‹ Voyage pittoresque dans les grands déserts du Nouveau-Monde [microforme]Chapitre 8 sur 137 · SAT PEN · texte numérisé non relu

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voths et les Vandales occupent li Bétique (Andalousie), et de là passent en Afrique. Les philologues et les anthropologistes sont d'accord pour attribuer le peuplement primitif des deux Amériques aux mouvements des peuples de l'Asie septentrionale, ayant passé le détroit de Behring!, Les Espagnols et les Portugais se sont parfaitement acclimatés dans l'Amérique méridionale ?et l'on a exagéré l'influence de l'altitude, car les savanes, les eampas, les llanos, les pampas ne s'élèvent guère au delà de quarante ou soixante toises au-dessus du niveau de la mer, Les Européens jouissent d'une bonne santé et d'une longévité remarquable dans les parties chaudes et sèches de la Nouvelle-Espagne.

Les renseignements sont donc en faveur de l'acclimatement et justifient les paroles de M. de Humboldt : « L'homme a une merveilleuse flexibilité d'organisation qui se plie à tous les climats, » Pour juger sainement la question d’acclimatement, disent MM. Jacquot, Joley et Martin, il faut distinguer des conditions essentielles du pays les conditions accidentelles que l’on sépare très-bien par la pensée * et qu'il est possible d'annihiler, ou au moins de mitiger, par des sacrifices de temps, d'hommes et d'argent.

Après avoir parlé de la possibilité de l'acelimatement pour les races étrangères, nous devons examiner les influences du chimat sur les individus. Le premier principe colorant de la peau doit être attribué au soleil et à la chaleur. En effet, nous voyons, même dans nos climats méridionaux, la figure et les mains des personnes qui sont continuellement exposées aux ardeurs du soleil prendre une couleur olivâtre, Nous avons également remarqué dans le Midi que les hommes qui prennent du sable dans le lit desséché des rivières, et en Amérique les Allemands et les Irlandais qui font des briques en plein vent, n'ayant pour tout vêtement qu'un caleçon qui laisse à découvert le buste et les bras, ont cette

1 Quoique cet accord soit loin d’être parfait, il n'en est pas moins ,rai que c'est une opinion assez générale.

® Ceci est d’une exactitude irr''ragable.

8 Nous avouons, avec M, L. Fleury, que cette séparation par la pensée est fort commode; néanmoins elle n'est pas impossible dans la pratique. Quand les colons veulent cultiver un pays neuf, ils choisissent naturellement un terrain qui leur offre des conditions favorables de bien-être et de développement, et si par hasard il se trouve auprès d'eux des marais malsains, leur premier soin est de se garantis contre les influences paludéennes ou de les mitiger par des travaux d'assainissement on par une hygiène appropriée au pays.

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