CHAI’. IV. -V POSITIONS DS 4 INTÉRIEUR
iyardara ; nous avons donc une nouvelle donnée pour placer ces Aquœ Neapvlitanœ à. leur véritable position.
■ fnleria, 31°55' — -36*00'-- Piou? n’ayons aucune, connaissance d’une viHe ancienne de ce nom , si ce n’est dans la géographie de Ptolémée; mais il existait dans Pile des peuples dits Paleniini, habitant fort probablement une contrée de l’intérieur, appelée Parte Palenza; enfin, dans ce mèmè endroit ,' on voit des restes de constructions
romaines,-, où l’on, trouve dès, monnaies et d’autres objets d’antiquités; -la tradition du pays y place une.aneienrte t'afenza. Il est fort probable que- Ptolémée ou ses copistes auront écrit t'alerta pour f'alqntia. Los ruines de l’ai en lia .se trouvent près du village actuel de Nuragus^ proviuce d’/.vj/t; celles- do / alerui nous. sont totalement inconnues. •** i \
Dans l’énumération des .petites îles environnant .la Sardaigne, Ptoléméo ne place f ile de l’^/rmara que la quatrième/, et passant successivement à celles* de San- Piètre* et de Sant-stntioco, pour terminer sa description par Pile de Tavolara ,, il indique clairement que celles de Phintonis , Ilva et Nymphœa , qu’il- met avant celle d'JIetvulis , ne peuvent être que les îles jde Captera, de la Madalma , çt .peut-être celle jdei Spargi?- Lé3 /déterminations de la longitude et de la latitude de ces trois îles , loin de venir à-notre aide, pour les placer cçnvenablemerit sur notre capte, ne font qu’apporter de la confusion; car si l’ordre dans lequel ce géographe les énumère annonce dans l’indication des longitudes une progression allant de l’est à Poucst, dans les latitudes cette progression va ‘ du sud aü nord ; aussi, après atoir tenté infructueusement de placer sur notre Pli 1 bis i fig. 1. les résultats des combinaisons infinies que nous offrent lès nombreuses
variantes des textes consultés, nous nous •sommes doter-
miné à ne faire aurnn cas de ces indications de longitude .
raletta.
I le» enviroq- * uanté*.
408 LIVRE H. OEÜXIKME l'ÉRIOWE. OROGRAPHIE.
et de latitude, relativement aux' trois des en qnejftion.- Nous nous bornerons à tenir compte de l’ordre dans lequel Ptolémqe en fait mention ; au reste, un passade de Pline nous ajde à placer dans le canal de Bohifaoio l’Ue Plan" tanis , qui sç trouve la première nommée par Ptolémée.
. Bxtja çjue in conspectu pelagus Africain nttinge.ns Sardinia minus octo mi/libus à Corsica extremis , etiam augustias eas arciantibus insulis' parvis ^œ.Cunicula^ riæ appcllantur ; item que Phintonis et Idssæu a quitus fret uni- 'ipsum Taphros nominatur. ( Pline , lib. ni., cap. 6.3 >
phinioni} Phifitonis-Insula . Cetlé îlcest fort probablement l’île de
Captera, qui est la plus orientale. v'
Hva I rutila. Ilva Jnsu/a. Ile délia Mailalcna.
tijmptiira in- Njmplcœa 1 u mi la. Si nous sommej tout-à-fait de l’avisdu
Père Angius pour ce qui regarde les deux îles précédentes, nous ne pouvons.adopter son opinion à l’égard de la JYy.m-j pheea, qu’il voudrait placer a VIsôla Bossa,, petit écueil près de Castel-Sardo : On envisageant- la,'place occupée par cette île dans l’énumération de celles que décrit Ptt>lémée, il paraît plus probable que les deux autres étant la Caprera et la 3/alalena, celle-ci doit être l’tle dei Spàrgi. Si cependant on veut tenir comp.te.de lu différence de 35 minutes qui existerait entre .la latitude dp cette île et cçlle à' Ilva, ou si, en d’autres termôs, qn suppose que la latitude de la Njmphœa est. moins fautive que celle , desdeux îles précédentes,' on n’a qu’à faire subir uno cor- • rection dans le premier chiffre de la latitude de la AVw- •. • phæa, c’est-à-dire corriger 39°30' en et conserver
la jongitude de 30, 45; on rapprochera ainsi la PTyiripJtœà Jnsula du JVj nlphtvus Portus; -et on pourra donner ce . nom à la petite.île dite Foradada, qui se trouve presque en face de l’entrée de la grotte de Porto-Çonte, dont nous avons fait mention ciidéssns, page .387.' . , * •
Digitizea by"Gc(Ogfe
. CHAP. IV. — POSITIONS IIB L1NTÉRJFIIU. 409
/Jcrcu/if Inuit a.- Cettfe J le ne- peut être (pie l’jlè de Htn-uiuinl’Asinara^ Pline dit positivement que près A\\. (ît>rdtfamim P/oruortforivm , il y avait deux îles nommées îles d’He.rcule. Une d’elles est, à ne pas -en .dodter'; celle de KA*inùra; l'autre doit être In suivante. ..
•. Uiabate Jnsula. Uelle île est fort probablement V Isola' PiabaulmuU. Piaaa d'aujourd'hui, séparée dte I île à'HerçuleeX du cap Gorditanum . par deux étroits , passages , qui' lui auront lait donner le nom de Diabato, dérivé do passer,
traverse*.,. , ... t ; , .’ ■'
• -AccipUrum ' In.mla , ou lliamcon. Cette île est trop /irapUrum bien indiquée pour qu’oit puisse méconnaître cq.eUe4’îie àn &an-Piçlro ; elle tirait s6n nom do la grande quantité de faucons qui s’.y trouvaient-, depuis que l’île u.été peuplée par. les habitants de Tqbaiva , une .partie de ces oiseaux q émigré et s'est réfugiée dans les deux îlots voisins dif'ln ’J'dro et la pacca , où nous avons découvert cette /espèce toul-à-fait nouvelle pour l'ornithologie, (1)
. PUunbea v t Môlibodes sont deux noms donnés à une Plumht* /,seule île , -oV pour mieux dire.à une presqu'île, celle de i>unf.-sJmioco. Pline, en parlant des îles qui environnent la Sardaigne, u.e fait mention que d’une seule dans- ces parages, et il l’appelle l.nùsis; ce qui a donné lieu. à plusieurs auteurs do croire que ce nom . ne pouvait a|>par- . tenir qu’Ji i’ilc de San-Pietro , seule île de cette • côte à la vérité, puisque celle de SanL~shiliavo ne saurait à la rigueur .ètr»- envisagée comme telle , étant uuic par un pont au continent île la Sardaigne. Quoi qu’il ch
(i) Voyez, dans notre première partie, pag. 174, Ce que nous avçqs dit. touebant telle nouvelle espèce de faucoç . pdur laquelle nous avons proposé le nom de Folio. FJeoriotœ p on en trouve encore dajis les parties occidentales. et mérulicmates (le L’île de San- Pielro ; -ainsi tjnc dahs les falaiscj escarpées d’autres Ijcüx de' la Mardaigne. -, »
«oit de ces opinions, nous pensons que le nom d’B'nos/» appartenait à cette dernière. ' . » . ~
Ficana int* i«. Ficaria Insnla. Les versions variant infiniment sur
les points de longitude eP de latitude de cëtteîle, nous serions très embarrassé pour lui assigner sa véritable place,
- si elle n’était pas mentionnée .par Pline, qui là mét prés
du Promontoire de Cagliari. Comme nous pensons que eet écrivain a entendu parler de l’île actuelle dei Cavoli, remarquable seulement par sa position à là pointe, extrême de la Sardaigne -méridionale vers l’ouest , tious croyons qu’il s’est glissé une erreur dans le texte de Pto-' témée, et qu’au lien des chiffres 37°$0' qu’il donne pour la latitude de Ficaria, H' faut lire 3G"20’ .nous sommes d’autant plus porté à croire que la Ficpria de Ptolémée et de Pline est la très petiteîlc en question , que l’on peut retrouver de cette manière hjs autres. îles que Pline place non loin de Ficaria; aussi croyons-nous reconnaître lés Belérides dans qn petit grbupO rl’îlots dont le pluscon- ■ . sidérable est la Serpentara. ôn peut également envisager les autre îles CoBodes et Heraslutra (1) de Pline comme l’île de Ckirra et celle d'Oghiastra , qui sont les seuls îlots Un peu marquants que l’on rencontre depuis , Serpentara jusqu’à Tavohtra. .
Hmur, i in. tieraUsa. La position géographique indiquée par Pto-
’ . lémée, relativement à' celles d’O/éùi et du Cap de l 'Oürs
qui sont des lieux certains , désigne assez’ clairement l’île de 7’neo/nm , immense bloc de roche calcaire qui ft’est habité qué par des chèvres.
Bmnrin. Au snd de Tavolara il existe une autre île -d’une , dimension remarquable , i et qui assurément, méritait
une place dans la description de Ptôlémée r . c’est l'actuelle île de .Malara, dans laquelle nous 'croyons rc-
(i) Scion d’autres \ avions Htrnlylm. x\.
CHAP. IV. — POSITIONS OB' JLIÎtTÉlUEÜR. 4fl
connaître la Rucciana, dont if est fait mention dans la viç de saint Ponton,- écrite par le pape Darjiasiits.
Une tradition constante tin pays désigne Cette île^de- Molara, dite par les'Sàrdès Salzai, comme le tien de l’exil do ce saint pontife; on \ trouve même les restes d’une église qui lui ftft dédiée dans là suite. Cluverius se donne une peine infinie pour placer cette île sur la cAte de la Sicile et pour en faire \&'Pmbantia de Ptolértiée. tandis que le texte de la Vie de. saint Pontien dit positivement dçportafi- ait ni in Sàrdiriiam , in irtsulam Baccianam Sevcro et Quintiano conmlibus ; in eqdem insula ajflictus, defunctus est: ,* XI J Kalend. decembris. Ce passagfr a paru très obscür À Cluverius qui lie concevait pas qu’une' île Buceina put se trouver dans une autre île (la Sardaigne)1, il est selon nous très clair, d’après la constante traditioti des tardes sur l’exil de saint Pontien dans leur Me de Molara. Le P. AngîUs, qui voit comme nous dans cette tle la Buccin a ■, ou Rucciana du pape Damase, croit cjüe ce nom provient de la coquille dite Buccmnm dont on tirait la pourpre ; il rappelle à co sujpt la teinture de pourpre qui, selon EsVch'ius, était* tirée de la Sardaigne; il passe ensuite à l’explication du passage, de \ arron , Cuba intapetibus sardianiü ) en faveur de la fabrication des tapis de prix dans la Sardaigne ; nous ne le suivrons pas dans ces questions qui sortent de notre sujet, et nous nous contenterons de revendiquer arec lui en faveur de l’îlc de AJolarn cni Salzai, l’honneur- d’avoir donné asile nu saint pontife, que" Cluverius fait exiler dans un îlot de la Sicile. v *. :