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vince du même nom, à peu de distance de Culinean, Le nom de Petatlun lui eat venu de ce que les maisons étaient construites avec des nattes de one appelées pétates, Les habitants, semblables aux Tahus par les murs, avaient leurs villages situés sur le bord des rivières et sur les montagnes, Sur toute sa route le P. Marcos rencontra des populations qui l'accueillaient avec plaisir et lui donnaient des vivres, des fleurs et d'autres présents, Le premier désert qu'il vit ensuite et dont il pure dans la relation de son voyage, envoyée à l'empereur Charles-Quint, est sans doute celui qui se trouve entre le Nio-Yaqui et le Rio-Sonora, Le pays est, en effet, très-aride et dépourvu d'eau sur une étendue d'environ cent quarante-cinq kilomètres.
Les Indiens qui habitaient au delà de ce désert occupaient la vallée de la Sonora, que Cabeza de Vaca avait nommée Terra de los Corazones, pays des Cœurs, parce qu'à son passage on lui avait offert beaucoup de cœurs d'animaux. Les naturels de ce pays étaient nombreux et intelligents; les femmes portaient des jupons en peau de cerf tannée, Tous les matins les caciques montaient sur de petites éminences, et pendant plus d'une heure ils indiquaient à haute voix ce que chacun devait faire pendant la journée, Dans leurs cérémonies ils plantaient autour des temples des flèches, comme le pratiquent encore quelquefois les Zuñis auprès de leurs autels et des tombeuux. Aux confins de ce désert, le P, Marcos lrouva d'autres Indiens qui furent très-surpris de le voir, car ils n'avaient aucune notion des chrétiens, Quelques-uns cherchaient à toucher ses vêtements et l'appelaient soyota, c'est-à-dire homme descendu du ciel, Ces Indiens lui dirent que, s'il continuait sa route, il'entrerait bientôt dans une plaine fort étendue remplie de grandes villes habitées par des gens habillés d'étoffes de coton, portant des anneaux et des boucles d'oreilles en or, et faisant usage de petites pelles de même métal pour racler la sueur de leur corps.
Quoique les renseignements fournis par le P. Marcos soient assez vagues et qu'on ne puisse guère préciser l'itinéraire de son voyage ni constater les positions géographiques des pays qu'il a parcourus, il est probable que la plaine dont il est fait ici mention est celle du Aio de las Casas Grandes, située à deux cents kilomètres à l’est de Rio-Sonora, laquelle est actuellement recouverte de ruines imposantes, qui rappellent de belles et populeuses cités. Au bout de quelques jours de marche, le
[EUL VOYAGE PITTORESQUE l', Marcos arriva à Vacapa, maintenant appelée Magdalena, située à cont soiauté kilomctres du golfe californien sur le Kio-San-Miguel, Les hubitants de cette ville furent sans doute les ancètres des Cocupas, aujourd'hui dispersés depuis l'embouchure du Rio-Colorado jusque dans ls déserts du Nord-Ouest,
Le P, Marcos séjourna quelques jours à Vacapa pour laisser reposer ses conpagnons de voyage; les Indiens leur donuérent généreusement tout ce dont ils avaient besoin, Les religieux, mécontents du nègre qui se conduisait mal avec les femmes du pays et ne pensait q "à s'enrichir, résolurent de le renvoyer; mais comme il savait bien se faire eutendre des populations de cette contrée, qu'il avait déjà parcourue, et que ces ludiens le counaissuient, le P, Marcos se décida à l'envoyer en avant, en lui vrdonnant de le tenir au courant des découvertes qu'il ferait, Quatre jours après Estevu expédia vers son supérieur un messager qui racontait des choses merveilleuses d'une grande ville appelée Cibola, connue aujourd'hui sous lé nom de Zuni, Le messager avait la figure, la poitrine et les bras peints, suivant l'habitude de sa tribu. Ces Indiens, appelés Pintados par les Espagnols, demeuraient sur les fioutières des sept villes formant le royaume de Cibola; leurs descendants, nommés actuellement Papagos et Pinus, resident encore dans le mème pays, qui s'étend depuis la vallée de Santa-Cruz jusqu'au Rio-Gila, Cibola, la première des sept villes et la capitale du royaume de ce nom, était située à trente journées de marche de Yacupa, Les Pintados allaient souvent à Gibola, où on les employait à travailler la terre, et on leur donnait eu payement des turquoises et des cuirs tannés,
Uu Indien raconta au P. Marcos que « Cibola était une grande cité très-populeuse, ayant des rues et des places en quantité; daus quelques quartiers, il y avait des maisons fort vastes, ayant dix étages; les chefs s'y réunissaient à certaines époques de l'année pour traiter des allaires publiques. Ces maisons avaient les portes et les façades ornées de turquuises, Les habitants avaient lu peau blanche comme les Espagnols, ils portaient de larges chemises de coton qui descendaient jusque sur les pieds. Ces vêtements étaient attachés au cou par un bouton, et serrés à la taille par une ceinture recouverte de turquoises très-fines ; par-dessus ces chemises, les uns portaient d'excellenis manteaux et d’autres des cuirs de vache très-bien travaillés, » Le même Indien ajouta : « Qu'il