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appartenir à une même espèce prouvée par une commune origine, ct, néanmoius, sans perdre leur caractère spécifique, différer considérablement : 4° quant à leur taille; 2 quant aux proportions des diverses parties du corps ; 3° quant aux formes qui résultent du développement relatif de quelque organe, comme le cerveau et le crâne; 4° quant aux poils ; 5° quant aux couleurs. Tous les caractères qui différencient les types, les plus divergents comme les moins éloignés, portent sur les formes de la tête, sur les traits du visage, sur les proportions des membres, à peine sur la stature; puis sur le caractère du système pileux et sur la coloration de la peau ; enfin sur le génie des peuples, leur état social et leurs mœurs.
Les formes de la tête varient d’une manière assez remarquable du type nègre au type caucasique, et de celui-ci au type mongol. En dépouillant les têtes de leurs parties molles, on mesure mieux l’ovale et les heureuses proportions de la tête européenne, l’aplatissement et l’élargissement de la tête mongole, l'allongement et le prognathisme de la tête nègre. Nous ne pouvons décider autrement la question du degré d’infériorité qu’on attribue surtout à celle-ci, et de son prétendu rapprochement des premières espèces animales. Mais les travaux récents de M. Cubi y Soler prouvent d’une manière précise la défectuosité du système de l'angle facial au moyen duquel on mesurait le développement du crâne, et l’on constatait une gradation plus ou moins nuancée des vertébrés ovipares à l'homme européen. Du reste, nous savons, d’après les expériences faites par le célèbre anatomiste Tiedmann, que la place réservée dans le crâne au cerveau d’une tête éthiopienne peut différer par la forme, mais que sa capacité est la même que celle d’une tête caucasique.
Les traits du visage offrent, on le sait, indépendamment de leurs innombrabies différences individuelles et nationales, des caractères plus généraux, qui se retrouvent à divers degrés et avec plus ou moins d’ensemble chez de nombreuses populations. Mais toutes ces physionomies se rattachent plus ou moins aux tempéraments individuels, et toutes leurs modifications rentrent encore dans les conditions des simples variétés.
Proportions relatives des diverses parties du corps. Les études anatomiques dernièrement faites sur les squelettes des races les plus dégradées et sur les quadrumanes qui se rapprochent le plus de l’homme ont
172 VOYAGE PITTORLES QT prouvé au monde savant les différences spécitiques qui exisiaient entre les uns et les autres, et qui n’existaient pas ‘ans les proportions des squelettes humains des diverses régions de notre globe,
Système pileux. Ce système, qui, chez l'homme, laisse plus ou moins à découvert une grande partie du corps, offre chez tous les peuples de la terre la même distribution. Or, cette distribution, qui varie d'espèce à espèce dans les mammifères, qui du moins présente des particularités constantes, ne sépare pas les types humains. Le système pieux diffère par son abondance ou sa rareté sur certaines parties, sur la face en particulier; il est tantôt fin, tantôt grossier, lisse, bouclé ou crépu et feutré comme une toison, et ces différences sont surtout très-remarquables pour la chevelure ; enfin, sa couleur varie, comme on le sait, considérablement. Parmi ces différences, il eu est qui ne comptent que peu ou point dans la caractéristique des races, parce qu'on les retrouve dans plusieurs de celles-ci; telle est la couleur, qui, dans toutes les grandes familles de l'humanité, est le plus souvent foncée ou même noire, et, dans presque toutes, présente quelques exceptions à cette règle. La disposition laineuse des cheveux est plus près de constituer un caractère, et trouve place dans le portrait physique du type éthiopien à côté du prognathisme. Toutefois, c’est encore par gradations nuancées qu'on passe de cette disposition de la chevelure aux cheveux droits, grossiers et plus ou moins roides d’autres peuples. |
Quand on compare sous le microscope ces deux sortes de cheveux, on ne reconnaît entre elles aucune des différences qui distinguent si bien chez les mammifères 4 jails véritablement laineux et susceptibles de former un feutre des poil: ordinaires. Le poil laineux se caractérise généralement par une structure particulière, d'où résultent à sa surface des aspérités plus ou moins prononcées et proportionnées à sa disposition à se feutrer. On remarque aussi qu'il augmente d'épaisseur de sa racine à sa pointe, ou du moins qu'il offre des inégalités dans sa longueur et qu'il ne va pas en s’atténuant. Les poils proprement dits sort, au contraire, plus ou moins lisses et plus épais à leur base qu'à leur extrémité libre. Or, bien qu’en trouve chez une même espèce de mammifères et des poils et de la laine, qu'on voie prédominer, selon les saisons et surtout selon les races, tantôt le poil ou la jarre, tantôt la laine, toutes les races humaines se ressemblent en ce que chez toutes le poil seul se développe et que Les
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DANS LES DÉSERTS DU NOUVEAU MONDE. 73 cheveux tortillés du nègre ont la méme structure que les cheveux longs et soyeux du noir Abyssin, de la blonde Scandinave ou que les cheveux roides et grossiers du Mongol. Les cheveux humains ne varient que sous le rapport de leur abondance, sous celui de leur longueur, sous celui de leur finesse et, enfin, par ia quantité de matière colorante qu'ils contiennent. À cet égard, on observe une gradation nuancée du châtain au noir foncé, et, parmi les cheveux noirs, ceux des nègres sont les plus chargés de cette matière. On a pensé que leur disposition à se rouler pourrait tenir à cette constance. Comme la même disposition se retrouve chez beaucoup d'individus de notre race, il serait facile de soumettre cette disposition à l'épreuve de quelques comparaisons; « mais je doute qu'elle se justifie, » dit M. Hollard !.
Couleur de. la peau et de l'iris. On sait combien varie, dans l'espèce humaine, la couleur de la peau. Le blanc plus ou moins mat ou rosé, le jaune-paille ou café au lait, l'olivâtre, le cuivré, le brun, le noir à divers degrés, en un mot, une série de teintes diüférentes, présentant des termes extrêmes, et entre ceux-ci des nuances plus nombreuses que la langue ne peut le dire; tel est l’un des traits les plus frappants de la diversité des peuples qui couvrent la surface du globe, et celui peut-être auquel on s’est le plus arrêté pour la distinction, la définition et, par suite, pour la nomenclature des principales races. On parle encore de la race noire, de la race blanche, comme si ces épithètes emportaient réellement avec elles toute une caractéristique et marquaient une limite précise entre les hommes d'un teint clair et ceux d’une couleur plus ou moins foncée. ‘! n'en est rien cependant; car l’homme le plus noir peut avoir les forms: de la tête, les traits principaux de l’homme blanc, et de grandes diii:rences existent sous ces derniers rapports entre des hommes de mèros couleur. Toutefois, cette remarque, sans rien perdre de son importance, ne doit pas voiler ce qu'il y a de relations véritables entre la couleur ei des caractères plus réellement typiques. Il est des types humains qui sont constamment teints de couleurs foncées, et les peuples prognathes sont de ce nombre, tandis qu'il n'en est qu'un qui parcourt toute l’échelle des nuances entre le blanc des Européens du Nord et le noir d'ébène. Ainsi, la teinte de la peau doit avoir sa place dans la caractéristique
! De la diversité des types humuins.
des grands types de variété par cela même qu’elle semble constante dans ses types. Mais s’élève-t-elle ici, comme on l’a dit, à la valeur d'un caractère spécifique ? Très-certainement non.
Les teintes plus ou moins foncées se montrent dès la naissance et résistent plus à l'influence d'un changement de climat chez certaines races que chez d’autres, Elles ne dépendent pas d’une organisation spéciale de la peau, comme on l'avait cru : une couche de celle-ci, ou plutôt la surface du derme, est chez tous les hommes, comme chez les animaux, le siége d’un dépôt de matière colorante; toute une différence d’une race à l’autre tient à la quantité de cette matière, qui, chez les noirs, est semée en granulations innombrables, indépendamment des cellules, qui en contiennent une partie. Notons enfin, ce qui est capital, que la couleur est toujours uniformément répandue dans tous les types du genre humain; que si les nuances changent, leur système de distribution est partout identique; qu'il n’y a jamais ici ce qu’on nomme des livrées; et que si quelque partie se distingue des autres par une nuance plus foncée, et qui s’éclaircit plus dans les métis, on retrouve la même différence, quoique moins prononcée, chez les races blanches.
« Ai-je besoin de rappeler un fait, dit encore M. Hollard, qui prouve combien l’uniformité des teintes est uu carac.ère général de toute l'hu-
manité ? Je veux parler de l'accord qui règne presque toujours entre la 4
couleur des cheveux, la nuance de la peau et celle de l'iris. Non-seule- lie
ment les races colorées ont toutes les cheveux noirs et l'iris plus ou Bt
moins foncé ; mais, parmi celles que nous appelons blanches, le teint et : "
la couleur des caeveux marchent constamment d'accord; non que les 4 "
cheveux bruns supposent toujours une peau teintée de même, mais la ‘ el
nuance avec laquelle ils s’hurmonisent n’est pas celle des blonds; ceux- Ps
ci ont, en outre, presque toujours les yeux bleus. Les exceptions à ces u
Di règies tiennent généralement à des mélanges, sauf peut-être une seule, À 3 \: celle que présertent les individus à cheveux grossiers et d’un roux ar- \ va |, dent, dans cette variété, qu'il ne faut pas confondre avec la variété 4 ik j blonde nuancée de roux, les cils et les sourcils sont bruns, l'iris partage l'a | cette couleur, et la peau offre une teinte blanche mêlée de taches de !
rousseur, Îl est remarquable qu’on signale dans toutes les races des individus qui présentent au moins une chevelure à nuances rougeñtres; ce
fait n'était rare ni chez les Grecs ni chez les Juifs, et on le retrouve chez M
constante dans valeur d'un ca-
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: retrouve chez
les peuplades du Caucase. Cette circonstance indique-t-elle, comme on l'a soupçonné, un retour à la couleur primitive ? Elle prouve au moins des tendances communes aux diverses races chez lesquelles elle a été observée. » ;
Plusieurs philosophes ont tranché la difficulté que présente le phénomène des différentes races humaines en proclamant résoläment que les hommes descendaient de plusieurs souches. Mais comme cette assertion nous paraît trop arbitraire, qu'elle est trop commode pour être admise sans examen, et que l’on peut expliquer tout naturellement le phénomène des types et des couleurs, nous allons maintenant parler des causes externes qui ont dù développer chez les sauvages de l'Amérique les caractères généraux qui en font des types distincts de celui des autres nations de la terre.
Le climat et l’état social des peuples sont les deux causes principales qui influencent le plus la coloration de l'épiderme et la configuration physiologique des corps humains. Les changements opérés par une cause morale ou physique ne prennent un caractère permanent qu'après des gradations longues et presque imperceptibles ; car la nature humaine est trop délicate pour supporter impunément un changement subit et violent. Ce n’est donc que par une succession de petites causes, agissant constamment et régulièrement sur une même espèce et dans un même lieu, que les modifications s’incorporent à chaque génération et les lèguent aux générations suivantes, jusqu’à ce que la nature ait complété son dernier degré d’acclimatation. Les métamorphoses graduelles des espèces ne sauraient être démontrées par l'observation de quelques siècles. L'exemple des faits contemporains ne peut être ici objecté; mais la possibilité de ces métamorphoses paraît être la conséquence forcée de ce qui s’est passé aux âges antérieurs. Et qu’on ne dise pas qu’on devrait, s’il en était ainsi, rencontrer dans les couches terrestres des animaux en voie de transformation ; car ces altérations n’ont pu être que fort lentes, et elles se sont produites chaque fois, non dans le cours de la vie de
l'animal ou de la plante, mais au moment même où ue nouvelle plante, un nouvel animal étaient engendrés.
Du pôle à l'équateur on observe une gradation de couleurs qui com-
1 Voir les exemples d'œufs pondus par les méduses, ete. (A. Maury, Revue des Deux Mondes.)
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16 VOYAGE PITTORESQUE mence par une complexion sanguine, devient ensuite rose et blanche, et finit par le noir en passant par le brun et le teint olivâtre. Si cette remarque souffre des exceptions, c'est que la mème distance du soleil n'indique pas dans les mêmes régions la même température ni le même climat. L'élévation des terres, le voisinage de la mer, la nature du sol, l'état de l'agriculture, le cours des vents et plusieurs autres circonstances changent la température de la même zone. Ainsi, il est reconnu que sur les grands continents, tels que l'Amérique et l'Afrique, la température des côtes occidentales est bien plus douce que celle des côtes erientales de la même latitude,
1 est bien moins naturel de s’imaginer que Dieu ait créé les hommes de diverses couleurs parce que ces couleurs sont mieux adaptées aux différentes zones du globe qu'ils devaient habiter, que de croire qu'il a do’ué à la nature humaine le pouvoir de se conformer et de s’acclimater à tous les pays de la terre. Sans cette faculté d’acclimatation que la nature humaine possède réellement, l'union entre deux peuples éloignés, la colonisation des contrées lointaines, les grandes émigrations, dont nous parlent l’histoire et les études scientifiques, sur toute la surface du globe, par des individus d’une même race, ne seraient plus possibles et la grande destinée sociale se réduirait à des limites trop étroites pour être dignes de son créateur. Nous savons, au contraire, que chaque siècle a vu de grands déplacements de populations, soit par la conquête, soit par le commerce, et nous voyons que ces populations ont non-seulement supporté leur changement, mais qu'elles se sont naturalisées avec le temps et ont prospéré aussi bien que dans leurs contrées respectives. Ne savons-nous pas qu'il existe une telle harmonie entre le climat et l’organisation des êtres animés, qu’en vertu d’une action inconnue l'individu acclimaté finit par acquérir des caractères et un instinct appropriés à sa nouvelle patrie?
Des auteurs modernes ont nié l’acclimatement de certaines races dans certains pays. Mais leurs objections ne nous ont point paru sérieuses; car elles se basent sur des données incomplètes, inexactes quelquefois, et qui, pour bien des raisons, n'ont pas la valeur qu’on leur prête. « Au
commencement de ce siècle, dit M. Aubert-Roche, les Anglais ont voulu
s'emparer de lile de Socotora; la mortalité les en a bien vite délogés. Demandez ce que leur coûte la possession d’Aden; encore n'est-ce qu'à
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l'embouchure de la mer Rouge, car ils n’oseraient pénétrer plus avant. Méhémet-Ali connaît tellement l'influence de ce climat sur la race blanche, qu'il a envoyé périr sur le littoral de l'Arabie toute la soldatesque indomptable des Arnaautes, dont il voulait se débarrasser : en dix ans, de 48,000, il en restait 400, »
« Les premiers établissements du Canada, ajoute M. Louis Fleury, remontent à 4523. Or, en 1717, la population européenne ne s'élevait pas au delà de 27,000 individus, et elle ne dépasse guère aujourd'hui 500,000 habitants'. L'Angleterre a dépensé plus d’un demi-milliard pour fonder un établissement européen à Siera-Leone, et cette colonie corupte un peu moins aujourd'hui de 100 habitants blancs, dont probablement 1 sur 20 à peine est né sur le sol africain ?. Les établissements européens des Indes occidentales remontent à la découverte même de l'Amérique; et, après trois siècles, la population blanche des Antilles ne compte pas même 300,000 individus, et parmi eux peut-être moins de 100 cultivateurs *.
« L'Algérie nous offre des exemples analogues. Les Carthaginois, premiers dominateurs, n'ont jamais songé à coloniser ; les Vandales ont à peine duré un demi-siècle et n’ont jamais cultivé, non plus que les Turcs et les Espagnols. La race romaine ne se trouve nulle part en Algérie, ialgré sept siècles d'occupation *.
« Ce n’est qu'en abandonnant la culture du sol aux indigènes ou à des hommes de même race, poursuit M. L. Fleury, cu restreignant l’occupation à quelques points élevés, en combinant l'altitude avec la latitude, que les colonisations sont possibles. C’est le nègre qui cultive le sol aux Antilles, à la Guyane, au Brésil, dans le sud des États-Unis, à Bourbon,
1 En admettant comme exacts les chiffres de M. Louis Fleury, nous lui ferons remarquer qu'un tel développement est assez considérable, Mais cela ne nous étonne pas, le Canada étant un des pays du monde le plus sain,
? Cen’est pas ia somme que le gouvernement anglais a dépensée qu'il fallait indiquer, mais bien le nombre d'émigrants qui sont allés dans cette colonie,
3 Ceci est vraiment trop fort. Si M. Louis Fleury s'était promené pendant une journée dans les environs de la Havane seulement, il aurait trouvé des preuves contraires à son asserlion, Aux Antilles, c'est la race indigène qui est à peu près disparue et a fait place aux populations de l'Europe et de l'Afrique qui l'ont remplacée,
# Lors même que les inexactitudes déjà citées dans nos notes précédentes ne nous donneraient pas le droit d'admettre avec réserve les assertions de l’auteur, nous lui ferons remarquer que les guerres doivent être prises en considération lorsqu'il s'agit de constater les progrès ou l'insuceès des colonisations d'un peuple.
à Maurice; c'est l'indigène à Java, aux Philippines, dans l'Inde '. En 1830, l'Inde anglaise comptait 100 millions d'habitants, parmi lesquels les Européens figuraient pour le chiffre de 2,016 *,
« Dans tous les pays compris entre les deux lignes isothermes de 18°, dit M. Boudin, la culture du sol ne devient possible à l'Européen que sur les points dont l'altitude annihile on quelque sorte la latitude géographique. Les Espagnols, décimés sur le littoral du Mexique, à la Vera- Cruz, à Acapulco, à Panama, ont été obligés de se réfugier a Mexico, à Potosi, à Santa-Fé de Bogota, à Quito, c'est-à-dire sur les points élevés de 2,300 à 4,000 mètres,
« Sept cents Français s'établissent au Mexique, cinq cent trente meurent en deux ans. Quelques années passées dans l'Indoustan, dit M. Périer, abrégent la vie de moitié; les hommes qui ont vécu cinq ou six ans à Mozambique y sont cités comme des exemples de lon-
gévité , »
La valeur de toutes les objections faites contre l'acclimatement étant
plus ou moins de la force de celles que nous venons de citer, nous ne poursuivrons pas plus loin notre examen, et nous dirons avee M. Jacquot : Si l'on promène les yeux sur la carte du monde, on trouve bien peu de pays qui soient encore peuplés par les purs descendants des autochthones ; partout, au contraire, on voit les races émigrer du Nord au Sud et s’y implanter. La Grèce couvre de colonies florissantes l'Italie et l'Asie Mineure. Les peuples de l'Asie septentrionale s’établissent dans tous les pays méridionaux de l'Europe et même en Afrique; les Visi-
1 La raison de ceci c'est que le travail des nègres et des indigènes est bien meilleur marché que celui des blancs. Le travail des blanes est plus intelligent et rapporte davantage, mais les bras manquent et les planteurs sont obligés de recourir aux nègres et aux indigènes, Au sud des États-Unis la mortalité des blanes est moins considérable, proportion gardée, que celle des noirs,
? L'auteur ne comptait sans doute que les employés de la Compagnie des Indes, fl a oublié de mettre le chiffre de l'armée anglaise, des marchands et des colons,
3 {n'y a qu'à consulter l'histoire de la longue domination espagaole dans ces régions pour prouver l'inexactitude de ces renseignements.
# Nous doutons d'autant plus de ve fait, que le Mexique jouit d’un des meilleurs climats du monde.
5 Si ceci était vrai le pays ne serait pas habitable pour des Européens, Nous avons connu des officiers anglais qui ont servi vicgl-cinq ans dans l'Hindoustan, et qui sont revenus en Europe avec une santé merveilleuse.
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