‹ Voyage pittoresque dans les grands déserts du Nouveau-Monde [microforme]Chapitre 88 sur 137 · LA MOUCHE LUISANTE · texte numérisé non relu

LA MOUCHE LUISANTE

Mouche-de-feu, brillante petite chose,

Éclaire mon coucher, écoute ma chanson; Donne-moi ta lumière en voltigeant autour de moi, Afin que je me courbe gaiement et chantant, Donne-moi ta lumière quand tu voles sur l’herbe, Afin que je m’endorme heureux et content.

Viens, mouche-de-feu, viens, petite chose ;

A mon réveil je te donnerai un festin.

Viens, jolie lumière, qui vole quand je chante, Brillante petite fée, toi, la reine des nuits,

Viens quand je danse, tu seras ma compagne, Viens, je te payerai par une chanson.

1 Esprit secondaire,

Les Indiens, on le sait, ont placé le ciel, la terre, les forêts, l'eau, en un mot ‘oute la création, sous l'égide de quelque divinité particulivre, qui ies protége ou les anime; les animaux, la brise qui souffle, l'eau qui murmure, la foudre qui tonne deviennent, grâce à l'imagination poétique des sauvages, des êtres intelligents. ayant une influence sur les événements de la vie humaine et parlant le langage de la divinité, Nous illustrerons cette coutume par une chanson bien connue ct qui respire tout le parfum ofiginal des conceptions indiennes :

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