‹ Voyage SardaigneChapitre 13 sur 205 · Un autre au pied du village même · texte numérisé non relu

Un autre au pied du village même

9®. Un autre dans le même canton, dit Muriaglio. On n’y "voit pas la stèle, qni probablement a disparu; mais tout le reste du tombeau esf parfaitement recon- • naissablo.: il a conservé sOn hémicycle et sa foSse, Où l’on fil des fouilles qui produisirent la découverte cf’ossements humains et -d'armes en \hrdnzp, consistant en * épées, et bouts de dards et» de -flèches.

On trouve encore des tombeaux de celte espèce dans plusieurs autres parties de l’île ». Le P. Victor Angius-,dans la Biblioteca Sarda > cahier' A , page 1 80 , parle de celuFqu’on voit dans le te.rritoire'de Nulvi , près

(1) Le mot ijigtuiUïiu remplace dans celtç rcglon celui <|e Ijepèltura dessa GigarUe.

dii Norache-sitvu , et qui est connu dans io pays sous le nom de Sepoltura dessu Paladinu (Tombeau du Paladin.)Nous ne saurions au reste partager l’opinion de cet érudit, en ce qui regarde la destination de ces antiquités, puisque, refusant tout naturellement de les croire de$ tombeaux de géants, le P. Angius n’admet pas qu’ils aient pu même servir de sépulture à des personnages humains de taille ordinaire ; il les regarde comme des monuments religieux , et M. Valéry paraît suivre cette opinion : quant à nous , tout en écartant l'idée des géants, nous ne saurions nous empêcher de les envisager comme de véritables tombeaux. Nous demanderons d’abord quelle destination peut avoir eue un souterrain dont la largeur et la hauteur ne dépassent guère celles de 1 mètre? •

Supposons qu’un homme ait pu s'y introduire, pouvait-il y rester autrement qu’à plat-ventre ou sur son dos; pouvait-jl se retourner? Mais, au reste, par où aurait-il , pénétré, si ce n’est par cette étroite ouverture qui à peine donnerait accès à un petit enfant? Il nous est impossible d’admettre que, dans l’état d’intégrité de ces monuments, un homme ait pu s’y introduire d’une autre façon qu’en abaissant la stèle de face, au en perçant une ouverture sur le côté , ou sur le toit du petit souterrain , ce qui ne nous paraît pas admissible. Si la longueur de ce souterrain , qui atteint quelquefois de 5 à 10 mètres . est une des raisons alléguées comme devant écarter l’idée d’un tombeau, par cela même que cette longueur est triple de celle qui serait nécessaire à l’emplacement d’uri cadavre humain de taille ordinaire, nous croyons, d’un autre côté, que le peu de largeur et le peu de hauteur du même souterrain ; sont au contraire des motifs pour croire qu’il ne pouvait être destiné à autre chose.

La cavité circulaire de la pierre i (PI. LU , jig. 1 bis •et 3}, qui paraît destinée à recevoir la tête du mort ,

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