‹ Voyage pittoresque de Constantinople et des rives du BosphoreChapitre 2 sur 87 · PRÉFACE DES ÉDITEURS · texte numérisé non relu

PRÉFACE DES ÉDITEURS

Estampes; aux recherches laborieuses de M. Barbie du Bocage, qui a donné tous ses soins à la partie topographique; enfin à la coopération, aux conseils, et aux encouragements de feu M. le comte de Choiseul-Gouffier, ancien ambassadeur à Constantinople; de M. Le Chevalier, auteur d'un voyage dans la Troade et le Pont-Euxin; de M. Pouqueville, auteur d'un voyage dans la Morée, et depuis consul général à lanina; de M. Mathieu Deval , secrétaire-interprète et conseiller de l'ambassade françoise à Constantinople; de M. Pierre Deval, chargé d'affaires et consul général de France à Alger; de M. Kieffer, ancien secrétaire-interprète de l'ambassade françoise à la Cour Ottomane, et présentement secrétaire-interprète du Roi pour les langues orientales.

A cette réunion de lumières puisées aux meilleures sources , s'est joint le concours des graveurs les plus renommés, d'un typographe illustre, d'un fabricant de papier très habile^'^; et dans les moindres détails, comme dans les parties les plus importantes du Voyage pittoresque de Constantinople^ rien n'a été négligé pour mériter les suffrages de tous les amis des sciences , des lettres , et des beaux-arts. Puissent-ils se féliciter aujourd'hui de voir entièrement terminée une entreprise dont la grandeur sembloit excéder les forces de simples particuliers, et qui exigeoit, pour être conduite à sa fin, une persévérance, nous dirions presque un dévouement, que le sentiment du beau et le désir de contribuer à la gloire de son pays peuvent seuls inspirer !

Nous avons cru devoir placer en téte de l'ouvrage le portrait de Sélim III, parceque c'est sous son règne et par sa protection que M. Melling a pu exécuter son grand travail : ce prince a été d'ailleurs un des souverains turcs les plus éclairés et les plus chers aux nations européennes.

Le chiffre que l'on remarque sur le titre est celui de Sélim III : il renferme les mots, Selim Khan ibn Moustafa mouzaffer dàima; en françois: Sélim , Khan , fils de Moustafa, toujours victorieux. On voit que le chiffre impérial contient toujours le nom du Sultan régnant, et celui de son pere. Ce chiffre est placé en téte des ordres, diplômes, manifestes, déclarations, traités, et autres actes qui émanent de la Porte au nom du Grand-Seigneur : on le voit également gravé sur les monnoies. Il s'appelle en turc Thoughra, en arabe Tes^ki eX A'iamet, et en persan ISichân; il est presque toujours tracé en or. L'officier chargé de tracer ou de faire tracer ce chiffre au haut des actes, porte le titre de Nichândji.

Paris, le 25 août 1819.

(i) Le papier a été fabriqué exprès pour cet ouvrage, dont le titre se lit dans la pâte des feuilles du texte et des planches.

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