l'éotostation dose Chorokive,

Discours du Serpent tacheté, Valour des torrtioires inillone, Dininution rapide de la race Indionne, — Épidémios, = Disparition du gibier, Constdérations sur l'a vonir des Indiene, Hogrots dos chofse eur l'anéantissoment de lour race, => Eatinetion

prochaine des nationalités indionnee,

Nous allons terminer cet ouvrage par quelques refletions sur la civilisation et la disparition soi-disant prochaine des Indiens de F'Amé rique du Nord, Roanconp d'écrivains ont dejà traité savamment ce sujet, mais pou l'ont développe d'une mameére complètes car ilest difficile et nécesaite une profonde connaissance du caracttre et des institutions des sauvages, ainsi que de leur position sociale en présence d'une race active, entreprenante, qui cherche moins à cihiser qu'à conquénr, et qu consolide ses conquêtes, non par la civilisation des peuples conquis, mais par leur destruction, Nous bornant toujours au simple exposé des faits, nous ne nous oceuperons nullement de la moralité d'un tel syatème et de ses conséquences funestes pour ceux qui en sont lea vie times, Néanmoins, nous ne pouvons pas nous empleher de considérer cette question sous le point de vue humanitaire et de montrer les réaul lats qu'on aurait pu obtenir en agissant autrement,

En général, les Américains considèrent la civilisation, non comme un bienfait qui devrait policer les Indiens, préserver leurs qualités naturelles, développer les éléments de bien-être qu'ils possèdent, réformer les vices et les défauts de leur état, et modifier leurs inelinations et leur caractère, mais bien comme un moven destructeur

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qui doit heureusement délivrer des pays riches et fertiles d'une population indépendante, jalouse, cruelle, inutile, embarrassante et dégradée. La religion, dont la sollicitude s'étend sur tous les peuples de la terre, a démontré que ce que la philanthropie humaine ne voulait pas où ne pouvait pas, à cause de son Impuissance, lui était parfaite ment possible, et que la civilisation des Indiens serait pour elle un problème facile à résoudre et une œuvre réellement salutaire pour l'humanité comme pour les tntérôts généraux des nations, Des mission naires, sans autre secours que leur foi, leur zèle et leur amour pour toutes les Ames rachetées par le sang divin qui a coulé sur le Golgotha, se sont présentés, un crueifix à li main, dans ces vastes solitudes du nouveau monde, et loin de vouloir antantir le sauvage et de détruire son caractère originel, ils l'ont élevé à la hauteur du chrétien et de l'homme régénéré par une religion éminemment civilisatrice ; ils ont conservé les coutumes et les costumes imposés par li nécessité, le climat et les habitudes; aux industries barbares des déserts ils ont. joint les industries européennes utiles où nécessaires dans ces régions où les besoins de la vio sont si restreintss ils ont adouei les mœurs à un tel point, que les guerres sont devenues excessivement rares dans certains territoires où l'influence des missionnaires n'est point paralysée par les conseils et les instigations des blancs, De sorte que la civilisation, en se christianisant ainsi, n'est plus pour ces peuplades infortunées une œuvre de destruction et de démoralisation, mais de bonheur et de progrès.

Le gouvernement des États-Unis aura beau chercher, soit dans un but politique, soit par un sentiment louable de philanthropie, les moyens de civiliser les Indiens, de prolonger ou de rendre paisible la dernière période de leur existence comme nation, il échouera toujours, tant qu'il ne portera pas des lois sévères contre les marchands qui leur vendent des armes pour s'entre-détruire et des liqueurs alcooliques pour les abrutir, On a essayé d'inspirer le goût de l'agriculture aux tribus de Fintérieur de l'Union américaine transplantées sur les frontières de l'Arkansas et du Missouri; mais ces tentatives n'ont réussi qu'imparfaitement, car les trappeurs et les marchands demandent constamment des fourrures aux Indiens, et ceux-ci, joyeux de revenir à leursanciennes habitudes, reprenuent volontiers la vie nomade et aventureuse pour chasser les animaux,

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